vendredi 17 juin 2011

"Prada and Prejudice" de Mandy Hubbard


Résumé : Callie est au lycée. Plutôt discrète, tendance geekette, elle a toujours envié les filles populaires et sûres d’elles (don’t we all ?...). Lors  d’un voyage outre-atlantique à Londres, elle souhaite en profiter pour se rapprocher des ses partenaires de vacances. Quand elle entend un groupe de filles discuter d’une sortie en club le soir, son sang ne fait qu’un tour : décidée à se joindre à elles, elle court s’acheter des vêtements tendance et surtout, une paire d’escarpins Prada pour les impressionner. Mais lorsqu’elle sort chaussée du magasin, patatra. Elle se casse la figure et sa tête heurte le trottoir. Lorsqu’elle se réveille, c’est au même endroit mais… au 19ème siècle.
Avis : On va croire que je fais une fixette sur l’Angleterre du 19ème… C’est pas faux ! Ce roman se lit d’une traite, l’anglais n’est pas compliqué du tout, le ton léger. Le titre fait bien évidemment référence à « Pride and Prejudice » de Jane Austen mais la ressemblance s’arrête là. Peut-être retrouve-t-on quelques réminiscences des dialogues Elizabeth Bennet – Fitzwilliam Darcy dans les échanges entre Callie et le Comte Alex… Car oui, Callie est non seulement propulsée dans le temps, mais elle atterrit sur la propriété d’un Comte (how convenient ! marrant, c’est toujours dans la bourgeoisie / noblesse que ça se passe…). Le décalage culturel donne lieu à de bonnes rigolades, mention spéciale à la tirade « There’s a guy called « Grace » ? ». Callie est attachante dans sa quête de reconnaissance et d’amitié. Je regrette juste que l’auteur utilise de façon évidente des ellipses temporelles pour sortir son héroïne de situations épineuses à décrire. Exemple : quelques soirs après son arrivée au château, un dîner est organisé. L’auteur décrit les invités comme étant curieux d’entendre parler Callie de l’Amérique du 19ème siècle. Sauf que si elle est nulle en histoire, cela risque de se transformer en grand moment de solitude car elle ne pourra pas répondre aux questions. Pas grave ! On la retrouve à la fin du dîner qui comme par miracle, s’est bien passé. Bon ok, je cherche la petite bête… Mais quand même, ça m’a agacée. Sinon, une lecture sympathique dans l’ensemble
Editions razor bill, 238 p., 2009
Traduit en français en 2011 dans la collection Wiz d'Albin Michel


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