vendredi 3 mai 2013

"La prisonnière de la tour" de Boris Akounine

 
 
Résumé : Eraste Fandorine est amené à prendre part à la résolution de trois enquêtes. Des salons de riches moscovites en passant par le château de la famille des Essars, ses talents de déduction et d'analyse de caractère seront mis à rude épreuve.
 
Avis : Je n'arrive tout simplement pas à résister à l'appel d'Eraste Pétrovitch Fandorine... Quand j'ai vu cette édition lors d'une visite en librairie, j'étais moralement obligée de l'acheter. Je ne me suis même pas posé la question du contenu. Et j'aurais peut-être dû... Sans être une déception, on est loin, très loin, de l'esprit qui rend cette série policière si attirante. En effet, il s'agit ici de trois nouvelles mettant en scène Eraste Fandorine et son valet japonais Massa (en tout cas pour deux nouvelles).
Concernant la première, "Conversation de salon", j'ai eu du mal à saisir son intérêt. Tout du moins, les talents d'enquêteur de Frandorine ne sont pas spécialement exploités. L'intrigue soumise au fin limier de la police russe est résolue en deux-trois déductions logiques et n'apporte pas grand chose. Seul le meurtre, particulièrement sordide, peu éveillé un peu l'intérêt du lecteur de part ses circonstances particulières.
La deuxième "De la vie des copeaux", un peu plus fouillée, ressemble plus à une histoire de la série d'origine. Bien que ce qui en fait un des charmes est que normalement, les intrigues sont toujours racontées du point de vu d'un des protagonistes et jamais de celui d'Eraste. C'est ce qui rend ce personnage si intéressant : on ne le connaît qu'à la travers le prisme des autres. Là, il n'y a pas de narrateur particulier. Le triple meurtre par empoisonnement pimente un peu le tout mais cela n'a pas suffit à me passionner outre mesure. Heureusement que Massa était là pour apporter une touche d'humour et de décalage.
Dans la troisième, Boris Akounine fait carrément appel à deux autres piliers de la littérature policière, j'ai nommé Arsène Lupin et Sherlock Holmes (sans parler de son acolyte Watson). L'exercice est toujours périlleux mais j'avoue que j'ai été séduite. Boris Akounine s'en sort habilement et signe une nouvelle trépidente. J'ai retrouvé avec plaisir les des Essars, dont l'ancêtre fait son apparition dans Le Faucon et l'Hirondelle. La compétition entre Holmes et Fandorine pour démasquer Lupin ressemble à un combat de coqs, chacun ne voulant rien lâcher de sa fierté. L'histoire est narrée par Watson (what else ?), mais aussi par Massa qui se lance dans l'écriture. La comparaison de leurs deux style est d'ailleurs truculente ! Du coup, cette dernière nouvelle (la plus longue) relève l'ensemble.
Mais je ne saurais trop conseiller la lecture des aventures de Fandorine dans la collection Grands Détectives (10/18).
 
D'habitude, les formats poche de Boris Akounine sortent chez 10/18. Là, c'est chez Points. Peut-être parce qu'il s'agit d'un hors série un peu particulier ?
 
Points, 279 p., novembre 2012.

4 commentaires:

  1. Un auteur que je n'ai toujours pas lu ! Il faut que je regarde s'ils en ont à la bibli.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis une inconditionnelle de la série qui met en scène Eraste Fandorine. Je ne connais pas celle avec Pélagie. Mais il y a tellement d'auteurs qu'on n'a pas lus et qu'on devrait... ;)

      Supprimer
  2. Bonsoir,

    C'est pour la nouvelle avec Sherlock Holmes que je cherche ce livre. Pas facile à trouver, pourtant, avec sa réédition en Points, je devrais avoir plus facile.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il semblerait que les éditions Points aient acheté les droits sur les nouvelles de B. Akounine alors que tradionnellement les aventures de Fandorine étaient publiées chez 10/18. Comme autre recueil, il y a aussi "Le chapelet de Jade". Tant mieux si vous avez pu retrouver une nouvelle ! Bonne lecture !

      Supprimer