samedi 31 octobre 2015

"Douze ans, sept mois et onze jours" de Lorris Murail




Résumé : Walden, douze ans, est abandonné par son père dans une cabane au fond d'une forêt du Maine. Pour tenir, quelques boîtes de conserve, une carabine et deux livres de Henry David Thoreau. Pour survivre, le jeune garçon va devoir puiser dans ses ressources. 

Pourquoi ce livre : Je l'avais repéré à sa sortie et voilà qu'il fait partie d'un prix littéraire pour ados près de chez moi... Du coup, il s'imposait !

Avis : Difficile à classer, cette histoire commence comme un survival un peu cruel et puis... bascule complètement dans le thriller dans la 2ème partie. Il y a quelques passages relativement angoissants, notamment à la fin de la 1ère partie, avec un clin d’œil à Christine de Stephen King ! Et le coup du pigeon...... excellent !! Ce n'est pas non plus un roman angoissant outre mesure mais le décor crée un vrai sentiment de huis-clos.
On est bien évidemment obligé de prendre partie pour le pauvre Walden, abandonné par son père au fin fond d'une forêt du Maine, dans une pauvre cabane en bois. Je ne sais même pas comment il survit à sa première nuit sans mourir de peur. Et puis, même à 12 ans, on trouve en soi la force d'aller de l'avant. Il y a toujours cette idée malsaine en toile de fond qui consiste à vouloir à tout prix faire plaisir à son père.
On ne sait pas trop quoi faire au départ de ces pages "introductives" mettant en scène Jack mais on se doute bien qu'elles auront une importance capitale par la suite. Ce père de famille m'a semblé de prime abord parfaitement antipathique : viril à l'américaine (amateur de baseball et d'armes à feu, prenant son fils pour une mauviette parce qu'il n'est pas sportif.... sans parler de ses rapports avec sa femme). La suite de l'histoire le nuance un peu mais cela n'a pas suffit à le racheter à mes yeux. En effet, pourquoi ne s'est-il pas séparé de sa voiture, l'Impala rouge cerise ?... Et je ne suis pas la seule à me poser la question.
Le décor de la forêt du Maine est absolument magnifique, extrêmement bien décrit. On s'imagine tout à fait au bord de ces lacs, sous ces arbres centenaires. La nature est à la fois très belle et très hostile. Surtout pour un citadin qui n'a pas de notions de botanique !
Il s'agit également d'un hommage à l’œuvre de Henry David Thoreau, philosophe / essayiste / poète américain qui vécut seul pendant 2 ans au cœur de ces forêts. De lui, je ne connais que La désobéissance civile qui est une lecture que j'ai beaucoup appréciée.
Je n'ai pas été déçue par ma lecture, c'est une bonne découverte.

PKJ, 2015, 304 p.

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