jeudi 15 décembre 2011

"La Maison de soie" d'Anthony Horowitz


Résumé : Londres, 1890. Le riche marchand d'art Edmund Castairs réalise que depuis son retour des Etats-Unis, il est suivi par un homme qu'il pensait mort. Il se tourne alors vers Sherlock Holmes pour l'aider. La présence du detective devient d'autant plus évidente que Castairs est victime d'un cambriolage. Mais alors que Sherlock Holmes et son comparse, le Docteur Watson, remontent la piste du voleur, ils mettent le pied dans un véritable panier de crabe. Petit à petit, ils découvrent qu'un véritable scandale risque d'éclabousser toute la société victorienne. Ils deviennent dès lors les hommes à abattre. Les cadavres se multiplient autour d'eux, tout comme ces étranges rubans de soie blanche.

Avis : Il s'agit pour moi d'un très bon roman policier, et je dirais même d'un très bon Sherlock Holmes. Anthony Horowitz, écrivain pour la jeunesse à qui l'on doit notamment la série des Alex Rider, a été mandaté par les ayants-droit de Sir Arthur Conan Doyle pour faire revivre le personnage du célèbre détective anglais. Sur la couverture du roman, on trouve le sceau "Conan Doyle estate LTD". L'idée de départ est que cette enquête, consignée par le Dr Watson, serait restée cachée pendant 100 ans pour éviter que le contenu, trop compromettant, soit révélé. Et ça marche très très bien !
On voit qu'Anthony Horowitz a essayé d'imiter le style de Conan Doyle et s'y laisserait presque prendre. L'histoire en elle-même est assez classique même si relativement alambiquée. Le thème n'est pas très réjouissant. Sans trop en dévoiler, on parle beaucoup de fumeries d'opium dans les bas-fonds londonniens. De nombreuses références aux précédentes aventures de nos deux enquêteurs parsèment l'ouvrage. On devine même l'ombre du professeur Moriarty et Lestrade n'est jamais bien loin. Je regrette juste un peu que beaucoup de choses reposent sur l'intuition et la déduction de Holmes. Impossible de deviner quoi que ce soit. Le pauvre Docteur Watson, qui pourtant a ici un rôle capital, a tendance à se rabaisser. Le détective est décrit sans fard, lorgnant en permanence vers ses piqûres de cocaïne.
L'édition que j'ai lue est une édition jeunesse et la sortie du livre a été faite simultanément chez Calmann-Levy, en édition adulte. Je m'interroge un peu sur la pertinence de tout ça... D'autant plus que la couverture n'a rien de "jeunesse".

J'ai lu ce roman dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Cryssilda et Titine.




Hachette jeunesse, 353 p., novembre 2011.

4 commentaires:

  1. ça me dit bien je l'ai déjà vu une fois et ce que tu en dis me laisse penser qu'il devrait me plaire. J'ai beaucoup aimé "le pacte des quatre" de Doyle mais je ne connais pas vraiment bien cet auteur pour l'instant.

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  2. @Lou : Je trouve qu'Anthony Horowitz a vraiment réussi son pari, faire revivre Holmes et Watson. Je ne me suis pas ennuyée du tout. J'attendrai de lire ton avis !

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  3. Nous on ne l'a pas retenu en secteur jeunesse en tous cas...

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  4. @Elo : Pour moi, il n'est pas spécialement jeunesse, le style est quand même exigeant et le thème très dur. Ils ont dû partir du principe qu'Anthony Horowitz allait attirer les ados... Business un jour...

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