lundi 9 avril 2012

"North and South", mini série from the UK


Résumé : D'après le roman éponyme d'Elizabeth Gaskell. Margaret Hale coule des jours heureux avec ses parents dans la campagne du sud de l'Angleterre. Mais son père, pasteur de profession, prend la décision de démissionner de son poste et entraîne sa famille avec lui à Milton, ville industrielle du nord du pays. L'acclimatation est très difficile pour Margaret. Tous lui paraît laid, sinistre et bruyant et elle éprouve des difficultés à se faire un nouveau réseau de connaissances. Son père, qui désormais donne des cours, a comme élève John Thornton, propriétaire d'une filature de coton. Margaret le déteste instantanément car il représente pour elle tout ce qu'elle rejette du Nord. La jeune femme s'intéresse de plus en plus aux conditions de travail des ouvriers, qui doivent se battre contre la pauvreté et la maladie. Alors qu'elle prend fait et cause pour ces travailleurs et que la révolte sociale gronde, elle doit faire face au trouble que provoque malgré tout chez elle l'arrogant Mr Thornton.

Avis : Je n'ai pas (encore) lu le roman sur lequel est basée cette série donc je ne peux pas dire si elle est fidèle ou pas. Cependant, après quelques recherches sur le net, il semblerait que les scénaristes aient pris le parti de se concentrer sur l'histoire d'amour entre Margaret et John. Vu les hordes de fans que John Thornton / Richard Armitage a créé (c.f. les inombrables sites dédiés à sa personne), je pense qu'ils ont eu raison. Visiblement, l'engouement a été aussi fort que celui déclenché par la performance de Colin Firth en Mr Dââââcy. Au-delà de toute considération esthétique sur l'acteur (je vous laisse pour ça fureter sur le net), Richard Armitage incarne à la perfection le personnage de John Thornton. Torturé mais fier, homme d'affaire mais profondément humain, il est en conflit permanent entre sa vision capitaliste du métier et sa morale. Bien évidemment, Margaret Hale va être le grain de sable dans son rouage, le forçant à se remettre en question. Les deux acteurs interagissent très bien ensemble.
Les seconds rôles sont aussi très bien interprétés. Mention spéciale à Leslie Manville qui interprète un Nicholas Higgins extrêment convaincant et qu'on retrouve dans Downton Abbey. Pour une fois, les tenues n'ont pas l'air de sortir de chez la costumière, c'est-à-dire qu'on a vraiment l'impression qu'elles ont été portées à de nombreuses reprises. Les bas des robes traînent dans la boue et rien ne sent le neuf (en tout cas chez les ouvriers !). Je trouve que c'et le genre de détails qui rend un film crédible.
La ville de Milton joue aussi un rôle centrale dans l'histoire, avec ses rues mal éclairées, ses façades noires de suie et la fumée omniprésente. On a l'impression que le soleil ne pénètre jamais nulle part. Par opposition, les scènes qui se déroulent dans le Sud sont baignées de lumière.
La condition de vie des ouvriers est bien décrite, avec les longues heures de travail, les bouches à nourrir, les salaires de misère, la maladie, les habitations insalubres... en contraste avec le train de vie des patrons, tirés à 4 épingles et bien nourris. La difficulté d'adaptation est évidente pour Margaret, mais plus encore pour sa mère. Margaret finit par trouver ses marques (Mr Thornton n'y est pas pour rien...) et se lier d'amitié avec une famille d'ouvrier. L'histoire d'amour n'est pas un long fleuve tranquille, ces deux là ne partent pas gagnants !
Il s'agit pour moi d'un coup de coeur, à la fois parce qu'on est dans une fable sociale et parce que l'histoire d'amour n'étouffe pas tout. Je laisse passer quelques temps avant de me plonger dans le roman.
Je possède la version anglaise du DVD et je ne peux que vous la recommander. L'anglais est un vrai régal pour les oreilles et la voix de notre ami John ne gache rien du tout. La série se divise en 4 épisodes de 50 min chacun.

BBC Worldwide, 2005. Disponible en édition française.

4 commentaires:

  1. Theoma > Je n'en entends que du bien mais je vais attendre un peu pour ne pas être influencée par l'adaptation.

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  2. Je l'ai, je te le prête quand tu veux ! Il vaut le coup !

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  3. Kscendre > Comme d'hab', je fais ma pénible mais... tu l'as en anglais ?...

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