jeudi 6 septembre 2012

"The Infernal Devices : Clockwork Angel" de Cassandra Clare


Résumé : Londres, milieu du XIXème siècle. Tessa Gray débarque de New York afin de rejoindre son frère Nate, sa seule famille, qui lui a demandé de venir. Mais à la descente du bateau, il n'est pas là pour l'attendre comme prévu. La jeune fille se fait kidnapper par les soeurs Dark, qui la retiennent captive afin qu'elle apprenne à maîtriser son pouvoir, celui de prendre l'apparence de n'importe qui. Mais Tessa ignorait absolument tout de ce pouvoir et lorsqu'elle apprend qu'un mystérieux personnage, The Magister, souhaite l'épouser, elle décide de s'enfuir. Elle trouve refuge auprès des "Shadowhunters", guerriers chargés de faire régner l'ordre parmi les démons et autres créatures de la nuit. Mais qu'est-il arrivé à Nate ?

Avis : Cette nouvelle série de Cassandra Clare (tome 3 à paraître en 2013) est une "préquel" à sa 1ère série, La Cité des Ténèbres. L'action se situe donc quelques 150 ans dans le passé et nous sommes introduit dans le monde des Shadowhunters de Londres. On retrouve le fonctionnement de l'Institut de la ville, ici dirigé par un couple, Charlotte et Henry. Des noms familiers reviennent aussi, Lightwood, Herondale, Magnus Bane, Ragnor Fell, etc.
L'histoire est plutôt bien menée et j'apprécie le fait que Tessa se batte pour retrouver son frère, ce qui change de la jouvencelle qui cherche à retrouver son chéri. Le fait qu'elle ignore tout de ses capacités de transformation est une bonne idée car on voit sa personnalité évoluer. Du déni et de l'incrédulité, elle passe petit à petit à l'acceptation de sa condition et à la résignation. C'est un personnage féminin plutôt fort.
Les membres de l'Institut sont plutôt inégalement exploités, si je puis dire. Je pense notamment au beau gosse de service, Will, pour qui Tessa va évidemment ressentir des choses. Je suis désolée mais à part être très beau, je trouve que c'est juste un sale petit c**. Je ne vois pas comment elle peut tomber amoureuse de lui au regard de leurs échanges. Certes il est brun aux yeux bleus et musclé, il est mystérieux et il sait réciter de la poésie, mais à part ça, à chaque fois qu'il parle, c'est pour être complètement désagréable avec tout le monde. Pas très attirant, à mon humble  avis. Arrêtons de prendre les héroïne pour des courges écervelées. Et au secours, AU SECOURS, merci d'arrêter de mettre en place des triangles amoureux dans les livres de littérature jeunesse, il y en a marre !!! On se doute bien que dans le tome 2, les choses vont se compliquer entre Will, Tessa et James. Ils méritent tous mieux.
James me paraît d'ailleurs plus intéressant comme personnage, plus mature, plus réfléchi. J'espère qu'il aura une plus grande place dans la suite. Sa "maladie" le rend aussi atypique. Jessamine, même si c'est une pimbêche, pose la question du poids des origines. Née Shadowhunter, c'est une condition qu'elle refuse totalement. Son souhait le plus cher est de trouver un mari et de vivre une vie normale, pas de revêtir l'uniforme de cuir noir et de partir à la chasse au démon.
J'ai hâte d'en apprendre plus sur le méchant de l'histoire, The Magister, afin de connaître ses motivations et ses intentions vis-à-vis de Tessa. Pourquoi veut-il exploiter son pouvoir ? Le retournement de situation le concernant à la fin du livre est bien trouvée également, elle a relancé mon interêt. Evidemment, je n'avais rien vu venir. Et c'est tant mieux !
L'époque victorienne est aussi le prétexte à introduire du Steampunk, très à la mode en ce moment en LJ. En effet, une armée d'automates faits de morceaux de mécanismes d'horloges menace la tranquilité de l'Institut. Les scènes d'attaques sont très bien décrites et on est plongé au coeur de l'action. Il y a aussi le pendentif de Tessa, un ange / horloge dont on ne sait pas grand chose. Parions qu'il va encore agir dans la suite.
Le style est très fluide, ce qui fait que j'ai terminé ce tome rapidement et que je viens d'attaquer le suivant.

Et du coup, j'inscris cette lecture dans le défi Steampunk !


McElderry Books, 478 p., 2010. Pas encore traduit en français.

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