lundi 22 décembre 2014

"De Cape et de Crocs Tome 11 : Vingt Mois Avant" d'Ayroles et Masbou



Résumé : Eusèbe, sur les recommandations de son père, part à la capitale pour intégrer les casaques pourpres du Cardinal, dirigées par le Capitaine de Roquefort. Mais notre lapin, tout provincial qu'il est, sera entraîné bien malgré lui dans un enchaînement de situations où il ne maîtrisera plus grand chose. Il est en effet difficile de survivre lorsqu'on s'est fait pour ennemi Monsieur de Limon, le lieutenant général de la police.

Pourquoi ce livre : parce que De Cape et de Crocs est une de mes séries culte et que je ne pouvais moralement pas manquer le tome consacré à Eusèbe, mon lapin préféré.

Avis : Pas du tout objectif, m'en voilà fort navrée :o) Je suis cette excellente série depuis le tome 1 et chaque nouvel opus apporte son lot de répliques et de situations succulentes.
Nous sommes face au passé d'Eusèbe, mon personnage préféré, petit lapin bien sous tout rapport mais cachant une vie d'aventure. Celui-ci prend la route de la capitale dans l'espoir d'intégrer la garde du cardinal, où son père s'illustra des années auparavant. Bien évidemment, il va se faire avoir et changer dix fois de destin, mais tout en conservant une naïveté sans faille.
Les clins d’œil, à l'histoire, à la littérature, ponctuent comme d'habitude le texte et les illustrations. Colbert devient Colvert (littéralement du reste puisqu'il s'agit... d'un canard), nous avons des mousquetaires, la plus célèbre peinture de Mazarin qui s'invite dans une case, une escapade à la cour des miracles, etc. 
Et cette langue ! Ah, cette langue.... Je ne résiste pas à vous citer quelques passages : "C'est un ami à moi, Monsieur de Lisière, qui l'a écrit. Il fait commerce de ses vers et rédige force poulets et madrigaux qu'il vend - selon ses propres termes - à des gens de pesante bourse et d'esprit épais", "Paris est un séjour aux sans-sou peu propice : sous leur pied mal chaussé, souvent le pavé glisse".
Une nuance cependant : trop de personnages tuent le personnage. A un ou deux moments, fatiguée de ma journée, j'avoue que je ne savais plus trop qui était qui.
Si vous ne connaissez pas les 10 autres tomes, rien ne vous empêche de commencer par celui-là, mais vous manquerez sans doute un peu de l'essence de la série. Car le mystère autour du passé d'Eusèbe apporte pas mal de piquant dans les histoires précédentes.
N'hésitez pas une seule seconde à vous lancer dans l'aventure De Cape et de Crocs, c'est du bonheur en cases !

Delcourt, 2014, 49 p.

vendredi 19 décembre 2014

"Au bois dormant" de Christine Féret-Fleury


Résumé : Ariane n'a pas une vie comme les autres. A presque 16 ans, elle déménage sans cesse, n'a pas d'amis, pas d'attaches. Un mystère plane sur sa famille que ses parents lui cachent farouchement. C'est pas hasard qu'elle découvre que lorsqu'elle est née, son père et sa mère on reçu une lettre leur annonçant que le jour de ses 16 ans, elle devra mourir. Elle est en effet la prochaine victime du tueur en série Le Rouet qui s'en prend à des jeunes filles lui ressemblant. Ariane décide de fuir et d'affronter seule son destin.

Pourquoi ce livre : Prêté par une collègue, j'avais envie de lire une réécriture de conte de fée digne de ce nom.
 
Avis : Heureuse surprise que ce roman ! Je me méfie un peu de la collection BlackMoon car c'est quitte ou double : je tombe sur de très bonnes choses et sur d'autres avec lesquelles je n'accroche pas du tout.
Je voulais lire une réécriture de conte de fée qui ne soit pas mièvre ou gnangnan et cette histoire a tout à fait comblé mes attentes.  Pas d'histoire d'amour, pas de robe de princesse ou autre élément trop girly, on est dans du policier / psychologique (notez que je n'ai rien contre le girly ou les robes de princesse, tout dépend de mon état d'esprit du moment).
La transposition à notre époque fonctionne à merveille et on suit avec angoisse les journées d'Ariane, qui lutte pour sa survie. Elle trouve du réconfort auprès de 4 inconnues qui lui ouvrent les bras et lui offrent l'hospitalité. On y croit moyennement vu l'époque individualiste dans laquelle nous sommes (malheureusement) mais passons ! On a du mal à imaginer l'enfance qu'elle a vécu, complètement cloîtrée par ses parents, obligée de déménager au moindre soupçon, ne se liant avec personne et surtout, ne se créant aucune attache, aucun lien. Sa fuite est en quelque sorte une libération, même si elle la condamne à affronter seule le Rouet.
Jude campe un policier en proie au doute, rongé par ses démons. J'aurais aimé voir d'avantage sa soeur et pas sûre que le personnage de Yoko qui gravite autour de lui soit très pertinent. Cependant, les réflexions sonnent justes et on attend fébrilement les avancées de l'enquête.
Tous les éléments du conte originel sont présents mais complètement remaniés : le rouet devient le Rouet, surnom d'un tueur en série, le prince devient policier, les marraines deviennent des inconnues qui tendent la main, etc.
L'ensemble est très bien écrit et surtout, crédible. La fin glace le sang, avec un côté macabre digne d'un film d'épouvante. D'ailleurs, en parlant de film, je pense que ce livre pourrait donner une très bonne adaptation.
Je recommande pour une lecture détente de saison.

Hachette Livre, juin 2014, 336 p. (collection Blackmoon)

mardi 9 décembre 2014

Attendre Noël avec des livres pour les plus petits




Cette année, c'est le 1er Noël où mon fils de 2 ans va un peu comprendre ce qui se passe. Les fêtes de fin d'année ne sont pas ma période préférée mais quand on a un enfant, on essaie de se remotiver un peu.
Pas de calendrier Kinder ou Milka au programme mais quelques lectures sympathiques qui collent bien à la saison. Cette sélection représente bien évidemment une infime partie de la production éditoriale jeunesse de plus en plus foisonnante d'année en année (jusqu'à l'opportunisme parfois car la qualité des histoires n'est pas toujours au-rendez-vous).
Voici donc quelques achats qui font l'objet d'une lecture quasi quotidienne depuis leur arrivée dans la maison.

La moufle (Didier Jeunesse)
Conte traditionnel, c'est surtout son grand format qui m'a séduit. Les illustrations de Cécile Hudrisier sont comme toujours très belles et très colorées (je suis fan de son travail), le texte est très sympathique à lire car on peut jouer sur la voix des animaux. C'est un peu long alors attention si vous avez un enfant qui a du mal à se concentrer.


Oui-Oui fête Noël (Nathan jeunesse)
Oui-Oui prépare sa maison pour récevoir le Père Noël et demande de l'aide à ses amis. Rien de révolutionnaire dans l'histoire mais c'est un format vite lu, il y a pas mal de rimes dans le texte et on retrouve les indispensables de Noël :  sapin, cadeaux, traineau, bonhomme de neige... 

Petit Ours Brun attend le Père Noël (Bayard jeunesse)
Autre personnage incontournable pour les plus petits, Petits Ours Brun lutte ici contre le sommeil pour attendre le passage du Père Noël avec sa cousine. Bien évidemment, ils vont s'endormir avant l'heure. Même format de poche que Oui-Oui, vite lu donc.

Peppa's Christmas wish (Scholastic)
Il est très difficile de trouver en France du "matériel" Peppa Pig, personnage que j'ai découvert par hasard en Angleterre et qui est maintenant dans les Zouzou de France 5. Du coup, j'achète les livres sur une librairie en ligne (et non, pas Amazon). Il y a deux histoires dans le même livre : dans la première, le Père Noël a oublié le cadeau de Peppa dans son traineau. Dans la deuxième, Peppa et son frère George font un bonhomme de neige. Je regrette juste la qualité du livre : les pages sont plus proches du magazine qu'autre chose.

Le sapin de Noël de Trotro (Gallimard)
L'âne Trotro décore le sapin de Noël avec ses parents. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne sera pas traditionnel. Les dessins peuvent rebuter certains, moi je trouve ce personnage très sympa. La forme du livre est aussi un vrai plus. Les pages sont en carton, ce qui évite leur massacre par les plus petits.

Le Père Noël (Usborne)
Le Père Noël entame sa tournée de distribution de cadeaux. Il y a un son à chaque page ce qui rend l'ensemble interactif. C'est un peu gadget et le volume sonore est un peu trop élevé à mon goût mais ça plaît à mon fils, ce qui est le but. Les pages brillent beaucoup grâce à des inserts argentés.

Et vous, c'est quoi vos lectures de saison ?





mercredi 3 décembre 2014

"Le cercle des femmes" de Sophie Brocas


Résumé : Suite au décès d'Alice son arrière grand-mère, Lia, une étudiante de 20 ans, vient passer quelques jours avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de son aïeule dans la maison de cette dernière. Il faut en effet la débarrasser. Alors qu'elle range des affaires dans une chambre, la jeune femme découvre une boîte renfermant le journal d'Alice, tenu 60 ans plus tôt. Un terrible secret de famille est alors mis à jour, qui va insidieusement faire éclater ce cercle de femmes.

Pourquoi ce livre : C'est celui que j'ai choisi parmi la sélection des Matchs de la Rentrée littéraire sur le blog de PriceMinister - Rakuten.

Avis : Un secret de famille n'est pas spécialement le genre de thème que j'affectionne, aussi je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de sortir de mes habitudes. Il s'agit du premier roman de Sophie Brocas, qui d'après la 4ème de couverture "travaille au service de l’État" (je suppose que c'est le terme politiquement correct pour dire "fonctionnaire"............ bref).
L'histoire se déroule principalement à travers le personnage de Lia, l'arrière-petite fille de la défunte, âgée de 20 ans au début du roman. C'est elle qui fait la découverte du journal d'Alice, son aïeule.
La première remarque que je ferai est que ces femmes ne sont pas très attachantes. La raison principale est qu'à part Lia, aucune ne se remet en cause suite au séisme de départ. Passé le choc, tout revient comme avant : chassez le naturel, il revient au galop. J'ai du mal à croire que Sol, la grand-mère de 60 ans, est trop vieille pour s'interroger sur ses modes de fonctionnement avec les hommes. Je fais partie de ces gens qui pensent qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Les ravages de l'éducation et surtout des non-dits sont très bien amenés à travers le texte. On voit parfaitement le mécanisme implacable qui a fait qu'Alice a sans le vouloir condamné par avance la vie affective de sa fille, de sa petite-fille et de son arrière petite-fille.
Ce roman est un roman de femmes, les hommes qui ont pourtant un rôle central sont laissés à la marge. Je n'ai d'ailleurs compris l'intérêt du personnage de Marcel, ami d'Alice dans ses vieux jours, qui n'apporte rien à l'histoire. Pierre, l'arrière-grand-père, bénéficie d'un portait sans fioriture et apparaît dans toute sa lâcheté et sa liberté. J'aurais aimé que son histoire pendant la guerre ait plus de poids dans son attitude. On parle de quelqu'un qui a été fait prisonnier de guerre pour résistance, ne me faites pas croire que cela n'impacte pas un minimum sa façon d'être !
Le message est cependant très positif et peut trouver un écho en chacun de nous : faire la paix avec son histoire, vivre sa vie comme on l'entend et pas à travers celle de quelqu'un d'autre. Crever l'abscès aussi, tant qu'il est encore temps.
Le style est fluide, écrit au présent, ce qui n'alourdit pas le rythme. Chaque chapitre est consacré à l'histoire / au point de vue d'un personnage, le tout sur quelques années.
Ce premier roman est prometteur, Sophie Brocas ne cède pas à la facilité, cependant plus de psychologie n'aurait pas nuit à l'ensemble.

Pour les besoins des matchs, je mets la note de 3,5/5 à cette lecture.

Vous pouvez retrouvez la fiche du livre ici.

Julliard, 2014, 194 p.



jeudi 20 novembre 2014

"Eat Pray Love" d'Elizabeth Gilbert


Résumé : Suite à un divorce difficile ayant épuisé ses forces vitales, Elizabeth Gilbert fait le choix de reprendre sa vie en main et de se donner une année pour se retrouver. Elle part d'abord pour 4 mois à Rome pour étudier l'italien, puis 4 mois dans l'ashram de son gourou en Inde pour méditer et faire l’expérience de Dieu (!) et enfin 4 mois à Bali car elle a fait la promesse à un vieux guérisseur de revenir le voir. Ce tour du monde lui permettra de renouer avec ses désirs profonds et surtout de faire des rencontres qui la changeront à jamais.

Pourquoi ce livre : J'ai vu l'adaptation ciné qui m'a enthousiasmée, et du coup, j'ai enchaîné sur le roman.

Avis : Je suis assez admirative devant le parcours d'Elizabeth Gilbert. Avoir le courage de dire non ou stop, chercher la paix intérieure et apprendre à mieux se connaître sont à notre époque des "luxes" que peu de gens mettent au coeur de leur existence. Et elle, elle l'a fait. D'accord, son travail d'écrivain / journaliste lui permet une certaine liberté (et confort financier). Mais c'est également la volonté de reprendre sa vie en main, peu importe ce qu'en pense les autres et les sacrifices que cela demande. Quand elle part en Italie, c'est pour le simple plaisir d'apprendre à parler la langue. Et cela suscite l'incompréhension de certains proches. Aussi, elle s'interroge "Why must everything always have a practical application ? (...) Is this lifetime supposed to be only about duty ? In this dark period of loss, did I need any justification for learning Italian other than it was the only thing I could imagine bringing me any pleasure right now ?" ("Pourquoi est-ce que tout doit toujours avoir une application concrète ? (...) Est-ce que cette vie ne doit être consacrée qu'au devoir ? Dans cette sombre période de perte, avais-je besoin de me justifier de vouloir apprendre l'Italien alors que c'était la seule chose dont je m'imaginais pouvoir retirer du plaisir ?").

Elizabeth Gilbert est aussi dans une démarche que je qualifierais de mystique, sans connotation de ma part. C'est quelqu'un qui a une vie spirituelle très riche et qui cherche à tout prix à se rapprocher de Dieu au sens large. Elle ne croit pas en un Dieu mais en une présence divine en chacun de nous, qui explique le beau et la bienveillance. J'aime assez son approche des religions, expliquant qu'il n'y a rien de mal à piocher à droite à à gauche des choses qui marchent pour soi (et donc des choses qui permettent d'être une meilleure personne).
J'ai pris un très grand plaisir à suivre son parcours et sa transformation. Elle fait au cours de cette année de très belles rencontres qui vont la porter : Giulio, Richard du Texas, Felipe bien sûr, Wayan, Ketut.

Une remarque sur le style : je le trouve "bavard". Elizabeth Gilbert nous informe plusieurs fois dans son texte que c'est une grande parleuse, capable de tchatcher n'importe qui et cela se sent dans sa façon d'écrire. Par exemple, il lui arrive de reformuler dans trois phrases successives la même idée. Elle a aussi tendance à vouloir faire de l'humour à toutes les phrases (notamment au début de son récit) et j'ai dû un peu m'accrocher.

Je vous laisse avec la bande-annonce du film (avec Julia Roberts, Javier Bardem et James Franco):

Cette lecture m'a donné l'idée d'un challenge lecture que je me lancerai en 2015, à suivre donc !


Bloomsbury, 348 p., 2007.

mercredi 5 novembre 2014

"Outlander", la série avec du kilt dedans



Cela faisait un certain temps que je croisais des captures d'écrans sur des blogs que j'aime mettant en scène des highlanders tout de tartan vêtus. Ma curiosité piquée, j'ai découvert après quelques recherches qu'il s'agissait de la série Outlander de la chaîne Starz, tirée d'une série de romans multigenres écrits par Diana Gabaldon (historique / fantastique / aventure / romance  / rien que ça ! ). Le titre en français pour les livres est Le chardon et le tartan.
Ne connaissant pas les acteurs et n'ayant que de vagues souvenirs de mes cours de civilisations anglaise concernant cette époque, c'est donc sans a priori que j'ai regardé cette première saison.


Le pitch : Claire Randall retrouve son mari après 5 ans de séparation. Et pour cause, elle était infirmière sur le front anglais pendant la Seconde Guerre mondiale, lui au MI-6. Ils décident de s'offrir une deuxième lune de miel en Ecosse, à Inverness, car M. Randall, historien, part sur les traces de ses ancêtres. Lorsque Claire se rend seule sur le site d'un cercle druidique de pierres, elle est projetée dans le passé, en 1743. Commence alors une course pour la survie et pour retourner dans son présent.

Les moins : 
http://instagram.com/outlander_starz
* La vie quotidienne. Une jeune femme de 1945 se retrouve projetée en 1743 dans les Highlands et elle a l'air de s'adapter à cette vie comme un pied à une charentaise moelleuse. Helloooo !! Pas d'électricité, pas de médecine moderne (pour elle qui est infirmière), pas de cosmétique, pas de radio, pas de chocolat (argh !), etc. Elle se retrouve à partir pendant plusieurs semaines à dos de cheval en compagnie de 10 hommes mais rien ne nous est dit sur ses problèmes au quotidien. Ne serait-ce que l'hygiène... Bonjour les sanitaires, la douche ou le brossage de dents. C'est très basique tout ça me direz-vous et ça ne fait pas avancer l'histoire mais en même temps, cela rendrait l'ensemble un peu plus crédible et culturellement intéressant. Oui, je sais, je parle de crédibilité et de culture dans une série où il est question de voyage dans le temps. Bon ok, on nous dit qu'elle a été élevée à la dure...
* Le jeu de l'actrice principale. Caitriona Balfe est certes très très belle, mais je trouve personnellement que son jeu n'est pas nuancé. Ça gâche l'intensité de certaines scènes.
* La voix off parfois trop présente.
 
http://www.outlandertvnews.com/2014/07/new-photo-of-the-mackenzie-clan-including-jamie-and-dougal/
Les plus :  
* L'Ecosse, of course ! Les paysages sont absolument somptueux et les décors en général sont particulièrement soignés. La production a fait les choses en grand et cela est plus qu’appréciable.
http://instagram.com/outlander_starz

* L'accent. OMG ! Cet accent... Roulement des "r" "I ken" au lieu de "I know", des "Laird", "lass" en veux-tu en voilà, etc, mes oreilles se régalent. Une fois habituées, bien sûr. 
* La romance qui passe au deuxième plan. Rien de trop cul-cul, ce que je redoutais. Bien sûr, il y a de l'électricité dans l'air mais ça ne dégouline pas à tous les plans.
* Les personnages écossais, notamment celui de Dougal MacKenzie, qui est un vrai dur à cuire avec des idées bien arrêtées. Jamie est là bien évidemment pour des considérations esthétiques mais pas que, heureusement. Il sait faire autre chose que se balader torse nu. Les autres Highlanders de la bande apportent régulièrement une touche comique.

* L'arrière-plan historique. Les Écossais ont voté contre l'indépendance de leur pays cet été mais ils ont toujours été très fiers de leur héritage culturel et méfiants des Anglais, les Sassenach comme ils disent. Les tuniques rouges du roi d'Angleterre sont chargées de faire régner l'ordre et d'étouffer toute révolte, ce qui donne lieu à de très fortes tensions. Comment exclure un outlander de la conversation le plus simplement du monde ? parler en gaélique. Claire, qui est anglaise et donc suspecte, se retrouve régulièrement isolée car elle n'en comprend pas un traître mot. Le clan MacKenzie récolte de l'argent pour financer une révolte jacobine qui ne va pas bien se passer. Mais ça, c'est pour dans 3 ans, en 1746 avec la terrible bataille de Culloden qui sonna la fin de la vie telle qu'on la connaissait dans les Highlands (interdiction de porter le  tartan, fin des clans, etc). Le système de clans reste assez survolé car même si on voit comment les MacKenzie fonctionnent, on ne sait rien de leurs relations avec les autres clans. En tout cas pour l'instant, à l'issue des 8 premiers épisodes.


Une série divertissante qui bénéficie d'une très bonne production. A regarder en VO, sinon rien !

vendredi 31 octobre 2014

"Lilith" d'Alex Douglas



Résumé : William Clayborne est professeur des universités, scientifique jusqu'au bout des ongles et... coureur de jupons. Alors qu'il se rend à vélo chez sa maîtresse du moment, il est victime d'un terrible accident de la route qui le laisse cassé à l'hôpital. Là, une magnifique femme vient lui rendre visite. William redoute et pourtant attend avec impatience sa venue. Mais qui est-elle ? Et pourquoi s'affaiblit-il de jour en jour ?

Pourquoi ce livre : parce que c'est une lecture toute trouvée pour le challenge Halloween et que je poursuis ma déocuverte de cette collection en anglais facile.

Avis : Ce roman court aborde le mythe de Lilith dont je ne connaissais pas grand chose, sauf le nom. Mon ami Wikipédia m'apprend que les succubes la servent. Les succubes sont des démons prenant la forme de femmes pour séduire les hommes pendant leur sommeil. Leur arme est donc leur pouvoir de séduction et le désir qu'elles provoquent chez l'homme. J'ai juste du mal à comprendre leur mode d'action. Ici, Lilith capte l'énergie vitale de William et l'affaiblit de jour en jour. Mais visiblement, les succubes dévorent aussi leurs victime. J'avoue ne pas avoir creusé plus en avant cette histoire de succube, si vous avez plus de connaissances, je suis preneuse....
On en apprend quand même un peu plus sur la mythologie autour de Lilith à la lecture de ce texte car la femme de William a entamé une thèse de théologie comparée.
Je regrette que le tableau qui sert de point de focalisation à William n'existe en fait pas. Herbert Dsahwood n'est pas un peintre de l'époque des pré-Raphaélites. En tout cas, je n'ai rien trouvé sur lui. C'est bien dommage, j'aurais apprécié d'avoir une peinture sur laquelle m'appuyer à la lecture de ce texte. Le tableau décrit ressemble cependant furieusement à celui-là :
Il s'agit de Lilith peint en 1887 par John Collier. (plus d'infos là)
Je ne suis pas sûre d'apprécier la morale de l'histoire, plus que simplette : attention, messieurs qui trompez vos femmes. L'adultère ne vous menera qu'à votre perte ! Vous serez punis de vos écarts de conduite car c'est moralement condamnable. Bof. Un peu trop manicchéen à mon goût. Monsieur dirait : "Et quid des femmes adultères ? On leur envoie un incube à elles aussi ?". (Incube, je viens d'apprendre, est le pendant masculin des succubes. Je case mes nouveaux mots).
Quelques réflexions sur le pouvoir de la foi et la religion sont cependant bien senties et relèvent un peu l'ensemble. Mais globalement, cette lecture ne présente pas un intérêt débordant.

Didier, collection Paper Planes, 2010, 110 p. Livre audio téléchargeable : http://www.paperplanes.fr/la-collection/lilith/

mardi 28 octobre 2014

"The Exsanguinist" de R. N. Morris


Résumé : Londres, 1914. Un serial killer, surnommé l'Exsanguinist par la presse, sème sur sa route des cadavres de jeunes hommes à la gorge tranchée. L'inspecteur Silas Quinn de Scotland Yard enquête et tous les indices le mènent à un club pour gentlemen. Dans cette atmosphère feutrée où règne la bienséance, saura-t-il démasquer le tueur impitoyable ?

Pourquoi ce livre : Une collègue m'a donné quelques titres de cette collection en VO et j'ai flashé sur le titre et le résumé.

Avis : L'atmosphère générale est assez pesante : un serial killer qui vide le sang de ses victimes, un chasseur de vampires en provenance de Hongrie, un Londres qu'on ne voit que la nuit, un gentlemen's club pour les moins fréquentables... La narration est intéressante car chaque chapitre respecte une unité de temps et de lieu (sauf le dernier où ça bouge un peu). On est proche de la sensation de huis-clos.
Le plus intéressant est que les personnages sont très difficiles à cerner. Dans ce groupe d'hommes membres du Panther's club, chacun a un passé trouble lié à une mort sordide ou inexpliquée. Et qui est ce Silas Quinn, qui avoue sans vergogne avoir essayé de tuer un colocataire ? La menace est-elle surnaturelle ou non ? Est-on dans du policier ou du fantastique ? Je ne peux malheureusement pas en dire trop le texte en lui-même étant déjà extrêmement court. L'auteur nous emmène sur de fausses pistes jusqu'au chapitre final, celui de la révélation, bien glauque soit dit en passant.
Il s'agit également d'un hommage à Oscar Wilde, écrivain de génie (oui, je suis très très objective !) dont la carrière et la vie furent détruites en pleine gloire suite à un scandale révélant son homosexualité. De Profondis, qu'il écrivit en prison, sert d'ailleurs de moteur à l'intrigue. 
C'est le premier livre de cette collection que je lis, elle est visiblement destinée aux lycéens qui apprennent l'anglais. Je ne l'ai pas spécialement trouvée facile d'accès. Mais une bonne initiative à noter : le livre audio est téléchargeable gratuitement sur le site quand on a fait l'acquisition de la version papier. Bonne idée pour travailler l'oreille !
Une lecture prenante et un anglais fort agréable.


Didier, collection Paper Planes, 201, 87 p.

vendredi 24 octobre 2014

"Douze minutes avant minuit" de Christopher Edge


Résumé : Penelope Tredwell a hérité à la mort de son père du journal Le Frisson Illustré. Là, elle peut exprimer son talent littéraire sous le pseudonyme de Montgomery Flinch. Son personnage est sollicité par le médecin chef d'un hôpital psychiatrique pour résoudre une affaire terrifiante : tous les soirs, douze minutes avant minuit, ses patients se mettent à écrire frénétiquement sur tout ce qui leur passe sous la main des prophéties apocalyptiques.

Pourquoi ce livre : depuis pratiquement un an dans ma PAL, il attendait sagement son heure... et le challenge !

Avis : Ce livre bénéficie d'une aura de critiques positives sur la blogosphère ce qui avait attiré mon attention il y a quelques mois. J'étais curieuse de me lancer dans cette lecture quand l'heure fatidique du challenge Halloween a sonné.
La première chose à noter, c'est le caractère très courageux et volontaire de son héroïne, Penelope, qui non seulement est une enfant dans un monde d'adultes mais également une fille dans un monde d'hommes. Double handicap. Douée de talents littéraires, elle a du mal à devoir se cacher derrière les traits de quelqu'un d'autre pour pouvoir exister. Ca fait plaisir de croiser ce genre de personnage.
Le méchant de l'histoire est également bien inquiétant, je regrette néanmoins qu'on en apprenne pas plus que ça sur sa motivation ou ce qui est arrivé au reste de sa famille (on se doute bien qu'il n'y est pas pour rien mais ce n'est pas très développé). Pareil, l'asile de fous est un décor sous-exploité alors qu'il aurait été possible d'en tirer parti de façon horrifique (hello American Horror Story !).
N'oublions pas cependant qu'il s'agit d'un ouvrage jeunesse et qu'il apporte quand même son lot de frissons avec des gardiens de cellule peu scupuleux et de grosses araignées que je ne suis pas pressée de croiser. J'aime beaucoup le nom du journal de notre jeune héroïne : Le Frisson Illustré.
Les références aux écrivains contemporains de l'époque donne envie de plonger ou de se replonger dans leurs univers : Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling, H.G. Wells... que de grands noms dont l'oeuvre est passée à la postérité mondiale.
On n'y croit pas une seule seconde mais on se laisse entraîner avec plaisir à la suite de Penelope l'intrépide.
La suite est sortie en début d'année, avec pour titre Dernière séance avant minuit.


Flammarion, 331 p., 2013.

jeudi 16 octobre 2014

"The cuckoo's calling" de Robert Galbraith a.k.a. J. K. Rowling




Résumé : Cormoran Strike, détective privé, est dans une facheuse posture. Son affaire périclite et sa fiancée vient de le quitter avec fracas. Aussi, quand un riche client vient lui demander son aide n'hésite-t-il pas longtemps. Il s'agit de prouver que le suicide de la top-model Lula Landry n'en est pas un. Plus Strike enquête, plus il réalise que dans l'entourage de la jeune femme, tout le monde a quelque chose à se reprocher.

Pourquoi ce livre : J'en avais entendu parler comme tout le monde suite à l'affaire autour du pseudonyme de J. K. Rowling révélé à la presse par un membre indélicat de sa maison d'édition. A l'occasion d'un passage à la bibliothèque, je l'ai aperçu sur le rayonnage des livres en VO et je n'ai pas hésité.

Avis : J'avais très envie de lire un roman policier et j'avoue que celui-ci m'a comblée au-delà de mes espérances. Je n'attendais rien de spécial de cette lecture, car soyons honnête, le livre n'a commencé à se vendre qu'une fois le nom de son véritable auteur révélé. Il ne jouissait jusqu'alors que d'un modeste succès d'estime. Mais j'ai suivi avec plaisir les aventures du détective Cormoran Strike et de sa charmante secrétaire Robin.
La première chose que je retiens, ce sont les personnages tout à fait crédibles. Malgré un nom à coucher dehors, Cormoran Strike est bien construit, il a une histoire dont on n'apprend que ce qui est nécessaire (d'où l'absence de rencontre avec la fameuse Charlotte). Balloté entre une mère groupie de rock star et sa tante, c'est dans l'armée qu'il s'est trouvé. Même s'il y a perdu un bout de lui-même au passage. Sa relation avec Robin m'a vraiment séduite car elle est tout à fait naturelle. La jeune femme se révèle être pleine de ressources (même si un peu trop parfois...).
Le milieu de la mode tient une place centrale dans l'affaire. On découvre les dessous d'un monde pas toujours très reluisant où on se tire volontiers dans les pattes en se disant les meilleurs amis du monde. Je n'ai jamais envié la vie des gens célèbres : tout le monde vous aime subitement et veut être votre ami. Tout le monde veut vous vendre quelque chose ou se servir de vous pour vendre quelque chose. Lula Landry apparaît tout en nuance : petite fille gâtée par des parents adoptifs surprotecteurs, elle se montre parfois candide dans ses rapports avec les autres, parfois garce. Pas de cliché donc dans cette galerie de personnages et ça fait du bien !
J. K. Rowling possède un style très agréable à lire dont elle déjà fait preuve dans sa série des Harry Potter. Mais je pense qu'elle devient aussi un peu trop gourmande en pages : 450 pour ce roman grand format (j'imagine 600 pour la parution en poche...), elle prend un peu trop son temps pour amener son histoire.
Très bon roman policier, à ne pas lire si vous aimez les thrillers haletants, mais qui offre un très bon moment de lecture pour qui s'y plonge.


Sphere, 449 p., 2013.

samedi 4 octobre 2014

"La Dame en noir" un film de James Watkins

Craignez sa malédiction !

Résumé : Arthur Kipps ayant du mal à se remettre de la mort de la sa femme, son patron l'envoie faire ses preuves dans le village de Crythin Gifford pour y régler une succession. Le manoir de la défunte, particulièrement impressionnant et isolé, révèle vite une présence hostile : Arthur aperçoit plusieurs fois la silhouette d'une dame en noir. Ce qu'il ignore est que quiconque la voit relance sa terrible malédiction : des enfants mourront dans d'atroces circonstances. Il est désormais trop tard pour le jeune homme qui devient le témoin de scènes cauchemardesques.

Avis : Je fuis comme la peste les films d'épouvante car je suis une trouillarde née. Je me suis dit qu'un modeste "interdit aux moins de 12 ans" n'allait pas m'achever. J'avais tort. Soyons honnête, j'ai passé la moitié du film à me boucher les oreilles et à regarder l'écran planquée derrière un coussin. Pourtant, c'est plus un film d'angoisse / d'atmosphère qu'un film d'horreur. Aucune effusion de sang, de monstre horribles et autres décapitations. Mais certaines scènes sont particulièrement impressionnantes et donnent froid dans le dos. Je pense notamment à celle où, alors que Arthur Kipps travaille de nuit dans la maison de la veuve pour avancer son travail, le chien Spider se met à aboyer furieusement devant la porte d'entrée dont la poignée tourne toute seule. Evidemment, quand notre héro l'ouvre, il n'y a personne. Enfin si, et c'est le genre de rencontre dont on se passe tous. Après, j'ai envie de lui dire "Quelle idée ridicule d'aller se laisser enfermer SEUL, LA NUIT, dans une barraque entourée d'un CIMETIERE". Il y en a qui cherchent aussi ! Ou cette autre scène où il cherche des papiers sous le lit et aperçoit une main qui frappe sur la porte vitrée de la salle de bain. Brrrrrrrrrrr !!!
Nous sommes dans une histoire de fantôme et de malediction, avec une présence fantastique hostile en la "personne" de cette dame toute de noir vêtue qui apparaît toujours quand un enfant meurt dans le village. L'histoire de cette dame m'a vraiment plu, on en apprend plus sur le pourquoi de sa malédiction au fur et à mesure que l'histoire avance. Mais au secours, je crois que je ne suis pas faite pour les films où il y a des gamins fantômes et des nursery avec des poupées repoussantes !!
Je suis un peu réconciliée avec le jeu d'acteur de Daniel Radcliffe qui m'a insupportée dans la saga Harry Potter (dont je ne suis pas fan... oui, ça existe les non-fans d'Harry Potter....).
 

Il y a aussi une très belle photographie qui enveloppe chaque scène (je suis très sensible à ça dans un film !). La musique et les bruitages sont pour beaucoup dans l'atmosphère générale. Si les silences suivis d'un gros "bang !" vous irritent, passez votre chemin. Moi je tombe dedans à chaque piège de ce genre.
La fin m'a bien plu et je ne m'y attendais pas du tout. Le seul bémol : ais-je maintenant envie de me lancer dans la lecture du roman sachant que je sais comment tout cela finit ?
A noter qu'il s'agit du premier film des studios anglais Hammer depuis qu'ils se sont relancés. Studio mythiques pour les amoureux de films d'horreur, ils sont notamment à l'origine de la série des Dracula avec Christopher Lee. 
C'est une film que je recommande pour les amateurs du genre. Il a également le mérite de ne durer qu'1h30. Pas de temps mort ! (sans mauvais jeu de mot).


NB : J'abandonne la lecture d'Appartement 16 avec lequel je n'accroche absolument pas ! Dommage !

mardi 30 septembre 2014

Billet spécial retrogaming

Dans le cadre du challenge Geek, le 30 septembre a été désigné The Day of the Tentacle "Le jour des listes". J'avais bien envie de lister les 10 jeux vidéos qui m'ont le plus enthousiasmée quand j'étais plus jeune. Je ne suis plus une joueuse assidue depuis de nombreuses années. Je ne possède qu'une Nintendo DS et je suis en constant pourparlers avec moi-même pour savoir si je dois investir ou non dans une console de salon... Mais fut un temps où je harcelais moralement mes parents pour en avoir une (ils n'ont jamais cédé d'ailleurs), où je me couchais à 2h du mat' après avoir joué des heures durant sur le 486 racheté à mon frère et où je pouvais dépenser 40 francs dans une borne d'arcade en 20 min. Mais ça, c'était avant.

Voici donc mon top 10 spécial nostalgie des 10 jeux sur lesquels j'ai passé le plus de temps. Pas d'ordre particulier... Attention : ça va piquer les yeux ! *^^*

Number 1 : New Zealand Story sur Amiga (possédé par une copine, chez qui j'ai passé un nombre d'heures considérables.....). Jeu de plateforme par excellence où, je vous le donne dans le mille, un kiwi doit se sortir d'une mauvaise posture. Avec des boss à la fin des niveaux.


Number 2 : Streets of Rage 2 sur MegaDrive (console possédée par mes cousins). Je ne dirais qu'une chose "YAKAPAAAAAAA !" (cri de guerre poussé par l'un des personnages lorsqu'il donnait un uppercut). Jeux de beat-them-all coopératif - si si, on pouvait jouer à deux - le but était de débarrasser la rue d'un gang. Bonjour la 2D !! Mais quel plaisir de taper sur tout ce qui bouge. Avec des boss à la fin des niveaux.

Number 3 : Le manoir de Mortevielle sur Amiga puis 486. Allergique aux voix synthétiques, s'abstenir... Dans un manoir perdu entouré par la neige, il fallait mener l'enquête sur un meurtre en interrogeant les personnages et en faisant certaines actions à certains moments. Je me souviens qu'on pouvait mourir de froid ou être jeté au fond du puis.

Number 4 : Sonic (sur Megadrive et Game Gear... la mienne !). Jeu de plateforme qu'on ne présente plus, il bénéficie d'un retour en grâce sur smartphone.

Number 5 : Civilisation I (sur 486). Comment oublier ce jeu qui m'a tenue éveillée des nuits durant... Les graphismes sont catastrophiques mais quel plaisir de jouer avec les Babyloniens à la conquête du monde. Je n'ai pas testé les dernières versions et je n'en ai même pas envie. Pour moi, c'est le seul, l'unique !

Number 6 : Indiana Jones and the Fate of Atlantis sur PC. Jeu de point and click, le scénario était particulièrement recherché et les graphismes proches du dessin animé très plaisants. J'ai d'ailleurs appris en jouant ce qu'était l'orichalque.

Number 7 : The 7th Guest sur PC. Premier jeu sorti sur CD-ROM au début des années 1990, il coûtait un bras mais offrait des graphismes époustouflants. L'histoire était sombre et passionnante avec une histoire de meurtre et de fantômes et des énigmes à résoudre, je rêve d'y rejouer et de le finir.

Number 8 : Alone in the Dark sur 486. Premier opus, il faisait déjà son petit effet, surtout quand on y jouait... seul dans le noir ! :)

Number 9 : La série des King Quest, notamment les V et VI. Série de jeu en point and click bourrée d'humour et de références à l'univers des contes, avec des graphismes très sympas. La durée de vie était vraiment bonne.

Number 10 : Mickey Land of Illusion (Game Gear). Jeu de plateau mettant en scène Mickey traversant des mondes très recherchés visuellement (je me souviens d'un haricot magique et d'un château hanté). Un des rares jeux que j'ai réussi à finir.


J'aurais pu ajouter Street Fighter 2, La bande à Picsou, Wolfenstein 3D, The Day of the Tentacle, Mortal Kombat, Tekken, Time Crisis et beaucoup d'autre encore, notamment des Freeware et des Shareware acheté sur disquettes via des magazines spécialisés. Rappelez-vous, l'époque où il fallait taper des commandes sous DOS ! :o)
J'ai pris un énorme plaisir à écrire cette liste et à rechercher des images qui m'ont rappelé plein de bons moments ! Nostalgie, quand tu nous tiens....

NB : aucune des images n'est de moi, je les ai prises au gré de mes pérégrinations sur le net pour écrire cet article.

jeudi 25 septembre 2014

"L'embellie" de Audur Ava Olafsdottir



Résumé : Quittée par son mari qui lui annonce avoir fait un enfant à une autre, une jeune femme décide de prendre des vacances prolongées à l'autre bout de l'Islande. Elle a en effet gagné à la loterie un chalet d'été et compte bien y passer quelques temps, loin de tout le monde. Mais sa meilleure amie a une grossesse compliquée et lui demande de garder pour elle son aîné de 4 ans, malentendant. Les voilà tout les deux embarqués dans un périple sur la seule route du pays.

Pourquoi ce livre ? : Achetée par une amie lors d'une sortie commune en librairie, je me suis laissée tenter quelques jours plus tard.
Avis : Nous partons en compagnie de la narratrice sur la route de cette contrée lunaire qu'est l'Islande. Laissant toutes ses possessions terrestres derrière elle. D'elle, nous n'apprendrons jamais son prénom. Nous devinons juste que c'est une femme qui en train de se découvrir et de se reconstruire. On découvre rapidement qu'elle a vécu un drame très jeune qui conditionne sa vision du monde, de la vie et des relations aux autres. Dans beaucoup de situations cocasses ou inattendues, elle fait preuve d'une constance de caractère sans faille ce qui la rend particulièrement attachante. On a l'impression que rien ne l'étonne : percuter un mouton, coucher avec un homme inconnu au bord d'une route déserte en pleine nuit, adopter un chaton, voir son mari partir avec une autre, tout est sur le même plan. Comme si finalement ce qui nous arrive de plus ou moins bien dans la vie est à prendre avec recul et philosophie.
La narratrice quitte tout un peu sur un coup de tête, remet son existence en question et prend la route (rien à voir donc avec la Julie de Demain j'arrête qui m'a tant déçue...). J'admire chez les gens cette force de caractère.
La vie, c'est ce qui ce arrive lorsqu'on sort de sa zone de confort (source)
Ce roman est un peu difficile à résumer car finalement il se passe toute une succession de choses. On se rapproche d'ailleurs du road movie avec un chaque étape notre héroïne qui devient un peu plus elle-même. Les flash-backs nous donnent de discrets éclairages sur sa vie passée.
Une très belle relation se noue avec Tumi, le petit garçon malentendant, chacun apprivoisant l'autre, chacun étant quelque part différent des autres. Tumi par ses handicaps, la narratrice par sa façon d'appréhender l'existence.
Les paysages islandais tiennent également la part belle, l'auteur nous offrant régulièrement des descriptions de cette contrée nordique. Je n'y suis jamais allée mais j'ai eu droit à des comptes rendus enthousiastes de proches me narguant de leurs photos toutes plus sublimes les unes que les autres. La toile de fond principale est la route circulaire qui fait le tour de l'île : on peut facilement boucler la boucle.
Un très beau texte, poétique et très touchant.

Point, 395 p., 2014.

mercredi 17 septembre 2014

Challenge Halloween édition 2014


Édition 2014, here I come ! Lou et Hilde remettent le couvert cette année avec le challenge Halloween auquel j'ai déjà participé l'année dernière.
J'ai mis de côté quelques lectures en attendant l'heure fatidique, soit le 1er octobre.
Mon programme est complètement intenable vu mon agenda professionnel à venir.... Mais qu'importe, voici ce que j'envisage de lire / voir cette saison :

La Dame en Noir de Susan Hill ainsi que son adaptation cinématographique avec Daniel Radcliffe. A condition que Monsieur accepte de voir le film à côté de moi, pas question de le visionner toute seule !

Appartement 16 d'Adam Nevill : parce qu'une histoire de force maléfique hantant un immeuble chic, c'est bien dans le ton du challenge, non ?



Un peu déçue de ma lecture de Hanté de James Herbert l'année dernière, je lui redonnerai sa chance avec la suite.


Un roman jeunesse avec Douze minutes avant minuit, depuis plus d'un an dans ma PAL. J'ai lu beaucoup de critiques positives et la suite est déjà sortie.

J'ai aussi de côté Train perdu wagon mort de Jean-Bernard Pouy mais là, 5 romans en un mois, c'est juste impossible en ce moment... Il me servira de joker si le James Herbert ne m'emballe pas.
J'espère que la trouillarde que je suis ne s'embarque pas dans un mois trop cauchemardesque !




samedi 13 septembre 2014

Les recalés de la chronique #1

Des fois, on commence un livre, parce que tout le monde en parle ou parce qu'on l'a repéré sur un blog / en librairie / dans la presse, etc. On le commence, on doute, on doute franchement, on s'accroche quand même, on le finit et on se dit "Plus jamais, la prochaine fois, j'abandonne la lecture !". Ce fut le cas ces dernières semaines avec ces deux livres.

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

Immense succès de librairie, je ne présente plus ce livre que je découvre 3 ans après tout le monde. J'ai été déçue par ce roman, essentiellement pour deux raisons :
* Les femmes sont prises pour des nouilles : mon jugement est dur mais si vous analysez le comportement de l'héroïne, vous vous rendez bien compte qu'elle fait des choses complètement aberrantes, tout ça pour un type qu'elle ne connaît pas, ou à peine. Gros cliché "L'amour déplace des montagnes".
* C'est une ode à la routine. Mais non, me direz-vous, puisque Julie quitte son emploi dans une banque pour devenir vendeuse en boulangerie. Certes, mais je vous répondrai que la boulangerie en question reste dans son quartier, tenue par une boulangère qu'elle connait depuis toute petite, qu'elle ne déménage pas, ne change pas vraiment de vie, bref ne prend pas de risque.
Heureusement que sa copine Sophie est là pour apporter des répliques qui font rire.

Au douxième coup de minuit d'Eloisa James


Celui-là, vous me direz, j'aurais dû me douter du contenu vu le titre de la collection "Aventures & passions". Je ne suis pas habituée aux codes de la romance n'en ayant lu qu'une et en voilà une bien dans le ton - je suppose. Je pensais vraiment lire une réécriture de Cendrillon et ça démarre plutôt bien puisque que Kate se rend au château du prince sous une fausse identité. Mais après ça, exit Cendrillon. On tombe dans une histoire de "je t'aime mais je ne peux être avec toi" qui dure 150 pages. Seul point positif, la marraine Lady Worthe qui apporte de l'humour et de la légèreté. Quelques réflexions sur la vie de couple sont bien senties mais c'est une déception. Peut-être une très bonne romance (je n'y connais rien) mais pas une réécriture de conte de fée.

samedi 23 août 2014

"Nymphéas noirs" de Michel Bussi


Résumé : Jérôme Morval, riche habitant de Giverny, est retrouvé mort dans le ruisseau qui serpente à travers le village. Son crâne a été fracassé. Qui s'est acharné sur cet homme ? Les pistes ne manquent pas car le notable local était connu pour ses aventures extra-conjugales et trempait dans quelques affaires louches liées au monde de l'art. Le commissaire Sérénac et son adjoint Benavides sont chargés de l'enquête. Bien vite, les deux hommes sont pris comme des mouches dans une toile d'araignée car Giverny, patrie de Claude Monet, n'est pas un village comme les autres.

Avis : Michel Bussi fait parler de lui en ce moment sur la blogosphère et figure régulièrement en tête des ventes (si j'en crois les derniers classements Livres Hebdo). J'avais envie de lire un polar ET de découvrir un nouvel auteur, ce roman tombait donc à pic.
Ce n'est pas la peine de chercher qui fait quoi, l'auteur nous emmène d'une fausse piste à l'autre jusqu'à la révélation finale qui nous punaise sur place. Le mieux est de ne pas jouer au lecteur-détective mais de se laisser porter par l'histoire, les personnages et surtout, par le lieu. Je ne connais pas Giverny mais une chose est désormais sûre : il va falloir que j'y aille ! Les descriptions du village et de ses environs en font un personnage à part entière. Il a l'air absolument magnifique - une fois qu'on a poussé tous les touristes...

On en apprend également beaucoup sur la vie de Claude Monet et sur son oeuvre : toutes les anecdotes sont véridiques (d'après une note de l'auteur). Nous avons même la chance de visiter le musée de Vernon.
L'intrigue en elle-même est bien ficelée et chaque personnage sonne juste. Nous voyons l'histoire se dérouler à travers les yeux d'une vieille habitante de Giverny, qui visiblement en sait beaucoup plus que ce qu'elle laisse paraître. Mais aussi à travers ceux de Fanette, jeune écolière de 11 ans et d'un narrateur discret. L'alternance des points de vue dynamise le rythme et la lecture est particulièrement fluide. Je mets juste un bémol sur l'inspecteur Sérénac... J'aime sa personnalité et sa façon d'échanger avec son collègue mais sa prise de position radicale et bornée ne le rendent malheureusement pas crédible dans sa fonction de commissaire.
L'intrigue se déroule presque exclusivement à Giverny, ce qui transforme l'ensemble en huis-clos. Ici, tout le monde se connait et galeries d'arts côtoient écoles de peinture et autres commerces. Comme le souligne l'inspecteur Sylvio Benavides, le bras droit de Sérénac, on a l'impression d'être face à une omerta digne d'un village Corse. L'atmosphère est particulière et les locaux n'aiment pas bien parler aux "étrangers". Mais quel secret cachent-ils donc tous ?
Le monde de l'art est aussi bien présent et on se cultive au passage sur le courant impressionniste. Mais point de cours magistral, l'auteur sait distiller son savoir tout au long du texte.
Ce roman vous promet un bon moment de lecture, n'hésitez pas.

Pocket, juin 2014, 492 p.

mercredi 20 août 2014

"Le dernier évènement" de Yoo Eunsil


Résumé : Comme tous les ans depuis plusieurs années, le grand-père de Yongouk annonce qu'il va mourir. Il demande donc à son petit-fils de faire venir sa famille auprès de lui pour un dernier adieu. Mais comme il a trop crié au loup, personne ne prend au sérieux cet appel. Quand l'inévitable finit pourtant par se produire , tous les proches de Papi sont là pour procéder aux rites funéraires et se rappeler la vie du défunt. Yongouk, qui était très proche du vieil homme, découvre à cette occasion quelques secrets de famille et va vivre les 24h les plus intenses de sa vie.

Avis : Cette lecture n'avait pas très bien commencé en ce qui me concerne... Le pauvre papi que tout le monde ignore et son petit fils Yongouk que tout le monde traite comme un moins que rien... Je me disais que j'étais face à une histoire peu réjouissante. J'ai pourtant bien fait de m'accrocher car j'ai passé un très bon moment.
Le thème n'est pourtant pas très joyeux - la mort d'un aïeul et ses conséquences - mais nous voilà face à une famille qui se retrouve, voir se découvre autour de cet "évènement". Chacun a une personnalité bien affirmée ce qui donne lieu à quelques échanges cocasses. Mention spéciale à la découverte de la tenue choisie par le grand-père ! Attention passage culte ! Traitée avec légereté mais néanmoins avec pudeur, la perte d'un grand-parent est le thème central de ce roman que nous lisons à travers les yeux de Yongouk, petit-fils dévoué. Un lien particulier l'unissait avec son grand-père et ils ont toujours été très proches. D'abord parce qu'ils partageaient la même petite chambre, mais ensuite parce qu'ils partageaient nombre de petits secrets de leur existence. J'ai été touchée par la banalité mais finalement la profondeur des petits riens de la vie qui les liaient. Yongouk découvre que son grand-père qu'il chérit n'était pas un père exemplaire et qu'il a beaucoup fait souffrir sa femme et ses enfants. La question du pardon est abordée, même si Yongouk se demande pourquoi les mots gentils pour son grand-père arrivent après sa mort. Moralité : ne pas attendre que les gens ne soient plus là pour leur dire qu'on les aime et qu'on les apprécie. J'ai été particulièrement émue par cette histoire car j'ai eu la chance d'avoir des grands-parents absolument formidables et maintenant qu'ils ne sont plus là, je pense encore à eux très souvent. Je comprends tout à fait l'attachement réciproque du vieil homme et de son petit-fils.
C'est aussi l'occasion de découvrir les rites funéraires en Corée, bien loin des nôtres : le défunt choisi une tenue de son vivant pour partir dans l'au-delà, on fait des offrandes de nourriture devant son portrait, les visiteurs défilent pour lui rendre un dernier hommage et déposent de l'argent dans une urne, on leur offre un vrai festin... Sans parler de la place des personnes âgées qui n'est pas la même d'une civilisation à l'autre. En Asie, il est généralement de coutume de prendre avec soi ses parents. Plusieurs générations vivent donc sous le même toît avec ce que cela implique dans l'organisation du quotidien.
Une note de l'auteur à la fin de l'ouvrage vient éclairer la morale du texte (extrait) : "Même si nous n'avons pas tous mené une vie exemplaire, je souhaiterais que nous soyons tous acceptés par les nôtres au moment de notre mort. Je voudrais que chacun puisse comprendre, tel Yongouk qui a si bon coeur, à quel point il est dur ne pas être aimé".
Une lecture émouvante sur la famille et le deuil que je recommande chaudement.

L'école des loisirs, mars 2014, 173 p.

jeudi 14 août 2014

"Upside Down" un film de Juan Solanas

Avec : Kirsten Dunst (Eden), Jim Sturgess (Adam), Timothy Spall (Bob Boruchowitz), Blu Mankuma (Albert).

Résumé : Adam et Eden se rencontrent par hasard alors qu'ils sont enfants. Une amitié les lie puis à l'adolescence, les deux jeunes gens tombent amoureux. Mais Adam et Eden appartiennent chacun à un monde où la gravité s'oppose à celle l'autre. Ils ne pourront donc jamais se toucher : le ciel de l'un est le sol de l'autre. Un jour, ils bravent l'interdit pour se retrouver, ce qui aura des conséquences catastrophiques pour tous les deux.

Avis : J'ai vu la bande-annonce de ce film une fois ou deux alors que j'allais en voir un autre. Comme mes sorties dans les salles obscures sont plus que rares, je dois faire des choix et même si Upside Down avait l'air intéressant, je ne suis pas allée le voir. Je me suis donc rattrapée avec le DVD emprunté dans ma médiathèque préférée (je donne dans le "é").
Une seul regret : ne pas être allée le voir au cinéma tant les effets visuels et la photographie sont époustouflants. Je fais partie de ces happy few qui n'ont pas un écran plat géant, du coup ça n'a pas été spectaculaire. Mais sans ça, je pense que j'en aurais vraiment pris plein les yeux.
Le directeur de la photographie (Pierre Gill) a fait un travail remarquable et on sent que chaque image a été reprise à l'aide de filtres.
L'histoire est somme toute classique - une histoire d'amour contrarié - mais elle a une vraie dimension poétique digne d'un conte de fée (oui, j'ai un petit coeur qui bat).
Les deux acteurs principaux sont irréprochables (Jim Sturgess et Kirsten Dunst), sans parler des acteurs secondaires qui apportent une touche de comique ou de tragique au film.
Les deux mondes sont visuellement très travaillés et opposés, au niveau de décors, des couleurs, des vêtements des gens, etc. Il ne s'agit pas d'une dystopie puisqu'on n'est pas sur Terre mais dans un autre système solaire ; on retrouve quand même des éléments de ce genre que j'apprécie volontiers en livre. Les échanges la tête en bas nécessitent quelques scènes pour s'habituer mais c'est une très bonne trouvaille. La scène où Adam doit aller aux toilettes illustre bien toute l'absurdité de sa situation.
S'il n'y avait qu'une morale, ce serait : sauvons les abeilles, elles nous sauverons. Ceux qui ont vu / verront le film comprendront. :)
Aucune hésitation à avoir : s'il vous passe entre les mains, jetez-vous sur ce DVD !


Warner Bros Vidéo, 105 min, 2013.