lundi 17 octobre 2011

"Le pendentif de Jade" de Y.S. Lee



Résumé : Mary Quinn, 12 ans, s'apprête à être pendue pour vol. L'angleterre victorienne n'est pas une époque tendre avec les plus pauvres. Alors qu'elle est emmenée en cellule, elle est sauvée par une femme qui l'emmène à l'Institution pour jeunes filles Miss Scrimshaw. Il s'agit en quelque sorte d'un refuge pour jeunes filles égarées qui les remet sur le droit chemin et leur propose de reprendre une place dans la société. Mais cette institution cache en fait une autre activité, The Agency, une agence de renseignements / services secrets où seules des femmes sont admises. Car comme le dit si bien une de ses responsables, les femmes sont considérées comme des moins que rien donc personne ne fait attention à elles ce qui en fait de bonnes espionnes...
Après 5 ans passés à l'institution, Mary est recrutée pour sa première mission. Il s'agit simplement de se faire passer pour une dame de compagnie auprès de la fille d'un homme d'affaire douteux, Mr Thorold. Introduite dans la maison, Mary devra ouvrir l'oeil et guetter des colis en provenance d'Asie. Mais la jeune fille, en manque d'action, décide en dépis des ordres de prendre l'initiative de fouiller le bureau du suspect. Elle tombe par hasard sur un jeune homme en train de faire exactement la même chose. A contrecoeur, ils décident de s'aider dans leurs recherches.

Avis : Le Londres victorien est toujours aussi fascinant et ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est l'accent mis sur la place de la femme dans cette société. Les épouses sont considérées comme étant la propriété de leurs maris (!). En même temps, une femme n'a le droit de travailler en France sans l'accord de son mari que depuis les années 60s... Donc on n'a rien à dire... Mary est une héroïne "classique" de littérature pour ado, c'est-à-dire intelligente et futée, débrouillarde et belle sans le savoir. Ce devient un peu systématique et donc un peu lassant à force. Mais bon, l'histoire tient la route, avec un retournement de dernière minute et des personnages secondaires qui ne sont pas baclés, notamment Angelica, la fille Thorold. Mary découvre des traces de son passé par hasard, ce qui la bouleverse mais lui permet finalement de s'accepter. Je trouve que ces révélations tombent un peu trop comme un cheveux sur la soupe, comme si l'auteur voulait à tout prix nous éclairer sur son héroïne mais ne savait pas trop où caser tout ça. Ses dialogues avec le jeune et beau James Easton sont assez convenus dans le genre "je te desteste mais j'en pince pour toi" mais le côté romance ne prend pas le pas sur l'histoire policière et ne finit pas tout à fait comme on pourrait s'y attendre. Bref, une lecture divertissante, mais sans plus.
Le tome 2 des aventures de Mary à l'Agency est sorti début 2011. Je lirai la suite si le livre est disponible à la bibliothèque, sinon je m'en passerai !

Nathan, collection Grand Format, 376 p., 2010.

3 commentaires:

  1. Voilà un bout de temps que j'ai ce livre dans ma PAL, et il me semble bien que la suite aussi. On dirait que cette série vaut le coup, j'aime bien le victorien en général.

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  2. Je suis en train de lire le t2 qui est mieux je trouve. Par contre, l'intrigue patine un peu, toujours pas d'avancée alors que j'en suis au milieu. Tu me diras ce que tu as pensé de la scène avec Mary dans le refuge pour marins chinois...

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  3. Ton résumé me rappelle beaucoup la série Cherub. C'est la même histoire, avec un garçon, et de nos jours. Et ça marche très très très bien au CDI.

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