lundi 17 février 2014

"Petits meurtres en petite France" de Geneviève Senger

 
 
Résumé : Jules, élève de terminale dans un lycée de Strasbourg, prend des cours particuliers de chinois auprès de sa camarade Lan. Quand cette dernière est retrouvée sauvagement assassinée dans le pub où elle travaillait, pour l'adolescent, cela ne fait pas doute, c'est son patron et amant qui est coupable. Alors qu'il s'entête dans cette voie, deux autres meurtres viennent ébranler la communauté chinoise de la capitale européenne. Jules se serait-il trompé de coupable ? Son obstination ne risque-t-elle pas de le mettre en danger ?
 
Avis : Premier roman des éditions Oskar que je lisais, je me suis laissée tenter par l'histoire et le format (j'avais un aller-retour en train à occuper et je sentais bien que je pouvais finir ce livre de 240 pages).
Si le point de départ est "séduisant" - un maniaque s'en prend à des jeunes filles de la communauté chinoise de Strasbourg, le choix du narrateur a pour moi un peu gâché l'ensemble. Le jeune Jules ne m'a en effet pas paru très cohérent. Bien évidemment, il prend à coeur les disparitions puisqu'il était l'élève et le camarade de la première victime. Mais son attitude et ses propos m'ont quelque peu dérangée, notamment son premier interrogatoire au poste de police. J'ai trouvé que pour un ado de 17 ans qui n'avait jamais eu affaire aux forces de l'ordre, il était plutôt léger dans son attitude et sa façon de s'adresser à la policière qui l'interroge. Et ceci alors qu'il est plutôt réfléchi dans les passages introspectifs qui nous sont donnés à lire. Sans parler de la fameuse lettre qu'il écrit qui ne le rend pas sympathique au yeux du lecteur, même si cet évènement permet ensuite d'aborder des thèmes graves comme le suicide, la rédemption et la présomption d'innocence.
Quant à l'amour du jeune homme pour Li Ming, je me suis demandé d'où il arrivait. On nous l'expose comme un fait acquis alors que la jeune chinoise n'apparaît qu'à la moitié du roman et qu'elle ne donne pas l'impression de connaître le narrateur. Ils sont certes scolarisés dans le même établissement mais cela ne m'a pas paru suffisant.
Voir l'histoire à travers les yeux de Jules permet à l'auteur de nous mettre sur de fausses pistes mais la révélation finale m'a semblée un peu banale et je n'ai pas eu l'impression d'être face à une intrigue particulièrement complexe.
Une lecture en demi-teinte donc, qui a été rapide grace au style fluide de l'auteur mais dont l'intrigue et les personnage principal n'ont pas su me convaincre. Dommage !

Oskar éditions, 240 p., 2013.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire