mercredi 9 mars 2016

"La jouissance" de Florian Zeller



Résumé : Nicolas et Pauline, jeunes trentenaires parisiens, s'aiment. Mais quand Pauline présente à sa moitié son  amie Sofia, le doute s'installe dans la tête du jeune homme : s'est-il piégé trop tôt dans une relation ? Est-il encore libre ? Face au changement d'attitude de son conjoint, Pauline elle aussi va traverser une  remise en question amoureuse.

Pourquoi ce livre : dans ma PAL depuis au moins 3 ans, il s'agissait d'un des livres de la rentrée littéraire 2012.

Avis : Le titre s'explique au fil de la lecture. Un brin racoleur, j'ai eu peur suite à certaines scènes de sexe du début qui n'apportent pas grand chose (à part un côté voyeur). Mais cela s'améliore un peu par la suite. J'écris "un peu" parce que l'ensemble n'a rien de réjouissant. Il s'agit plutôt de la chronique d'une mort annoncée, celle d'un jeune couple.
D'emblée, je n'ai ressenti aucune empathie pour les deux personnages, je n'ai pas compris leur questionnement après seulement 2 ans de vie de couple. J'avais l'impression d'être devant deux personnes qui font la crise de la quarantaine, pas du tout face à de jeunes bobos parisiens.
Bien sûr, ce roman soulève des questions essentielles sur la vie de couple mais cela a déjà été traité de nombreuses fois et beaucoup mieux. J'ai par exemple beaucoup apprécié la lecture grinçante de La bonté mode d'emploi de Nick Hornby, qui a eu le mérite de me faire rire.
Le parallèle entre ce que vit le couple et la construction de l'Europe est original et distrayant. Mais c'est bien tout. Les références au cinéma de la Nouvelle Vague m'ont laissée de marbre car ce n'est pas un courant qui m'intéresse (pas bien !!). Je ne possède sans doute pas les références nécessaires pour apprécier les citations qui ponctuent le texte.
L'ensemble est sauvé par la style de Florian Zeller, car c'est fluide et plutôt bien écrit.
Je suis visiblement passée à côté de ma lecture mais je ne doute pas qu'elle puisse plaire. En tout cas, elle a le mérite de se lire facilement.
Je suis preneuse d'autres titres de Florian Zeller pour exorciser celui-là !

Gallimard, 2012, 159 p.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire