mardi 21 mai 2013

"Incarceron" de Catherine Fisher






Lecture commune avec Soukee.
 
Résumé : Incarceron représente la prison dans ce qu'elle peut offrir de mieux : la rédemption pour les condamnés. Suite à un chaos mondial, tous les criminels y ont été enfermés avec comme but de les sortir de leur penchants. Ca, c'est ce que pense ceux qui sont restés à l'extérieur. Car l'expérience a rapidement dégénéré, la prison prenant seule l'ascendant sur les gardiens. Petit à petit, le chaos et l'anarchie l'ont envahie. Personne n'est au courant, sauf son Gardien. Et bientôt sa fille Claudia, qui fera tout pour permettre à un groupe de prisonniers de s'échapper. Parmi lesquels Finn, un garçon sans passé qu'elle croit reconnaître.

Avis : J'ai du mal à avoir un avis tranché sur ce roman. En effet, l'écriture efficace de Catherine Fisher a fait que je l'ai lu en peu de temps. La raison en est simple : à chaque fin de chapitre, un mini-cliffhanger qui donne envie de connaître la suite.
L'univers d'Incarceron est aussi fascinant. Une immensité multiforme, mi organique, mi métallique, douée d'une conscience propre, omniprésente et omnisciente, qui tient tous les prisonniers sous son joug. La prison est très bien décrite et on imagine l'angoisse d'être coincé dans ses tunnels ou ses forêts d'arbres en métal. J'ai trouvé également que le fait qu'elle recycle en permanence tout ce qu'elle contient était une très bonne idée. Quand il n'y a plus de matière organique pour recréer des élements, on y ajoute des bouts manufacturés : d'où des moutons avec des tuyaux et des fils électriques, des "humains" avec un genou en acier, etc.
L'alternance des points de vue, un coup Finn, un coup Claudia, évite aussi de s'ennuyer. On alterne ainsi la claustrophobie ambiante de la prison et le décor de cinéma de l'extérieur.
Ce qui m'a moins plu, en revanche, ce sont certains personnages, notamment Claudia, la fille du Gardien. Ce qui est légèrement embêtant dans la mesure où c'est un des deux personnages principaux... Je pense que j'aurais préféré qu'elle découvre tout d'un coup et que son monde s'écroule. Pas qu'elle soit déjà bien aguerrie et soutenue par son professeur, Giles. Ce qui m'a manqué, c'est un personnage avec un peu de naïveté. Pareil pour Attia. Quel est son rôle exactement ? Montrer qu'à l'intérieur de la prison, les grands sentiments sont possibles ? Un peu léger quand même...
Le choix de l'époque m'a laissé aussi un peu perplexe. Pourquoi décider de tout figer au XVIIIème siècle à l'extérieur ? Je comprends le concept du "on ne bouge rien, l'ordre est immuable, comme ça au moins, on ne retombe pas dans le chaos". C'est juste qu'une monarchie, pour un Français tout au moins, ça ne fait pas rêver ! Sans doute pour le côté "glamour" et froufrous. Le parallèle n'en est certes que plus saisissant avec la prison : des couloirs noirs, remplis de fumées, on passe au château du Gardien et son parc de 10 000 hectares.
Incarceron est en fait une histoire en deux tomes. A l'époque des livres pour ados en 12 000 volumes, c'est plutôt un bon point. Me reste donc à lire Sapphique, qui me permettra peut être de me faire un avis plus tranché. D'autant plus que j'aimerais en apprendre un peu plus sur le fameux Sapphique, justement.
Je ne sais pas vous, mais moi je file voir ce qu'en a pensé Soukee !
 
 
 
Firebird Fantasy, 442 p., 2010. (traduit en français aux éditions Pocket jeunesse)

2 commentaires:

  1. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans (trop sombre, assez complexe au début) mais au final j'ai vraiment bien aimé ce premier tome. Tu veux enchaîner une LC du 2 ? Bonne journée !

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    1. Effectivement, je vais enchaîner sur le livre 2 pour ne pas perdre le fil. Ok pour une LC !

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