lundi 2 juillet 2012

"Orcs Tome 1 : La compagnie de la foudre" de Stan Nicholls


Résumé : Jannesta, sorte de reine maléfique, hybride d'un orc et d'une humaine, charge une troupe de soldats orcs de lui ramener un objet qu'elle convoite et qui est détenu par des humains. La compagnie réussit à s'emparer du cylindre énigmatique et s'apprête à regagner la forteresse de Tumulus quand leurs plans sont contrariés. Tout d'abord, ils découvrent une cache remplie de pellucide, sorte de crystal hallucinogène qu'ils ingèrent pour se redonner du coeur à l'ouvrage. Ce sera leur première mauvaise idée puisqu'ils accumulent du retard. Ensuite, ils tombent dans un piège et se font attaquer par des créatures monstrueuses, des kobolds, qui leur dérobent l'objet qui était le but de leur mission. A ce stade, ils se doutent que Jannesta qui n'est connue ni pour sa patience, ni pour sa miséricorde, leur réserve un sort funeste. Tentant le tout pour le tout, ils décident de partir à la poursuite des voleurs. 

Avis : Je n'aurais pas spontanément acheté ce livre, il s'agit d'un cadeau offert par une amie dans le cadre d'un mini-swap "Monstres et compagnie" qu'on avait organisé entre nous. Je ne lis plus beaucoup de fantasy (à tort ?) et j'avoue en plus me cantoner aux classiques du genre.
Ma première impression de lecture est que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Tout d'abord, avec la fantasy, il faut souvent un temps d'adaptation pour se familiariser avec la géographie du monde imaginé par l'auteur, puis avec les noms des protagonistes. Ensuite, je trouve que le style laisse un peu à désirer, mais il s'agit peut-être d'une histoire de traduction. Mais surtout, surtout, les orcs ne sont pas les personnages les plus sympathiques de la galaxie fantasy, du coup, je me suis demandée comment "sympathiser" avec la troupe de soldats que nous suivons...
En fait, j'ai bien fait de m'accrocher car passée la bataille d'introduction, l'histoire s'améliore grandement.
Les personnages sont tous bien décrits, ont chacun un rôle et une personnalité qui leur est propre. Bien sûr, le chef, Stryke, est celui qui a le plus de volume mais j'ai bien aimé aussi Alfray, le médecin de la troupe qui pense toujours aux autres avant de penser à lui-même.
La reine Jannesta me laisse plus perplexe. Elle fait preuve d'une violence et d'une cruauté à la limite du grand-guignolesque, sans rien pour contrebalancer un peu tout ça. Du coup, on ne comprend pas forcément sa personnalité, le "pourquoi en est-elle arrivée là" ? Elle manque cruellement de relief.
L'univers est aussi très cohérent. Le monde créé par Stan Nicholls ne donne pas le beau rôle aux humains qui sont vus comme des envahisseurs, divisés entre les Unis, partisans fanatiques d'un dieu unique et les Multis, croyant en un panthéon de dieux. Une guerre de religion fait rage entre les deux communautés et les races aînées - elfes, orcs, trolls, gremlins, dragons, etc - sont prises au milieu.
On découvre aussi la vie de la race des orcs, qui sont élevés pour faire la guerre et être soldats. La bonne nouvelle, c'est qu'ils sont plutôt progressistes avec des femelles dans les rangs de leurs officiers. Mais il est vrai que la fantasy offre souvent de beaux personnages féminins.
Je ne vais pas entamer le tome 2 tout de suite, j'ai une autre saga de fantasy à lire avant (et qui dort dans ma PAL depuis un moment)... Je veux parler de "A game of thrones" de Geroge R. R. Martin qui connaît un succès fou en adaptation télévisée. Mais le cliffhanger de la fin m'intrigue quand même !!! On laisse la troupe divisée et en fort mauvaise posture.

J'inscris bien évidemment cette lecture dans le challenge "Les mondes imaginaires".


Milady, 341 p., 2012.


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