samedi 2 août 2014

"Dolto, l'art d'être parents" d'Elisabeth Brami et Patrick Delaroche



Résumé : Plaidoyer en faveur des thèses de Françoise Dolto, voici un ouvrage qui s'attache à redorer le blason de la plus célèbre défenseuse de la cause des enfants. De plus en plus critiquée, Françoise Dolto aurait perdu de son aura en France. Elisabeth Brami et Patrick Delaroche (respectivement pschologue clinicienne et pédopsychiatre) veulent rétablir certaines vérités sur les théories développées par la psychanalyste. Découpé en 10 chapitres, les auteurs survolent rapidement les points qu'elle a particulièrement développés au cours de sa longue carrière pour qu'ils soient interprétés correctement : la personne de l'enfant, comment on écoute un enfant, parler à l'enfant, le mythe de l'enfant-roi, l'autorité, de l'erreur au sadisme, la loi et l'école, l'autonomie, "l'enfantement social".

Avis : Ce livre est arrivé entre mes mains assorti d'une jolie dédicace de la part d'Elisabeth Brami, auteure jeunesse prolifique que j'apprécie énormément. J'ignorais qu'elle était psychologue et disciple de Françoise Dolto. Ce livre est une défense farouche de ses thèses, car visiblement, elle est attaquée de toute part, par ses pairs et dans les médias. Ses théories sont remises en cause ainsi que son modèle éducatif.
Autant être claire dès le départ, je n'ai rien lu de Françoise Dolto et je ne suis pas du tout sensibilisée à son discours. J'ai mis un point d'honneur avant, pendant et après ma grossesse à ne rien lire sur l'éducation pour ne pas m'embarrasser d'idées. Chaque enfant est unique et chaque parent aussi. Même si des évidences universelles en matière d'éducation existent, chacun fait quand même ce qu'il peut.
Du coup, je suis passée à côté de cette lecture, le message ne m'a pas touchée 1. parce que comme dit plus tôt, je ne connais pas la pensée de Françoise Dolto 2. j'ai aussi eu un peu de mal avec certaines idées développées dans cet ouvrage.
Les auteurs rappellent bien qu'il ne faut pas interpréter au pied de la lettre les discours de la psychanalyste et c'est plus un esprit d'éducation qu'il faut respecter. Mais bon, lire par exemple qu'il ne faut pas dire "papa" ou "maman" en parlant de l'autre parent mais "ton papa" ou "ta maman", moi ça me fait un peu rire. C'est sans doute anecdotique mais plusieurs exemples similaires parsèment le livre.
Dans les grandes lignes, on comprend que Françoise Dolto a révolutionné la pédo-psychiatrie et a sans doute sauvé la mise à de nombreux parents. Je n'en doute pas, d'autant plus qu'avant elle, en gros, les enfants n'étaient pas spécialement considérés comme dignes d'attention. Maintenant, je pense que cette lecture qui vise avant tout à défendre les thèse de F. Dolto s'adresse à des personnes connaissant ses écrits ou à des parents intéressés par des lectures sur le développement de l'enfant. Ce qui n'est pas mon cas, ni pour l'un, ni pour l'autre (sauf en ce qui concerne les neurosciences !). Oui, mère indigne. Parfaitement. J'assume.



Albin Michel, mars 2014, 212 p.

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