lundi 11 mai 2015

"L'homme idéal (en mieux)" d'Angela Morelli



Résumé : Émilie, la petite trentaine, partage sa vie de prof de lettres entre ses corrections de copies, ses amies inséparables et la librairie de sa colocataire. Se remettant difficilement de sa rupture avec le père de sa fille, elle n'attend plus franchement le prince charmant. Même si elle en rêve, bien sûr. Le hasard fera entrer dans sa vie Samuel, ancien parent d'élève et veuf. Pour Émilie, il va bien falloir se remettre dans le grand bain de la séduction, ce qui n'est pas toujours gagné.

Pourquoi ce livre : Repéré chez deux blogueuses Miss Léo et Karine :)

Avis : De la chick-litt française, publiée chez Harlequin dans leur collection &H, j'étais curieuse. Pour moi, Harlequin, c'était surtout des séries qu'on achète en supermarché ou station-service (je suis rude !) et qui se passent soit à l'hôpital, soit dans un château en Ecosse au XVIIIème. La maison d'édition s'est bien modernisée et a fait un gros travail de dépoussiérage. Ne serait-ce que pour la couverture de celui-ci !
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le style au tout début. Il y a beaucoup de parenthèses qui servent à apporter des précisions humoristiques et du coup, ça surchargeait un peu l'ensemble. Mais au fil des pages, on change un peu de rythme et c'est vraiment pour le mieux. L'humour est bien sûr omniprésent, mais c'est mieux amené.
Angela Morelli, prof de lettres de son état, tente de prouver à son lectorat que oui, malgré leurs 18h de cours hebdomadaires (ou 15 pour les agrégés), les profs travaillent ! Ça m'a fait sourire. Parce que je sais que c'est vrai. Ceux qui appartiennent à la grande famille des enseignants retrouveront leur quotidien, pour les autres, pas sûr qu'ils y croient. J'insiste là-dessus parce que ça occupe pas mal de place dans l'ouvrage. Normal, Émilie est prof ! Ce roman a le mérite de montrer que oui, un enseignant rapporte du boulot à la maison. Et même beaucoup. En tout cas j'ai bien ri devant quelques situations professionnelles...
Émilie est bien ancrée dans son époque : séparée de son ex, accro au tchat Facebook, vissée à son smartphone, mère d'une pré-ado, sous perfusion de caféine, entourée de copines, mère particulièrement ch***** ("T'as pas des kilos à perdre ?"). On a évidemment envie de la voir trouver chaussure à son pied. 
Samuel est un peu trop parfait pour être honnête, je lui ai parfois trouvé un côté stalker à la limite du stressant : toujours au coin de la rue, mention spéciale au passage où Émilie et sa fille achètent un sapin de Noël. Mais peut-être suis-je trop tatillonne. En tout cas j'ai bien aimé les passages narrés de son point de vue. Clara est bien évidemment la copine qu'on rêve toutes d'avoir : déjà, elle bosse dans une librairie, en plus elle est généreuse et drôle.
J'avoue avoir été un peu gênée par les orgies d'alcool de la jeune femme et ses copines. La boisson n'est pas du tout mon truc, je fuis les soirées arrosées. Ouais, je suis super fun comme fille. Tuuuuuuuuuut ! :o) (en même temps j'ai déjà assisté à des choses vraiment laides... ceci explique celà). Le quatuor de copines enfile les mojitos et autres sex on the beach avec une constance désarmante voire un brin alarmante. J'aime à croire qu'on peut passer une bonne soirée sans descendre 3 bouteilles de champ' à quatre. Non, je ne suis pas sponsorisée par la ligue contre la violence routière.
Il y a une ou deux pistes que j'aurais aimé voir creusées : pourquoi diantre notre héroïne a-t-elle laissé tomber ses travaux universitaires 5 ans auparavant ? L'information est lancée comme ça au détour d'une page mais ne trouve pas de réponse. Notez que ce minuscule détail n'intéresse peut-être que moi. Deuxième chose : plusieurs fois, il est fait mention d'une lueur sombre dans le regard de Samuel, comme s'il cachait un passé trouble (ou des envies troubles). Et là pareil, ce n'est pas creusé.
Il y a quelques scènes hot, ce que je ne m'attendais pas du tout à trouver là du reste, mais elles restent soft et bien amenées. Il ne s'agit pas du tout d'une romance érotique ! Je trouve que l'auteure s'en sort d'ailleurs pas mal du tout, dans un style sobre et efficace.
Même si j'ai l'air de m'arrêter sur des détails, cette lecture légère m'a bien divertie, je vous la recommande si en ce moment vous avez besoin d'un livre avec un happy-end.

Harlequin, coll. &H, 2015, 288 p.(lu sur ma liseuse)

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