dimanche 17 février 2013

"Comment (bien) rater ses vacances" d'Anne Percin



Résumé : Maxime, 17 ans, jubile. Ses parents décident de partir en couple pour les vacances d'été et par là-même de mettre sa petite soeur en colonie de vacances. Il va donc pouvoir rester chez sa grand-mère, à passer ses journées à dormir, manger des crêpes et télécharger des films sur l'ordinateur. Le 1er jour commence dans la félicité la plus totale jusqu'au moment où l'adolescent trouve sa grand-mère sans connaissance dans le cellier. Panique à bord !! S'enfermant dehors quand les secours viennent récupérer son ailleule, il est pris pour un cambrioleur. Les ennuis commencent.
 
Avis : C'est le titre qui m'a donné envie de me lancer dans cette lecture et je ne le regrette pas. C'était très rafraîchissant.
J'avoue qu'au début, j'ai eu un peu de mal à me faire au style de l'auteur. En effet, Maxime parle à la première personne et il case des jeux de mots ou des traits d'humour dans quasiment toutes ses phrases, ce qui est relativement fatiguant à lire. Mais petit à petit, j'ai réussi à faire abstraction de ça, Maxime étant un personnage pour qui on éprouve vite de la sympathie.
Ado dans toute sa splendeur, il aime passer des journées devant l'ordinateur à télécharger des films de série Z et à chatter avec ses deux seuls amis sur le réseau social Spacebook.
Maxime ayant des goût musicaux plutôt pointus (rock, funk), il distille des suggestions d'écoute tout au long du texte. D'ailleurs, Anne Percin a mis une "playlist" en fin d'ouvrage, rappel de tous les titres cités. C'est très proche de ce que j'écoute donc ça m'a bien amusé. D'autant plus qu'il craint totalement ce qui s'apparente à la chanson française actuelle, ce qui est mon cas également (je fuis comme la peste les chanteurs "à prénom" : Raphaël, Cali, Grégoire et compagnie). C'est très à la mode en littérature jeunesse de faire référence à des chansons et de le lister à la fin. Maxime joue également de la guitare électrique, cadeau de son père lui-même musicien et celàlui sert de défouloir.
Ses aventures rocambolesques du début se tassent un peu au court de l'histoire. Disons qu'il ne finit pas en permanence au poste de police. On sent qu'il aime profondément sa famille, notamment sa petite sœur et sa grand-mère et qu'il serait prêt à se couper en 4 pour elles. Mais comme dans toutes les familles, le vernis se craquelle un peu et de vieilles histoires remontent à la surface.
Le réseau social tient une place cruciale dans l'histoire puisqu'il permet à Maxime de sortir un peu de son isolement forcé mais aussi parce qu'il rencontre une jeune fille se cachant sous le pseudonyme Pika. Ayant des goûts et des modes de vie diamétralement opposés, leurs échanges finissent souvent en joutes verbales / parties de ping pong. J'avoue avoir bien ri à plusieurs reprises.
Je ne suis pas sûre qu'à la fin du roman, on puisse considérer que les vacances de Maxime sont ratées. Mouvementées, c'est sûr, enrichissantes aussi, mais pas ratées. Maxime en apprend beaucoup sur lui, sur sa famille et fait preuve de sang froid et de sens pratique dans des moments difficiles.
Le texte est léger, tout en humour, ce qui en fait une lecture très rapide et très divertissante.
Après quelques recherches sur la toile, j'apprends que ce titre est en fait le 1er d'une trilogie puisqu'il est suivi de Comment (bien) gérer sa love story et Comment devenir une rock star.

Editions du Rouergue, coll. DoAdo, 224 p., 2010.

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