lundi 11 décembre 2017

"Vivre heureux avec son enfant" de Catherine Guéguen

Résumé : "Un nouveau regard sur l'éducation au quotidien grâce aux neurosciences affectives". Comment faire quand votre enfant a des colères répétées ? S'il ne veut pas se coucher ? S'il ne veut pas manger, ni obéir ? Faut-il le punir ou s'opposer à lui ? Faut-il le laisser pleurer ? Au travers de nombreux exemples tirés de ses consultations, et en s'appuyant sur les recherches en neurosciences affectives, Catherine Guéguen propose ici une nouvelle approche : voir et ressentir le monde par les yeux de l'enfant et enfin pouvoir se mettre à sa hauteur.(4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : recommandé par une amie qui a lu tous les ouvrages de l'auteur.

Avis : Cette lecture arrive après plusieurs autres sur le même thème : Anne Baccus, Isabelle Filliozat et Céline Alvarez notamment, du coup j'y ai trouvé un peu de redite.
L'ensemble a été assez culpabilisant pour moi, peut-être aussi parce que je n'ai pas trouvé beaucoup de réponses à mes questions : ok, je fais visiblement des choses de travers, est-ce qu'il est trop tard ? que faire concrètement dans telle et telle situation ? Est-ce que par ma faute le cerveau de mon enfant est irrémédiablement altéré ? En effet, l'axe central de l'ouvrage concerne les neurosciences et l'impact du comportement des parents (et autres adultes référents) sur le développement du cerveau de l'enfant. Même s'il est indéniable que nos actions ont des conséquences sur certaines zones, attention à ne pas tomber dans le scientisme non plus !
Une petite lueur d'espoir jaillit vers la fin puisqu'on apprend que le cerveau des ados dont la mère a un comportement chaleureux est capable de se "remodeler" au niveau du cortex pré-frontal. Tout n'est pas perdu ! :)
J'ai lu pas mal d'ouvrages sur la parentalité positive et j'en arrive à la conclusion que j'ai lâché prise et abandonné l'idée d'être une mère parfaite. Je reste le produit de mon éducation et de mon parcours. Ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi ou ne pas essayer de s'améliorer - je pense notamment à l'aide la communication non violente, mais je refuse de me mettre trop la pression. Les enfants ont aussi besoin que leurs parents soient naturels !

Voici un lien vers un article très déculpabilisant sur le burn-out parental : 
http://madame.lefigaro.fr/enfants/burn-out-parental-la-tyrannie-de-l-exigence-psycho-160817-133525
Les enfants sont effectivement devenus le signe de réussite sociale de leurs parents... Pour info, mon fils aîné de 5 ans et quelques ne parle pas anglais, ne fait pas de poterie après l'école et ne pratique pas non plus la musique. En revanche, il fait 1h de cirque par semaine, il adore s'inventer des histoires, feuilleter des BD pendant des heures (obsession totale pour Tintin et Lucky Luke), faire de grands tours à vélo avec son père, chanter, danser, se déguiser et construire des tours pirates improbables en Lego. Et j'en passe ! Je trouve ça plutôt chouette. Et suffisant. On court toute la semaine pour tout, "glandouiller" chez soi c'est bien aussi.

Cette lecture est intéressante si c'est par elle que vous commencez sur ce thème. Sinon, vous risquez de relire les mêmes arguments que dans d'autres publications.

Pocket, 2017, 305 p.

jeudi 30 novembre 2017

Deux contes de fées pour le prix d'un : "Off the page" et "The potion diaries"


Comme ce furent deux lectures plaisantes mais pas non plus les romans du siècle, je fais d'une pierre deux coups avec un billet réunissant Off the Page et The potion diaries.
Aucun des deux n'est visiblement traduit pour l'instant.

Off the page de Jodi Picoult et Samantha van Leer (Hodder, 2015, 372 p.)
Pris sur la table des nouveautés en anglais à la BM, je l'ai surtout choisi parce que la couverture propose une animation en réalité augmentée et que j'en avais besoin... pour le travail.
J'ai commencé l'histoire avant de réaliser qu'il s'agissait d'une suite mais les auteurs annoncent qu'il peut se lire seul quand même, ce qui est le cas.
Nous suivons les aventures de Delilah, ado américaine discrète et amatrice de livres qui a réussi à faire sortir d'un livre de contes le Prince Oliver, son héros (cette partie se passe dans Between the line, le prequel donc). Mais pour sortir, il a fallu que quelqu'un entre dans l'histoire. C'est Edgar, le fils de l'auteur et sosie du prince, qui prend cette place. Des évènements imprévus s'enchaînent et rien ne se passe tranquillement.
J'ai bien aimé voir les premiers pas d'Oliver dans notre monde, obligé de rentrer dans la peau d'un ado allant au lycée alors qu'il parle comme un personnage de conte et prend tout au 1er degré. J'ai même franchement rit une ou deux fois (toujours très discret quand on est dans le train...).
L'ensemble est plein de charme et de fantaisie, il y aussi pas mal d'émotions, de quiproquo ce qui fait qu'il se lit vite.
C'est charmant, sympa et permet de passer un moment agréable et léger. Parfait pour ce temps morose.
NB : j'ai émis un hoquet d'angoisse en lisant sur la 4ème de couverture que les fans de Twilight allaient adorer.... Je ne comprends pas cette référence car les deux n'ont rien à voir.

The potion diaries d'Amy Alward (Simon & Schuster, 2016, 353 p.)
Repéré il y a quelques mois sur la blogosphère anglo-saxonne, j'ai profité d'une commande pour le glisser dans mon panier.
La princesse du royaume de Nova s'administre par erreur un filtre d'amour destiné à son meilleur ami. Elle tombe alors éperdument amoureuse de son reflet et sombre peu à peu dans la folie. Le roi et la reine organisent donc une "grande chasse" (great hunt) à l'ingrédient magique pour élaborer la potion inverse. S'y pressent les meilleurs alchimistes du royaume, dont Samantha Kemi, qui ne jure que par les ingrédients naturels. Elle est opposée - entre autres - à Zain Aster, meilleur ami de la princesse et héritier d'un laboratoire qui ne fabrique que des éléments synthétiques. Leurs recherches les mènent aux quatre coins du globe dans des endroits tous plus fascinants et dangereux les uns que les autres.
Il y a un mélange de conte de fées avec grimoire et de nouvelles technologies assez déroutant au début mais on se laisse vite emporter par cette course. Ce n'est pas un coup de cœur mais l'histoire est plutôt sympa et bien écrite. Le côté romance m'a laissée de marbre et  fort heureusement, il ne prend pas le pas sur le reste. On croise des sirènes, des licornes, des abominables hommes des neiges, c'est divertissant.

mercredi 22 novembre 2017

"La Passe-Miroirs T3 : La mémoire de Babel" de Christelle Dabos



Résumé : Deux ans et demi ont passé depuis la disparition de Thorn. Ophélie est retournée dans sa famille sur l'arche d'Anima mais la jeune fille se morfond. Seule l'arrivée de cartes postales la sort de ses ruminations. Lorsque l'opportunité de fuir sur l'arche de Babel se présente, notre héroïne n'hésite pas et en profite pour mener son enquête. Arrivera-t-elle à retrouver son fiancé ? Qui sont ses nouveaux adversaires ?

Pourquoi ce livre : pour continuer cette saga qui me charme beaucoup.

Avis : Même si l'imaginaire de Christelle Dabos semblait jusque là inspiré par Lewis Caroll et son Alice, je trouve que ce tome-ci louche plus du côté de Jules Verne et H.G. Wells. Les automates et autres dirigeables n'y sont bien sûr pas pour rien. L'ensemble à un petit côté Steampunk qui n'est pas pour me déplaire en tant que grande amatrice du genre et de son esthétique.

mardi 14 novembre 2017

"Légende d'un dormeur éveillé" de Gaëlle Nohant



J'ai reçu ce roman dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés tous les mois de septembre depuis 6 ans par le site PriceMinister - Rakuten (#MRL17 sur les réseaux sociaux)


L'idée est de faire une chronique originale pour rendre compte de sa lecture.
Le livre partant sur les traces du poète Robert Desnos, j'ai donc tenté un compte-rendu sous forme de vers. Hum. Soyez indulgents, les cours de français sont loinnnnnnnn derrière... :o)

Robert Desnos, poète surréaliste du Paris des Années folles,
A vécu mille vies empruntes de liberté.
Sa plume si particulière lui fit croiser du monde,
De Cendrars, Aragon, Breton à Eluard.
Ses déambulations nocturnes colorées par l'opium,
Lui inspirèrent ses plus beaux vers.
L'amour guida aussi son imagination :
Elle s'appelait Yvonne George, chanteuse de music-hall
Et fut sa mystérieuse, car il rêvé tant d'elle.
Artiste engagé, il fut aussi résistant
Et c'est 1945, qui s'est éteint à la libération de son camp.
Gaëlle Nohant lui rend ici un sublime hommage
Marchant dans les pas de ce dormeur éveillé.
L'auteur le hisse au rang de légende,
Ce poète qui depuis ses 16 ans l'a si souvent accompagnée.
J'ai découvert un homme exceptionnel d'une droiture exemplaire
Moi qui jusqu'alors ignorait tout de sa vie.
Je remercie cette (docu)fiction pour la poésie qu'elle m'a offerte.
Ces quelques vers ne rendent pas hommage aux 540 pages du texte
A vous maintenant de vous lancez dans ses chapitres.

Editions Héloïse d'Ormesson, août 2017, 543 p.

mercredi 8 novembre 2017

"The girls" d'Emma Cline



Résumé : L'été 1969 s'étire paresseusement pour Evie Boyd, adolescente de 14 ans. Ses journées se suivent et se ressemblent, à feuilleter la presse féminine avec sa meilleure amie et à essayer de jouer aux grandes. Elle s'apprête à intégrer un internat à la rentrée, perspective qui ne le réjouit guère. Alors qu'elle se repose dans un parc, elle aperçoit un groupe de 3 jeunes femmes qui la captivent. Complètement à part, elles semblent venir d'un autre monde. Le hasard fera qu'Evie recroisera leur route, notamment celle de Suzanne, qui subjugue complètement l'adolescente. Elle l'emmène avec elles au ranch pour lui présenter leur mentor, Russell, homme charismatique par qui le malheur arrivera.

Pourquoi ce livre : repéré partout depuis sa sortie et notamment sa re-sortie en poche.

Avis : Voici une lecture qui aura eu du mal à passer. L'ensemble est fort long et fort lent.

mercredi 1 novembre 2017

"Fais-moi peur" de Malika Ferdjouk


Résumé : En ce 23 décembre, les époux Mintz se rendent à l'inauguration du nouvel opéra, laissant à la maison leurs cinq enfants. Bien qu'un peu inquiets, ils comptent sur les aînés pour rétablir l'ordre et demandent à Radiah, leur baby-sitter occasionnelle de passer faire un tour. Mais le destin va faire sortir Monsieur N, tueur à la haine féroce, qui décide de trucider toute la maisonnée. L'obscurité, le froid et la neige ayant incité tout le monde à rester au chaud, les rues désertes lui laissent la voie libre.

Pourquoi ce livre : Je n'ai pas résisté devant le titre, il tombait à pic pour le Challenge Halloween !

Avis : J'ai été un peu surprise de cette lecture jeunesse car on se trouve face à un subtil mélange entre drame et suspens. Drame car l'Histoire avec un grand H s'invite au milieu de la tension dramatique en la personne de la grand-mère des cinq enfants, Mamido.

mardi 24 octobre 2017

"Comme par magie" d'Elizabeth Gilbert



Résumé : Avec "Comme par magie", [Elisabeth Gilbert] puise dans son propre processus de création pour partager son point de vue unique sur la créativité. Elle nous invite à découvrir les "trésors cachés" qui sommeillent en chacun de nous et à les mettre en pratique pour être créatif au quotidien (dans la famille, la vie professionnelle, l'amitié, les loisirs, etc.).
En exposant les six forces qui permettent de libérer notre créativité (courage, enchantement, permission, persistance, confiance et divinité), elle nous ouvre les portes d'un monde de merveille et de joie. (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : acheté sur un coup de tête lors d’un passage en librairie.

Avis : Je m’intéresse à tout ce qui touche aux techniques de créativité, du coup j’ai été attirée par le sous-titre du livre : « vivre sa créativité sans la craindre ». Le fait que l’auteur soit Elisabeth Gilbert n’a rien gâché puisque j’avais énormément aimé Mange, prie, aime.

samedi 14 octobre 2017

"Mr Mercedes" de Stephen King



Résumé : L'inspecteur Hodges a pris sa retraite des forces de police. Sa vie n'est désormais plus qu'une lente spirale qui risque de l'amener vers le fond du trou. Lorsqu'il reçoit une lettre du tueur à la Mercedes, c'est un coup sur la tête qui le remet sur les rails. Ce psychopathe est responsable d'un atroce carnage et a réussi à échapper à Hodges alors en charge de l'enquête. Comment oublier ces gens morts ou handicapés, écrasés par une SL500 de presque 2 tonnes alors qu'ils faisaient la queue lors d'un forum de l'emploi ? L'ancien enquêteur décide de coincer seul celui que la presse a surnommé "Mr Mercedes". Mais ce dernier est tout près et l'idée de recommencer à tuer est de plus en plus forte.

Pourquoi ce livre : repéré chez le discounter Noz pour 3 francs six sous, il tombait à pic.

Avis : Je ne suis pas experte de l’œuvre de Stephen King. Quand à l'adolescence, nombre de mes compatriotes se lançaient à corps perdu dans tous ses romans, je suis sagement passée à côté. C'est donc sur le tard que j'entame ma découverte. The Mist m'avait fait une très forte impression.
Me voilà donc face à Mr Mercedes qui n'est pas une histoire d'épouvante ou d'horreur mais un thriller dans la plus pure tradition du genre.

vendredi 6 octobre 2017

"Le dernier loup-garou" de Glen Duncan



Résumé : Jake Marlowe, plus de 200 ans d'existence, semble être le dernier loup-garou. Espèce pourchassée par une mystérieuse organisation, il a passé sa vie à fuir. Mais cette fois, il se promet que la prochaine lune sera sa dernière. L'envie de lutter n'y est plus. L'expérience aurait sans doute dû lui apprendre qu'en 30 jours, l'imprévu peut toujours se produire. Une petite flamme de volonté peut se rallumer envers et contre tout (et tous).

Pourquoi ce livre : recommandé par ma tante de... 82 ans. Je sais, j'ai une famille en or ! :o)

Avis : J'ai eu du mal à entrer dans ce livre, car je l'ai commencé en VO mais l'anglais était trop compliqué pour moi. En plus, notre loup-garou est un érudit, aimant les références littéraires pas toujours évidentes. Bref, après avoir récupéré la traduction à la BM, tout m'a paru beaucoup plus limpide.

samedi 30 septembre 2017

"Les animaux ne sont pas comestibles" de Martin Page



Résumé : Récit du parcours de l'auteur vers le véganisme, ce livre navigue entre essai et aventure intime pour présenter la cause animale comme une lutte politique et éthique exigeante mais aussi joyeuse et inventive. (...) En racontant son quotidien, en présentant d'autres trajets et motivations (liées à l'écologie, à la santé), en informant sur la nutrition, en montrant que le véganisme est accessible et gourmand, et qu'il n'a rien à voir avec l'ascèse ou la pureté, Martin Page invite chacun, qu'il soit végane, végétarien ou omnivore, à s'interroger sur le regard qu'il pose sur les animaux et sur la place que leur assigne la société.
La lutte pour les animaux est une question de justice sociale. Il est plus que temps d'inventer un monde empathique et égalitaire. (extrait de la 4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'auteur sur son parcours de végane lors de la fête du livre de Villeurbanne en début d'année.

Avis : Je suis dans une démarche où je m'interroge sur la provenance de la nourriture que je mange et j'ai de plus en plus de mal à manger de la viande. Je suis passée au rayon boucherie de mon supermarché par plus tard que ce matin avec l'idée de prendre des côtes de porc. Et quand j'ai vu la photo du cochon  juste au dessus des barquettes, j'ai renoncé. Je vois l'animal mort là où je voyais juste un bout de viande avant. Oui je sais, c'est rude.

dimanche 17 septembre 2017

"Chasseurs de livres" de Jennifer Chambliss Bertman



Résumé : Fraîchement débarquée à San Francisco, Emily est excitée à l'idée de poursuivre sa Chasse aux livres dans la ville de son fondateur, Garrison Griswold. Mais à peine ses bagages posés qu'elle apprend que son idole a été agressé. Et ce, alors même qu'il s’apprêtait à révéler au monde entier son nouveau jeu littéraire. Quand la jeune fille met par hasard la main sur un mystérieux livre, une course effrénée commence !

Pourquoi ce livre : lu avec une idée d'exploitation dans la tête pour le travail...

Avis : Un livre qui mêle amour de la lecture, chasse au trésor, codes secrets et réseaux sociaux du livre, voilà qui avait de quoi m'allécher. L'histoire surfe sur la vague du géocaching (utiliser le positionnement GPS pour dissimuler ou rechercher des messages ou des objets partout dans le monde), le bookcrossing (déposer un livre n'importe où pour qu'il soit trouvé, lu et à nouveau déposé pour le suivant) et les réseaux sociaux du livre.
Les personnages sont attachants, notamment Emily qui n'a pas une vie comme les autres avec les déménagements intempestifs de ses parents. Les livres sont pour elle le moyen de s'évader. Son amitié avec James met du baume au coeur.
Les méchants sont en revanche un peu clichés.
L'histoire rend aussi hommage à Edgar Allan Poe, ce qui donne envie de relire ses nouvelles ! Je me plongerai dans sa biographie car visiblement, celle qui était en vigueur jusqu'à il y a peu ne reflétait pas la réalité du personnage. C'est très bien expliqué en fin d'ouvrage d'ailleurs dans des notes de l'auteur. Elle s'inspire en effet de personnages historiques.
Le roman est aussi l'occasion d'une jolie balade dans les rues si atypiques de San Fransisco puisque la ville sert de toile de fond à l'intrigue.
De jolies illustrations ponctuent également le texte, ce qui apporte un plus.
L'ensemble est très plaisant mais vraiment pour les plus jeunes. Je n'ai plus trop l'habitude !

Robert Laffont jeunesse, 2017, 441 p.

mercredi 6 septembre 2017

"Treize raisons" de Jay Asher



Résumé : Hannah Baker, lycéenne a piori sans histoire, s'est suicidée. Clay Jensen, qui fréquentait le même établissement, reçoit alors sept cassettes audio sur lesquelles la jeune fille s'adresse aux treize personnes qui pour elle ont influencé son geste. L'adolescent, d'abord sous le choc et réticent, se laisse emporter par le récit de sa camarade. Il comprend au fur et à mesure des faces qui défilent que bien souvent, le diable se cache dans les détails et qu'un rien, un regard, un mot, une main qu'on ne tend pas, peuvent faire basculer une situation.

Pourquoi ce livre : repéré à sa sortie, j'ai finalement attendu plusieurs années et l'annonce d'une série Netflix pour le lire.

Avis : Voici un livre qui m'a laissée un peu groggy, comme si j'avais été assommée. J'ai enchaîné les pages sans pouvoir m'arrêter, me couchant à point d'heure pour avancer un maximum.

mercredi 30 août 2017

"Addict" de Jeanne Ryan




Résumé : Vee est une lycéenne plutôt sage et introvertie qui vit dans l'ombre de sa meilleure amie. Par  défi personnel, elle s'inscrit au jeu qui fait fureur sur Internet : Addict. Il faut dire que les organisateurs savent l'attirer avec des cadeaux qui lui font envie. Lorsqu'elle se retrouve en équipe avec le beau Ian, elle ne peut qu'accepter défi sur défi. Ses supporters, de plus en plus nombreux, la soutiennent et la motivent aussi. Jusqu'à ce que le jeu prenne un goût amer. Mais une fois lancée, comment s'arrêter ?

Pourquoi ce livre : j'ai vu le film tiré de ce roman et il était pas mal du tout. J'ai eu envie de lire l’œuvre originale.

Avis : Attention, ne vous arrêtez surtout pas à cette couverture insipide !
Addict a pour thèmes centraux l'identité numérique, la télé-réalité et l'image qu'on donne de soi aux autres. Il montre bien le mécanisme innocent et simple au départ qui peut pousser quelqu'un dont ce n'est pas la tasse de thé à se mettre en avant et se faire complètement happer par quelque chose qui le dépasse.

lundi 21 août 2017

"Caraval" de Stephanie Garber




Résumé : Scarlett et sa sœur cadette Donatella sont prisonnières de leur île natale. Sous le joug d'un père cruel, l'aînée s'apprête à faire un mariage arrangé. Mais alors que la date de la cérémonie se rapproche, elle reçoit une mystérieuse invitation pour le jeu de Caraval. Légende, le maître de cérémonie, l'a invitée personnellement. Scarlett a toujours rêvé d'y participer. Aidée de Julian, marin de passage, la jeune fille et sa sœur se rendent en secret sur l'île des songes qui accueille le jeu. Mais à leur arrivée, Donatella est enlevée. Scarlett réalise qu'elle devra à tout prix gagner si elle veut revoir sa sœur. Dans ce lieu étrange où tout n'est qu'illusion, à qui pourra-t-elle se fier ?

Pourquoi ce livre : à force de le voir partout... je mesure vraiment l'impact du marketing et des réseaux sociaux sur les choix des lecteurs... Ça ferait un excellent sujet de thèse (si je faisais une thèse bien sûr ! 😆).

Avis : Voici un livre dont je n'arrête pas de voir la couverture sur les réseaux sociaux. Il faut dire qu'elle est plutôt réussi dans le genre "j'attire l'attention" : paillettes, écriture élaborée, couleurs sombres. Il était sur la table des recommandations ados pour l'été à la BM, je l'ai donc pris sans hésitation.

vendredi 11 août 2017

"Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard




Résumé : Nous aspirons tous au bonheur, mais comment le trouver, le retenir et même le définir ? A cette question philosophique par excellence, traitée entre pessimisme et raillerie par la pensée occidentale, Matthieu Ricard apporte la réponse du bouddhisme : une réponse exigeante mais apaisante, optimiste et accessible à tous. Cesser de chercher à tout prix le bonheur à l'extérieur de nous, apprendre à regarder en nous-même mais à nous regarder un peu moins nous-même, nous familiariser avec une approche à la fois plus méditative et plus altruiste du monde...(4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : recommandé il y a des lustres par une collègue, je l'ai enfin lu après plusieurs années dans ma PAL.

Avis : Voici un livre salutaire que chacun devrait lire. 
Divisés en chapitres clairs, il aborde des sujets comme la gestion des émotions, les écueils de l'ego (l'un des plus gros problèmes de nos sociétés occidentales), les voix possibles pour gagner en sérénité, etc. Les notions principales sont bien définies, toujours au regard du bouddhisme.

dimanche 30 juillet 2017

"Le tueur à la cravate" de Marie-Aude Murail

 
 ©Ecole des loisirs


Résumé : Ruth Cassel trouve une ancienne photo de classe dans les affaires de son père. Aidée d'une copine, elle la met en ligne sur le site perdu-de-vue.com. Son but est de réussir à identifier les deux jumelles de la photo, qui sont sa mère et sa tante. Très rapidement, des contacts sont pris et des mails échangés. Mais les deux adolescentes vont réveiller le passé. En effet, la tante de Ruth a été assassinée par le tueur à la cravate l'année de sa terminale. Même si le coupable est derrière les barreaux, la vérité a-t-elle vraiment été faite sur cette sordide affaire ?

Pourquoi ce livre : arrivé au bon moment sur mon bureau !

Avis : On ne présente plus Marie-Aude Murail, auteure connue et reconnue pour la jeunesse. J'avais vu passer ce titre à sa sortie et quand une collègue me l'a mis entre les mains, je n'ai plus hésité.

mardi 11 juillet 2017

"The little shop of Happy ever after" de Jenny Colgan


Pas encore traduit en français. Too bad !!!


Résumé : Nina est bibliothécaire et habite Birmingham. Ce qu'elle aime par dessus tout - à part lire !, c'est conseiller le bon livre à la bonne personne. Quand une réduction d'effectifs est annoncée, elle en profite pour faire un grand saut dans l'inconnu : départ pour l’Écosse dans le but de créer un camion-librairie. Après des débuts difficiles, la jeune femme espère trouver sa place dans la communauté.


Pourquoi ce livre : besoin de détente !


Avis : L'ensemble est bien écrit, pas cul-cul la praline pour deux sous et sent bon l’Écosse et les grands espaces. J'ai d'ailleurs pris le métro parisien juste après l'avoir fini et j'ai été prise d'une crise de fou rire vu l'opposition ultime entre ces deux univers.


samedi 1 juillet 2017

"Le parfum des fraises sauvages" d'Angela Thirkell

traduit en français aux éditions 10/18

Résumé : La jeune Mary Preston, désargentée, est invitée à passer l'été à Rushwater, la demeure familiale de sa tante Agnès. Elle y est accueillie par Lady Emily, l'excentrique doyenne. Alors que la jeune femme apprend à connaître un peu mieux ses hôtes, elle tombe sous le charme de David Leslie, playboy dilettante de la famille. Tandis qu'une grande fête d'anniversaire se prépare, Agnès et Lady Emily envisagent un meilleur parti pour Mary. Le cœur a ses raisons...

Pourquoi ce livre : l'envie de lire quelque chose de léger et de découvrir un auteur.

Avis : Je ne vous fais pas mariner plus longtemps, j'ai pris un immense plaisir à lire ce roman.

dimanche 25 juin 2017

"L'invasion du Tearling" d'Erika Johansen



Lu en anglais mais traduit en français aux éditions JC Lattès.

Résumé : Le royaume du Tearling ne faisant plus parvenir d'esclaves au royaume voisin de Mortmesne, la Reine Rouge décide de mobiliser son armée pour répandre la terreur et atteindre la jeune souveraine Kelsea. Cette dernière organise la résistance dans un climat de confiance toute relative. Ses deux pendentifs de saphirs semblent gagner de plus en plus de pouvoir et font subtilement changer Kelsea, tant physiquement que moralement. Quand l'ennemi franchit la frontière, l'heure du bilan a sonné pour la Reine qui doit assumer ses décisions. Pourra-t-elle sauver son peuple et son royaume, mais surtout, à quel prix ?

Pourquoi ce livre : Lu dans le cadre du challenge des 12 thèmes (je suis carrément en retard pour mai.......).

Avis : Le 1er tome des aventures de la jeune Kelsea Glynn m'avait vraiment enthousiasmée et je suis ravie de pouvoir annoncer que ce deuxième opus ne faiblit pas en intensité dramatique.
Suite à sa décision d'arrêter les convois d'esclaves, le royaume du Tear est en fâcheuse posture puisque l'armée de Mortmesne va l'envahir. Et visiblement, pillage, meurtres, viol et compagnie font partie de ses "loisirs". Sachant que l'armée Tear ne fait pas le poids, ni en nombre, ni en équipement.


jeudi 15 juin 2017

"La meilleure d'entre nous" de Sarah Vaughan



Résumé : Angleterre, de nos jours. La chaîne de magasins d'alimentation Eaden organise un concours de pâtisserie pour trouver la nouvelle Kathleen Eaden. Cette dernière, épouse du fondateur de la marque, a écrit dans les années 60 un ouvrage de pâtisserie devenu une référence nationale. Cinq candidats sont retenus et vont s'affronter autour d'épreuves variées. La pression, les attentes personnelles et la vie de famille vont les rattraper tour à tour et leur faire découvrir à chacun leurs vraies valeurs.

Pourquoi ce livre : repéré dans plusieurs magazines, j'ai craqué sur le thème de la pâtisserie.

Avis : Mes trois hommes à la maison ne s'en plaignent pas, j'enchaîne les gâteaux, biscuits et autres entremets. En gros, je suis en pleine période pâtisserie. J'avoue aussi regarder "Qui sera le meilleur pâtissier ?" parce que pour une fois, on les voit vraiment préparer les desserts (contrairement à Top Chef où la scénarisation me hérisse le poil). Bref !


lundi 5 juin 2017

"La bouche pleine : encore des poèmes pressés" de Bernard Friot


On ne présente plus les Histoires pressées de Bernard Friot qui sont devenues des classiques de la littérature jeunesse. Je ne connaissais pas les poèmes de la série, c'est désormais chose faite avec ce recueil autour de la cuisine, de la nourriture et des repas. L'auteur joue avec les expressions "ne pas en laisser une miette", "avoir l'estomac dans les talons", etc ainsi que le champ lexical de la cuisine.
Le résultat est une succession de poèmes truculents, qu'on lit d'une traite comme on mangerait un pain au chocolat. Pour filer la métaphore, je dirais que je me suis purement et simplement régalée !

mercredi 24 mai 2017

"Les mille talents d'Euridice Gusmão" de Martha Bathala



Résumé : Destins de femmes et de familles dans le Rio des Années 50 et 60. Nous suivons Euridice, mère de famille qui tente de trouver un sens à sa vie en s'essayant d'abord à la cuisine, puis à la couture. Marquée par la disparition subite de sa sœur à l'adolescence, la femme qu'elle est devenue n'arrive pas à s'émanciper. Quels évènements pourront lui donner le coup de fouet nécessaire pour se remettre en question ?

Pourquoi ce livre : repéré en librairie pour sa couverture flashy, j'ai craqué à la BM quand je l'ai vu sur la table des nouveautés.

Avis : Il est des promesses qui ne sont pas toujours tenues. Il y a aussi des scénarii qu'on s'invente autour d'un livre et qui ne se réalisent pas. Cette lecture est l'histoire d'un rendez-vous manqué. La 4ème de couverture laisse sous-entendre qu'Euridice ne se laisse pas faire et se réinvente. Ce n'est pas du tout le cas. Alors que la couverture archi colorée laisse sous entendre une histoire légère et positive, j'ai plutôt été plombée par ses destins de femmes qui ne se sortent pas de leur carcan familial et social.

jeudi 11 mai 2017

"Les lettres de Rose" de Clarisse Sabard





Résumé : Lola sait qu'elle a été adoptée. A presque trente ans, alors qu'elle travaille comme serveuse dans la sandwicherie de ses parents, elle apprend qu'elle hérite de la maison de sa grand-mère biologique. D'abord réticente à l'idée de se plonger dans le passé de cette famille qui n'a pas voulu d'elle, la jeune fille saute le pas et se rend dans le petit village d'Auberny où se situe la bâtisse, en quête de ses origines.


Pourquoi ce livre : échaudée par ma lecture de Scandaleux héritage, j'ai voulu retenter un poche des éditions Charleston.


Avis : Il s'agit d'un premier roman très ambitieux puisque c'est une fresque familiale qui s'étale sur 4 générations.
Nous sommes face à de beaux portraits de femmes, qui restent fortes et dignes malgré les années et les tourments. J'ai parfois eu le coeur serré devant ces destins, qui subissent le poids du mensonge. On voit bien les ravages qu'un secret de famille peut faire, rejaillissant des décennies plus tard sur quelqu'un qui n'a rien demandé. Il s'agit d'une ode à la liberté personnelle, une invitation à se libérer du passé et à trouver sa voie.

lundi 1 mai 2017

"Trente-six chandelles" de Marie-Sabine Roger



Résumé : Mortimer Decime est fin prêt à mourir. Nous sommes le 15 février, jour de son 36ème anniversaire. Comme tous les hommes de sa famille avant lui, il sait déjà qu'à 11h, il passera l'arme à gauche. Mais bien sûr, rien ne va se passer comme prévu. A 11h01, le voilà allongé sur son canapé, dans son beau costume, les yeux grands ouverts. Que faire de sa vie quand on n'avait pas prévu d'en faire grand chose ?

Pourquoi ce livre : repéré lors de sa sortie en 2014 pour la rentrée littéraire, j'ai pris le temps pour le piocher à la bibliothèque.

Avis : Deuxième roman de Marie-Sabine Roger que je lis, j'ai été un peu moins enthousiasmée cette fois que pour ma lecture de Bon rétablissement.
L'auteur possède cependant un sens de l'humour très fin et manie l'art délicat des petites phrases qui font mouche. Son texte est ainsi ponctué de réflexions sur la vie, le couple, la famille, etc. Parfois c'est léger et parfois c'est beaucoup plus grave. L'optimisme et la joie de vivre restent pourtant omniprésents.

vendredi 21 avril 2017

"Comment on se marie" d'Emile Zola


Résumé : Lorsqu’il épouse la noble Henriette, de treize ans sa cadette, le comte Maxime de La Roche-Mablon n’a vu la jeune fille que cinq fois et ne sait quasiment rien d’elle. Peu importe, au fond : elle est bien née et sa fortune est considérable ! (...) De l’aristocratie au petit peuple, en passant par la haute bourgeoisie et les boutiquiers, comment, et surtout pourquoi, se marie-t-on sous le Second Empire ? Pour acquérir un nom ? une fortune ? une protection ? Et l’amour dans tout ça ? (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : pour le challenge des douze thèmes d'avril organisé par A-little-bit-dramatic Thème « Plume d'oie et cire à cacheter » → un classique de la littérature, française ou internationale

Avis : Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de lire un classique de la littérature française. Je m'y remets doucement puisqu'il s'agit ici d'une nouvelle d'une cinquantaine de pages.

mercredi 12 avril 2017

"Irezumi" d'Akimitsu Takagi



Résumé : Tokyo, été 1947. Dans une salle de bains fermée à clef, on retrouve les membres d’une femme assassinée. Son buste – lequel était recouvert d’un magnifique irezumi, ce célèbre tatouage intégral (...) – a disparu. Le cadavre est découvert par deux admirateurs de la victime : un professeur collectionneur de peaux tatouées et le naïf et amoureux Kenzô Matsushita. La police a rapidement deux autres meurtres sur les bras (...). Frustré par leur incapacité à résoudre ces affaires, Matsushita appelle à la rescousse Kyôsuke Kamisu, dit «le Génie». Seul ce surdoué charismatique et élégant peut démasquer le psychopathe arracheur de tatouages. (4ème de couverture)


Pourquoi ce livre : repéré sur la table des nouveautés à la bibliothèque. Ce roman avait tout pour me plaire : Japon + tatouage traditionnel, aussi mon sang n'a fait qu'un tour quand je l'ai aperçu.


Avis : Je pensais qu'il s'agissait d'un ouvrage contemporain alors qu'il date de l'après guerre (1948), quand le Japon, traumatisé, tente de se relever de sa défaite et des bombardements de Nagasaki et Hiroshima.

vendredi 7 avril 2017

"Tout plaquer et aller prendre un bain (mes petits moments)" par Mathou



Résumé : Rayer une ou deux choses sur sa to-do list. Organiser une surprise. Choisir des fleurs. Autant d'instantanés de la vie croquée avec humour et tendresse par la dessinatrice Mathou.

Pourquoi ce livre : reçu dans le cadre de l'opération #1blog1BD organisée sur le site de Price Minister Rakuten.

Avis : Je connais l'illustratrice Mathou car j'ai été abonnée à la revue Parents dans laquelle un de ses dessins apparaît chaque mois.

mercredi 29 mars 2017

"Scandaleux héritage" de Jackie Collins




Résumé : Red Diamond, milliardaire antipathique et implaccable, convoque ses trois fils dans sa résidence New-Yorkaise sans leur en expliquer la raison. Les relations entre les quatre hommes étant particulièrement tendues (voire inexistantes), chacun se demande ce que le patriarche peut bien avoir en tête. Cette réunion imprévue va bouleverser le quotidien de Max, Chris et Jett et avoir des répercusions sur tout leur entourage. Les secrets s'accumulent et la tension grimpe en flèche.


Pourquoi ce livre : Acheté sur un coup de tête alors que je trainais pour faire les courses, je me suis dit que c'était un bon moyen de découvrir l'auteur ainsi que la collection poche de Charleston.


Avis : Jackie Collins, c'est un peu comme Jilly Cooper. C'est un grand nom, associé à la  littérature de romance. C'est surtout sa sœur Joan Collins qu'on visualise mais Jackie Collins a su se bâtir une forte réputation dans le milieu du livre. Certains de ses ouvrages ont fait scandale à leur sortie (je vous laisse jeter un œil sur l'article Wikipédia qui lui est consacré, notamment la citation de Barbara Cartland qui m'a bien fait rire !).

lundi 20 mars 2017

"Agatha Raisin : the first two tantalising cases" de M. C. Beaton



Résumé : The quiche of death : Lassée de sa vie de business woman, Agatha Raisin revend sa société et part vivre son rêve de petite fille en s'installant à Carsely, un village des Cotswold. Pour s'intégrer, elle décide de participer au concours local de quiche. Et pour être sûre de gagner, elle l'achète chez son traiteur londonien préféré. Tout irait pour le mieux si le juge ne tombait pas raide mort, empoisonné.
The vicious vet : Une clinique vétérinaire ouvre à Carsely et Paul Bladen, le beau docteur fait battre le coeur d'Agatha. Mais une idylle n'a pas le temps de naître puisque Paul est retrouvé mort après une intervention sur un cheval. Tout pointe à l'accident mais Agatha n'est évidemment pas de cet avis.

www.cotswolds.com

Pourquoi ce livre : à force de le voir partout, j'ai craqué !

Avis : Nous avons donc dans cette édition deux histoires pour le prix d'une. Une chose est sûre, la première histoire est beaucoup plus sympa que la 2ème.
Le personnage d'Agatha Raisin assez atypique car au premier abord, je l'ai trouvé tout à fait antipatique : carrieriste, elle n'a pas de famille ou d'amis et du coup est très mauvaise dans ses relations avec les autres. Disons que l'empathie et la gentillesse ne font pas partie de ses qualités de base, sachant qu'elle s'offusque si on ne la traite pas avec bienveillance... C'est plutôt rare d'être face à un tel caractère et celà apporte une bonne touche d'humour. L'hommage à peine voilé à Agatha Christie, sa Miss Marple et Hercule Poirot participe au charme de l'ensemble.

dimanche 12 mars 2017

"Six fourmis blanches" de Sandrine Collette




Résumé : Deux histoires se déroulent en parallèle : dans la première, nous suivons Lou, partie avec son fiancé Élias dans un pays d'Europe de l'Est pour faire un trek de quelques jours en haute-montagne. Ils retrouvent un groupe de 4 autres touristes, aucun n'étant spécialement habitué à ce genre d'activité physique. Tout s'annonce pour le mieux, jusqu'à ce que le temps change et vire au cauchemar. Dans la 2ème histoire, nous suivons Mathias, sacrificateur dans une vallée montagnarde. C'est lui qu'on appelle lors de grands évènements (mariage, baptêmes...) pour attirer le bon œil sur la famille. Un parrain local lui demande un service qu'il ne peut refuser et sa vie bascule. Pour le pire.

Pourquoi ce livre : offert par une copine, j'ai profité d'un séjour au ski pour le lire.

Avis : Je n'avais jamais entendu parler de Sandrine Collette, j'étais donc contente d'entamer cette lecture.

mercredi 1 mars 2017

"Bon rétablissement" de Marie-Sabine Roger





Résumé : A la retraite depuis 7 ans, Jean-Pierre, loup solitaire veuf et sans enfants, se retrouve coincé pendant des semaines à l'hôpital suite à un grave accident mystérieux. Incapable de se déplacer tout seul et donc cloué sur son lit, il est obligé de faire attention à ceux qui l'entourent. Des rencontres impromptues vont venir chatouiller son égoïsme.


Pourquoi ce livre : En fait, j'étais partie pour prendre Trente-six chandelles qui était déjà emprunté.


Avis : Il s'agit pour moi d'une découverte de l'auteur (enfin pas tout à fait car je connaissais son travail sur l'album jeunesse Le vilain monstre bleu).

samedi 25 février 2017

"La petite boulangerie du bout du monde" de Jenny Colgan



Résumé : Quand Polly voit l'entreprise qu'elle a co-fondée avec son ami faire faillite, elle doit se réinventer une vie. Avec un budget ultra serré, elle n'a pas d'autre choix que de quitter Plymouth et de s'installer dans un appartement sordide d'une petite ville de pêcheurs de la côte. Pour se détendre, elle fait ce qu'elle aime le plus : du pain. Les bonnes odeurs qui s'échappent de chez elle ne tardent pas à attiser la curiosité des locaux. De rencontres inattendues en occasions saisies au bon moment, la jeune femme va retrouver le sourire.

Pourquoi ce livre : j’avais envie de découvrir ce livre qui a beaucoup fait parler de lui et en plus de lire quelque chose de léger.

Avis : Voici une lecture sympathique qui possède un fort côté dépaysant avec ce village atypique de Cornouailles battu par les vents marins.
L'ensemble est pétri de bons sentiments (ha ha, pétri, boulangerie... oui je sors) avec parfois un penchant pour le cul-cul : je pense à Neil le macareux par exemple.
Dans l'ensemble, les personnages sont un peu caricaturaux : la meilleure copine citadine exubérante, le beau marin viril, la vieille méchante qui cache un terrible secret, le gentil beau gosse discret, etc, etc.
Mais malgré tout, cela fonctionne ! On se laisse entraîner par Polly et son envie de s'en sortir et on se surprend à sentir l'odeur du pain frais partout. C'est bien écrit, Polly est un personnage attachant et dont les réflexions sonnent justes.
L'histoire nous rappelle aussi que vivre de la pêche est extrêmement difficile, demande des sacrifices et peut avoir des conséquences dramatiques. La vie d'une petite ville est aussi bien décrite, avec ce que l'arrivée de touristes peut provoquer comme changements plus ou moins bienvenus.
Il s'agit donc d'un moment de détente sympathique, qui n'est pas du tout inoubliable mais qui donne le sourire. L'objectif est donc atteint !
J'en profite pour signaler qu'en bonne reine de la gaffe, je l'ai offert pour Noël à ma belle-sœur avant de me souvenir qu'elle ne mange pas de gluten. Je ne plaisante malheureusement pas.

Editions Prisma, janvier 2015.

mercredi 15 février 2017

"Eva" de Simon Liberati




Résumé : "Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge. S. L." (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : repéré à sa sortie à cause de la très belle jeune femme sur la couverture, je l'ai mis de côté dans ma tête en attendant le bon moment.

Avis : Roman atypique et inclassable, Eva est une ode à l'amour. Il ne s'agit pas tout à fait d'une biographie, notamment parce que la vie d'Eva Ionesco n'est dévoilée au lecteur que par touches successives, partant d'anecdotes. Ensuite, parce que Simon Liberati y insère des passages sur sa propre vie et son état d'esprit. L'auteur s'obstine à nous montrer que ces deux-là étaient fait pour se rencontrer et s'aimer. Ils se sont en effet croisés à de nombreuses reprises à la fin des années 70 dans le milieu de la nuit parisienne avant de se retrouver 25 ans plus tard.
Nous voilà plongés dans un portrait de femme, qui témoigne d'un amour absolu et d'une adoration sans borne de l'auteur pour celle qui désormais est son épouse, sa muse et sa rédemptrice.
Toutes les facettes de sa personnalité, les plus belles comme les moins reluisantes nous sont dévoilées, même si cette femme est visiblement très pudique, ne revenant que difficilement sur son passé et les épreuves qu'elle a traversé.
Si le nom d'Eva Ionesco ne vous dit rien, tapez-le sous un moteur de recherche d'images et vous comprendrez. Enfant, elle a servi de modèle à sa mère pour des photographies en noir et blanc, de plus en plus érotiques et de plus en plus "perverses". Sa mère l'a même "prêtée" à d'autres artistes pour des séances. Son innocence lui a été volée horriblement tôt. 
Eva a la rage de vaincre et de vivre malgré tout, c'est une guerrière qui veut s'en sortir et trace sont chemin. Cependant, elle reste d'une fragilité désarmante aux yeux de son amant.
Certains passages m'ont fait frémir, je pense notamment à l'évocation d'expositions dans des galeries de photos mettant en scène des enfants dans des jeux érotiques. On dirait "pédophiles" maintenant mais à l'époque, ces galeries avaient pignon sur rue.
J'ai vraiment apprécié cette lecture qui rend compte de la relation privilégiée et exclusive qu'entretient un artiste et sa muse. L'ensemble est habilement construit et nous livre un magnifique portrait.
Un petit bémol cependant : le style, très particulier de l'auteur, qui ne plaira pas à tout le monde (et que j'ai mis un moment à intégrer) : phrases alambiquées et références littéraires élitistes ponctuent le texte. Mais que cela ne vous empêche pas de le lire !

Stock roman, août 2015, 277 p.