lundi 2 janvier 2012

"Blameless" de Gail Carriger


Résumé : A NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS FINI LE TOME 2 !!!
Alexia Tarabotti, alias Lady Maccon, a été chassée manu militari du domicile conjugal par son loup-garou de mari suite à l'annonce de sa grossesse. En effet, il est scientifiquement impossible qu'un preternatural (sans-âme) et un supernatural puissent avoir un enfant ensemble. Sauf qu'évidemment, Alexia n'a pas commis d'indiscrétion... A peine après avoir réaménagé - non sans grincements de dents - dans sa famille, des coccinelles mécaniques attaquent notre héroïne qui résout donc à demander de l'aide à Mme Lefoux. Les deux femmes choisissent de fuir en direction de l'Italie afin d'en apprendre un peu plus sur la condition "délicate" d'Alexia auprès des Templiers, détenteurs d'un savoir immense sur les preternaturals. Après un voyage riche en rebondissements et autres courses poursuites, elles se retrouvent prisonnières de la confrérie des Templiers. Alexia ne va-t-elle pas simplement leur servir de cobaye ???

Avis : Il fallait bien que ça arrive, j'ai trouvé que ce tome était beaucoup moins intéressant que les deux premiers. Certes, il y a de l'action. Je dirais même qu'il y en a un peu trop. Le voyage jusqu'en Italie m'a paru un peu vite expédié, notamment en ce qui concerne Monsieur Trouvé. Je le trouve un peu baclé alors que visiblement, sa relation avec Mme Lefoux et l'Order of the Brass Octopus (OBO) semble riche. J'aimerais d'ailleurs en apprendre un peu plus sur l'OBO qui a des ramifications tentaculaires sur toute l'Europe. Quel est le but de cette organisation ? Comment sont recrutés les membres ?... On en est au 3ème tome et on n'est pas franchement plus avancés qu'à la fin du premier.
Le coup des Templiers est aussi un peu trop énorme à mon goût. La relique conservée dans du formol finit d'enfoncer le clou... C'était pourtant l'occasion de développer pour nous, pauvre lecteurs, la "mythologie" des preternaturals. Gail Carriger ne le fait que par petites touches, on sait notamment qu'un vampire a pu féconder une sans-âme par le passé. Pareil, on n'en apprend pas plus sur le père d'Alexia qui pourtant avait l'air d'être un personnage particulièrement gratiné.
Le fait que Lord Maccon et Alexia passent les 9/10ème du roman séparés joue aussi sur le ton et l'humour. On a à peine droit à leurs prises de becs pourtant bien drôles.
Les points positifs sont quand même l'humour qui reste omniprésent, notamment grâce au sens de la répartie d'Alexia. On découvre aussi un peu plus Floote, le valet d'Alexia, qui en peu de mot arrive à faire rire.
La relation qu'Alexia développe avec son enfant à naître est également très intéressante. Etant sans-âme, elle a du mal à exprimer ses sentiments et à s'attacher à cette petite chose qu'elle appelle constamment "the infant-inconvenience". Elle a d'autant plus de mal à s'attacher que tout le monde passe son temps à lui rappeler qu'il y a peu de chance qu'elle porte sa grossesse à terme. Sans compter sur le fait que son cher loup-garou l'a flanquée à la porte "par sa faute". Cet aspect-là est bien décrit et c'est assez intéressant de voir l'évolution psychologique d'Alexia.
Vivement le tome 4 qui je l'espère remettra tout ce petit monde dans le droit chemin.

Avec ce livre, je fais d'une pierre deux coups puisqu'il s'intègre à la fois dans le mois anglais et dans le défi streampunk.




Orbit, 374 p., 2010.

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