dimanche 24 janvier 2016

"The light fantastic" de Terry Pratchett



Résumé : Rincewind et Twoflower sont sauvés in extremis d'une chute hors du Disque-Monde. Mais ceci n'est pas évidemment pas dû au hasard et voilà nos deux anti-héros missionnés pour éviter une catastrophe. En effet, la tortue A'Tuin fait route vers une mystérieuse étoile rouge qui grossit de jour en jour et menace le fragile équilibre du monde.

Pourquoi ce livre : J'ai lu le premier tome des chroniques de Discworld dans le cadre du challenge geek l'année dernière (dans ma PAL depuis... 20 ans) et j'avais envie de lire la suite.

Avis : Ce deuxième tome est tout à fait dans l'esprit du premier : déjanté, décalé, plein d'humour, sans temps mort.
Un bémol, la trame principale reste assez fine et du coup, j'ai parfois eu l'impression de lire une succession de scènes sans trop de lien, avec comme seul but de nous faire visiter tout un tas d'endroits différents (ce qui reste un but tout à fait honorable). L'ensemble m'a donc paru un peu décousu.
On passe d'une maison en pain d'épice au fin fond d'un bois à une montagne habitée par des trolls en passant par un magasin magique avant de revenir à Ankh-Morpork
Finalement, l'histoire la plus suivie reste celle du magicien Trymon à l'ambition démesurée qui cherche à s'emparer de l'Octavo, recueil qui contient les 8 sorts fondamentaux du Discworld. Enfin, 7 sorts puisque le 8ème s'est logé il y a des années dans la tête de Rincewind. L'alternance des passages permet de suivre l'action de deux endroits différents ce qui enrichit énormément la narration.
Je crois que mes deux personnages préférés sont Death et The Luggage. La Mort, parce qu'elle est représentée à l'ancienne, avec son capuchon et sa faux, qu'elle parle en majuscule et qu'elle a un sens de l'humour corrosif que j'adore. Le bagage ensuite (je ne connais pas son appellation en français), d'une fidélité sans faille, croisement d'un patou et d'un crocodile, qui l'air de rien occupe une place centrale et bien souvent, sauve la mise de Rincewind et Twoflower, son propriétaire.
Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris au pourquoi du comment de l'étoile rouge mais cela n'a pas d'importance et et ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture. J'aimerais maintenant en apprendre un peu plus sur les 8 sorts qui sont inscrits dans l'Octavo ainsi que sur l'Université.
Je ne vais pas me lancer dans le tome 3 tout de suite mais je le garde dans un coin de ma tête (d'autant plus que le tome 4 s'intitule... Death. Youpi !).
Si vous voulez vous lancer dans un univers devenu classique, n'hésitez pas à lire Terry Pratchett. Mais bien sûr, commencez par le tome 1 !

Corgi books, 2015, 284 p.

samedi 16 janvier 2016

"Une maison pour quatre" de Gilles Bizouerne et Elodie Balandras (ill.)



Une fois n'est pas coutume, voici aujourd'hui un superbe album des éditions Syros dans la collection "Paroles de conteurs".
Quatre animaux décident de se construire une maison mais la cohabitation s'avère plus compliquée que prévue, chacun ayant ses manies.
La chute m'a fortement rappelé La Moufle, grand classique du genre.
Les dessins sont très beaux, très colorés, chaque animal est bien représenté (sauf le hibou à qui il manque des aigrettes....).

Et surtout, c'est un album à lire à haute voix, pour le plus grand plaisir des petits - et moins petits ! Mon fils de 3 ans et des poussières adore, ils ne s'en lasse pas. Des changements dans la typographie peuvent aider ceux qui sont moins à l'aise avec cet exercice à placer leur voix : ainsi, certains passages sont écrits soit en majuscule, soit plus gros.
J'ai un faible pour le hibou, sachant que mon gremlins a une peluche de cet animal. Du coup on peut lui dire "Tu vois, quand tu dors, Hibou veille sur toi et sur ta chambre" (très pratique en période de cauchemars, croyez-moi). Et oui, dans cette histoire, Hibou ne dort pas la nuit - normal !, ce qui va entraîner une réaction en chaîne fort malheureuse pour les quatre compères. 


Un album très coloré, une histoire bien drôle, c'est un coup de cœur pour moi !

Je m'en vais regarder de près les autres albums de cette collection, on y retrouve notamment une pointure du conte, Muriel Bloch. Et certains titres sont accompagnés d'un CD audio, ce qui n'est pas le cas de celui-ci.
J'ai découvert en début d'ouvrages que les éditions Syros possédaient une chaîne Youtube. Elle n'est malheureusement pas bien alimentée..... A suivre.

Syros, coll. Paroles de conteurs, 2015, 28 p.

mardi 5 janvier 2016

"Les Assassins" de R.J. Ellory


Résumé : (4ème de couverture) Sur dix-huit mille meurtres par an aux États-Unis, seulement deux cents sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et véritable encyclopédie vivante des serial killers, celui-ci découvre en effet que les quatre meurtres ont été commis à la date anniversaire d’un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d’un tueur en série célèbre, selon une procédure rigoureusement identique. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s’inspire de ses prédécesseurs pour leur rendre un funèbre hommage ?

Pourquoi ce livre : Choisi dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés depuis 3 ans par le site PriceMinister.

Avis : Les serial killers et moi, ce n'est pas une grande histoire d'amour. J'ai lu il y a fort longtemps Whoever fights monsters sur les débuts du profilage et sur la traque des tueurs en série aux US et j'avoue avoir ressenti une certaine fascination malsaine mâtinée de dégoût pour cet univers bien glauque. Difficile de se sentir connectée devant les horreurs que sont capables d'accomplir ces malades. Car oui, il s'agit bien de gens malades.
Les Assassins rend compte de cette étrange et dérangeante attraction que de tels crimes peuvent susciter chez certains. L'ouvrage est extrêmement bien documenté, l'auteur signale à toutes fins utiles que ses références sont véridiques, attestées et vérifiées. Bien malheureusement. Car voici un sombre tableau de l'âme humaine qui nous est présenté. Nous découvrons ainsi que des gens absolument passionnés par les meurtres en série collectionnent plus ou moins légalement des photos de scènes de crimes, des objets ayant appartenu aux tueurs, entretiennent des correspondances avec ceux qui sont encore vivant derrière des barreaux, etc. J'ai envie de dire : chacun ses loisirs. Mais cela traduit quand même un certain malaise dans nos sociétés modernes.
L'histoire en elle-même est très accrocheuse : un "Commémorateur" se met en tête de reproduire les meurtres de certains des tueurs en série les plus célèbres des États-Unis. Aucune ressemblance donc entre les scènes de crime, les modes opératoires, les victimes (si ce n'est leur relatif jeune âge). La police est complètement dépassée et doit une lueur d'espoir à l’énigmatique John Costello, documentaliste / enquêteur pour un journal et spécialiste des serial killers.
Ce personnage est extrêmement intéressant car très intriguant. Nous ne voyons pas les choses de son point de vue mais de celui de l'inspecteur Ray Irving ce qui fait que jusqu'au bout, son implication dans l'affaire est particulièrement obscure. A-t-il un lien avec tout ce qui se passe ? Pourquoi aide-t-il la police ? N'est-il pas le mieux placé pour agir à sa guise ? Je ne dévoilerai bien évidemment rien de la fin (le pauvre lecteur comprend ce qui se passe dans les toutes dernières pages) mais disons qu'elle a été à la hauteur de mes espérances.
Si vous cherchez du sensationnel et du gore, passez votre chemin. Ce n'est pas le parti pris de R.J. Ellory qui se concentre plus sur la traque, le lien entre passé et présent que sur le rendu spectaculaire de certains meurtres. Des moments de tension très forte ponctuent le texte et ne laissent pas de répit. J'avoue m'être prise totalement au jeu et d'avoir tourné les pages avec appréhension. Mais ce qui glace bien évidemment le sang, c'est de ce dire que de tels meurtres ont bien eu lieu.
On apprend également qu'il est assez difficile de comptabiliser les crimes de chacun dans la mesure où régulièrement, des policiers zélés essaient de clore des affaires en rajoutant quelques cadavres sur le dos des tueurs. Ou bien alors soit ceux-ci se vantent au-delà de leur exploits, soit se taisent sur bien d'autres.
Pour la petite anecdote, le haut du pavé est apparemment détenu par un cannibale russe qui comptabilise plus de 150 victimes. Bon appétit bien sûr ! (et je ne parle pas des disparus de Juarez...). 

Une lecture prenante, une intrigue bien ficelée pour un univers dérangeant mais fascinant. Je recommande !

Merci au site Price Minister pour cette lecture !
 


Editions Sonatines, 2015, 567 p.

vendredi 1 janvier 2016

2016, nous y voilà !


Même pas le temps de dire ouf que le 1er janvier pointe le bout de son nez ! Mais où est passée l'année 2015 ???

Je vous souhaite à tous de très bons moments - de lecture ou pas - et plein de bonnes choses pour les 366 jours à venir (et oui, année bissextile oblige).

Aucune résolution livresque pour moi, 2016 promet d'être bien remplie avec l'arrivée d'un 2ème Gremlins à la maison. Je préfère prendre la vie comme elle vient et ne pas me mettre d'objectifs, aussi ludiques soient-ils !

PROFITEZ ! PROFITEZ ! PROFITEZ !