mardi 9 octobre 2012

"Les enquêtes d'Enola Holmes T3 : Le mystère des pavots blancs" de Nancy Springer

Résumé : "Ceux qui disent que Sherlock est le plus grand détective du monde ignorent l'existence de sa soeur".
Le Dr Watson a disparu ! Personne ne sait où il a bien pu aller et la police n'a pas l'air de comprendre la gravité de l'affaire. Se faisant passer pour une jeune fille coquette, Enola se rend auprès de Mary Watson pour essayer d'en apprendre plus. C'est grâce à un bouquet qu'elle aperçoit dans le salon que l'adolescente se lance sur une piste. En effet, quelqu'un a fait parvenir à l'épouse du docteur un mélange pour le moins étrange : pavot blanc, aubépine rouge, liseron des haies et... feuillage d'asperge. Ce qui en langage des fleurs signifie sommeil, malheur, espoirs perdus. Qui a bien pu envoyer cet étrange message codé ? Et pourquoi ?

Avis : On se laisse totalement prendre par cette l'histoire et en plus, le style de l'auteur en fait une lecture très rapide.
Enola est un personnage féminin comme on aime en voir, volontaire et débrouillarde. Ce qui explique d'ailleurs qu'elle arrive à survivre seule dans Londres (merci la fortune laissée par maman). Dans le premier tome, j'ai eu du mal à me faire à l'idée qu'une jeune fille de 14 ans élevée à la campagne n'aurait aucun mal à s'en sortir à "la capitale", mais finalement, Nancy Springer nous donne des détails plutôt crédibles. Et n'oublions pas qu'Enola est passée maître dans l'art du déguisement / camouflage, comme son frère d'ailleurs... En parlant de Sherlock, ce n'est pas du tout une série où il a une place centrale. Bien sûr, il est beaucoup question de lui et de Mycroft, mais pas dans le sens où ils participeraient aux enquêtes. La solitude commence d'ailleurs à peser sur Enola : absence de sa mère qui l'a abandonnée pour vivre sa vie, méfiance vis-à-vis de ses frères qui veulent en faire une lady à tout prix. Son univers manque cruellement de chaleur familiale. Après tout, son prénom est un anagramme de "Alone".
J'aime beaucoup l'idée du code secret mise en place par sa mère pour communiquer avec elle par petites annonces interposées. Le langage des fleurs sert aussi aux deux femmes pour échanger et dans ce tome, il aura toute sa place grace au mystérieux bouquet.
Le méchant de l'intrigue est pour le moins inattendu et l'histoire des rats et du bébé m'a plutôt glacé le sang (même si c'était une triste réalité). On effleure simplement la misère londonnienne, la jeune fille ne faisant pas de tournée nocturne pour aider les plus pauvres dans cette histoire. C'est relativement survolé, contrairement aux précédentes intrigues.
Le seule reproche que je ferai, c'est que l'enquête se déroule trop facilement, sans embûches particulières ni autres difficultés, ce qui est bien dommage. Aucun rebondissements à l'horizon, Enola déduit facilement qui a fait quoi. Ce n'est pas très digne d'une "intrigue policière" qui se respecte.
Il semblerait que Nancy Springer se spécialise dans ce genre de roman puisqu'elle a écrit un livre basée sur la fille de... Robin des Bois !

Nathan, 198 p., 2008.

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