samedi 18 février 2012

"Les étranges soeurs Wilcox T1 : Les vampires de Londres" de Fabrice Colin



Résumé : Londres, 1888. Amber et Luna Wilcox se réveillent dans leur cercueil, visiblement enterrées vivantes. Comment les deux jeunes filles se sont-elles retrouvées là ? Pourquoi ne reste-t-il que des ruines de leur maison ? Et surtout, d'où leur vient cette faim incontrôlable qui les pousse à vouloir du sang ? A la recherche de la vérité, les deux adolescentes vont croiser la route de Sherlock Holmes, de Jack l'Eventreur et de la société des Invisibles qui va les prendre sous son aile.

Avis : Fabrice Colin est un habitué des romans jeunesse ("Projet Oxatan", "Bal de givre à New-York", "La saga des Mendelson"...). Le voilà qui s'est lancé sur le thème bien à la mode des vampires. "Les vampires de Londres" est le premier volet d'une saga qui en compte trois à ce jour. Dès le début du roman, nous faisons connaissance dans des circonstances pour le moins étranges avec les soeurs Wilcox, Amber et Luna, qui se dégagent tant bien que mal du cercueil qui les retient prisonnières. On comprend très vite que quelque chose ne tourne pas rond chez elles, notamment parce que leur force est surhumaine et qu'elles arrivent à voir une aura autour des gens. Le clou est enfoncé quand elles se précipent sur un rat pour boire son sang. Nous les accompagnons donc dans leur quête de vérité : comment en sont-elles arrivées là ? Où leur père et leur belle-mère ont-ils disparu ?
Elles croisent la route de "gentils", les Invisibles, qui sont en quelques sorte des vampires qui ont perdu leurs caractéristiques. Fabrice Colin introduit une nouvelle mythologie sur ces créatures de la nuit, avec deux familles qui se "côtoient", les Drakul, déscendants directs de Dracula, et les Nosferatu.
J'ai trouvé ça un peu compliqué de prime abord, notamment parce que beaucoup de personnages font leur apparition. J'ai aussi trouvé que l'auteur en faisait un peu trop car au lieu de s'arrêter aux vampires, il crée également tout un tas d'autres monstres (goûles, griffons et compagnie) sans que cela apporte quoi que ce soit à l'histoire. Ces créatures restent anecdotiques.
Mais ce qui m'a surtout gênée, c'est finalement le personnage d'Amber, l'aînée des Wilcox. Rien pour la rattraper, rien pour se raccrocher à elle :  elle passe juste pour une pimbêche qui n'en fait qu'à sa tête. Difficile de l'apprécier où de vibrer avec elle dans ses escapades nocturnes. Sa soeur Luna m'a paru plus intéressante parce que plus nuancée.
Heureusement, il n'y a pas que des points négatifs ! Il y a même de très bonnes trouvailles. Le personnage de Sherlock Holmes ne tombe pas du tout comme un cheveux sur la soupe et apporte vraiment quelque chose à l'histoire. Je suis d'ailleurs curieuse de savoir ce qu'il va advenir de Watson...
L'explication pour Jack l'Eventreur tient bien la route et je regrette juste qu'on n'ait pas vu plus de ce personnage mythique du Londres victorien. Ca aurait été l'occasion de quelques frissons supplémentaires.
Ce livre a aussi le mérite de ce lire très vite grace à une écriture fluide.
Je ne suis pas sûre de me précipiter sur la suite mais à l'occasion d'une escapade à la BM, pourquoi pas...

Gallimard jeunesse, 283 p., 2009.

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