samedi 22 juillet 2017

"To kill a mocking bird" de Harper Lee




Résumé : Alabama, années 30. Scout est un vrai garçon manqué qui passe ses étés à faire les 400 coups avec son frère et un ami. Son père, veuf, les élève seul, aidé par une nannie. Mais l'insouciance qui régit la vie des enfants prend fin lorsqu'un procès pour viol s'ouvre et qu'Atticus, leur père avocat est chargé de défendre l'accusé. Dans le sud raciste des Etats-Unis, en pleine ségrégation, comment rendre justice ?

Pourquoi ce livre : classique américain (prix Pulitzer 1961) + challenge 12 thèmes pour juin (oui je sais je suis encore en retard !).

Avis : Dans ma PAL depuis plusieurs années (au moins 5...), je me suis enfin décidée à lui donner sa chance.
Ce roman est très très célèbre et représente l'une des success-story éditoriales les plus spectaculaires du XXème siècle.
Pour la petite histoire, Harper Lee était la voisine de.... Truman Capote et l'a aidé dans la rédaction de l'ouvrage De sang froid qu'il lui dédiera d'ailleurs.
L'histoire nous est narrée du point de vue de Scout, une fillette de 7 ans. Ce procédé est d'autant plus intéressant qu'il apporte une fraicheur et une naïveté à l'ensemble alors que le lecteur adulte comprend parfaitement certaines allusions.
Il s'agit d'un véritable plaidoyer contre la ségrégation raciale. Nous sommes en Alabama, dans le sud des USA, où la ségrégation fait rage et donne le "la" à toute la communauté. Le puritanisme y est la base, tout plaisir / loisir est mal vu. Il s'agit d'une toute petite ville où tout le monde se connait, où les ragots circulent plus vite que la lumière.
Ici, la parole d'un homme de couleur n'a aucune valeur. L'affaire qui secoue la communauté est ainsi courue d'avance. Mais la défense d'Atticus, père de Scout, est en ce sens exemplaire. Droit dans ses bottes et ses principes humaniste, il porte le poids de ce procès tout en cherchant à épargner ses enfants.
La relation frère - soeur est très belle, car très forte mais aussi empreinte de rivalité.
Le message dispensé est positif et plein d'espoir sans pour autant être moralisateur. 
A lire absolument !


Grand central publishing, 2010, 376 p.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire