dimanche 27 novembre 2011

"L'épopée du Roi Singe" adaptée par Colette Kahn


Résumé : Né d'une montagne, Singet, petit singe de pierre, a de grandes ambitions. Il veut d'abord devenir roi du groupe des singes qu'il a rejoint après sa naissance. Il y parvient en étant le plus courageux de tous et en découvrant une grotte permettant d'abriter toute la troupe. Mais s'ennuyant fermement, il décide de partir en quête de la recette d'immortalité. Pour se faire, il devient durant de longues années le disciple de l'Immortel Subhûti qui finit par lui révéler tous ses secrets. Mais notre Roi Singe se montre trop vaniteux et est renvoyé chez lui. Ce sera le début d'aventures où il sera aux prises avec l'Empereur de Jade en personne, roi des autres dieux et souverain du palais des Hauteurs Ethérées. Singet devra-t-il payer son arrogance ?

Avis : Ce qu'il y a des bien avec les contes, c'est qu'ils sont accessibles à tous. Cette édition est destinée à la jeunesse puisqu'elle est simplifiée.
Je ne connais pas trop les mythes fondateurs chinois, c'était donc l'occasion d'en apprendre un peu plus. Le Roi singe est un personnage très populaire dans la littérature chinoise. C'est un des personnages centraux du Voyage vers l'Ouest, roman d'aventure mythologique du XVIè siècle. S'y croisent notamment Lao-Tseu (considéré comme le père du taoïsme) et Bouddha.
Le personnage de Singet en lui-même n'est pas spécialement très sympathique. J'ai surtout eu l'impression de voir quelqu'un rongé par l'ambition et l'arrogance, ne respectant aucune règle ni personne. Mais comme il s'agit d'un conte philosophique, des évènements le contraindront à réfléchir et à avancer sur la voir de la sagesse. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir la cour de l'Empereur de Jade ainsi que celles de ses vassaux, notammentle Aogung, Dragon roi de la mer de Chine.
Petit plus de cette édition, un cahier central documentaire.


En tout cas, cet ouvrage m'a donné envie d'en lire davantages sur les mythes chinois et la taoïsme. A trop vouloir simplifier, on reste un peu sur sa faim.

Folio junior, 107 p., avril 2011.

dimanche 20 novembre 2011

"Specials" de Scott Westerfeld


Résumé : Rattrapée par Shay à la fin du tome 2, Tally subit une nouvelle opération qui cette fois la rend Special. Elle fait donc partie du commando d'élite du docteur Cable, arborant des tatouages animés de pulsations, des dents taillées en pointe et surtout un physique et un mental de chasseur / tueur. Mais Tally sent qu'au fond d'elle-même, elle n'a pas changé et s'interroge toujours autant. Son souhait le plus cher serait d'être réunie avec Zane dont le cerveau a été endommagé suite à l'ingestion d'une pillule remplie de nanos mise au point par les fumants. Pour qu'il soit Special comme elle, il faut d'abord le faire échapper de New Pretty Town. Shay et Tally mettent au point un plan d'évasion mais celui-ci va avoir des conséquences beaucoup graves que tout ce qu'elles avaient imaginé.

Avis : Ce 3ème tome de la série "Uglies"  de Scott Westerfeld a attendu plus d'un an dans ma PAL. Pourtant, j'avais dévoré les deux précédents... Reprendre l'histoire n'a pas été trop compliqué, j'ai vite repris le fil des évènements. Tally ne cesse de se questionner sur ce qu'elle est et ce qu'elle veut. On sent que malgré les opérations sensées remettre les compteurs à zéro, Shay et elle on du mal à dépasser leurs différends, notamment celui concernant David qui est un sujet régulier de discorde et de tensions. D'ailleurs Shay ne se prive pas de rappeler à Tally qu'elle agit toujours en pensant à elle (et je suis bien d'accord !!) : "Je croyais que cela te changerait de devenir Special. Je pensais que cela te ferait voir lemonde plus clairement, que tu serais un peu moins obnubilée par toi". D'ailleurs je trouve que c'est une constante ces héroïnes de LJ qui ne voient pas plus loin que leur nombril où leur petit copain. C'est la réflexion que je me suis faite à la fin du tome 3 de la série The Mortal Instruments. Mais là n'est pas l'objet de ce post...
Je m'interroge aussi sur tout l'aspect "scarification" de ces Specials. Ils se coupent pour obtenir une montée d'adrénaline et pour avoir les idées claires mais à aucun moment ce genre de comportement n'est remis en question. Tally arrive à dépasser sont besoin de se couper mais cette pratique n'est jamais dénoncée comme dangereuse. On sait pourtant que bon nombre d'adolescents y ont recours pour évacuer le stress et la pression du quotidien. C'était peut-être le moment de faire passer un message. Scott Westerfeld a visiblement passé son tour et c'est bien dommage...
J'aime particulièrement le monde créé, avec ses Uglies et ses Pretties, la régulation de la population, les critères de beauté, la technologie omniprésente. J'ai préféré ce tome au précédent, où l'histoire avec les "sauvages" m'avait un peu agacée. David tient une place importante même en ne faisant que de brèves apparitions. La ville de Diego est une très bonne trouvaille, qui élargit un peu l'horizon, jusqu'alors exclusivement centré sur New Pretty Town et la Nouvelle-Fumée.
La fin m'a un peu déçue, j'aurais aimé quelque chose de plus spectaculaire, à la hauteur de ce monde inventé par Westerfeld. A noter que pour moi c'est sa meilleure série de LJ, loin devant "Midnighters" et encore plus loin devant "Leviathan".


Une lecture que j'inscris dans le challenge Dystopique de Prune !




Pocket jeunesse, 2008, 391 p.

lundi 14 novembre 2011

My tailor is rich ou le mois anglais

Du 15 décembre au 15 janvier et sous la baguette de chef d'orchestre de Lou, Titine et Cryssilda, nous autres les grenouilles, rendons hommage à nos amis les Roastbeef !



Le principe est simple, mettre ses billets aux couleurs de l'Union Jack : chroniques de livres d'auteurs anglo-saxons, partage de recettes typiques (contrairement à une rumeur étrange, on mange bien de l'autre côté de la Manche et pas que de la Marmite), compte-rendus de voyages... The sky's the limit !

Quelques dates ont déjà été posées pour des lectures communes :
-le 15 décembre : Elizabeth Gaskell
-le 22 décembre : William Wilkie Collins
-le 29 décembre : Daphné du Maurier
-le 2 janvier : Charles Dickens
-le 15 janvier : Jane Austen
Ca tombe bien, j'ai de quoi faire dans ma PAL... We are very interested !

lundi 7 novembre 2011

"The Wave" de Todd Strasser



Résumé : Palo Alto, Californie, 1969. Ben Ross, professeur d'histoire, aborde avec ses élèves la période de l'Allemagne nazie. Les adolescents ont du mal à comprendre qu'un peuple entier puisse avoir suivi Hitler dans sa folie et plus généralement, comment le nazisme a balayé le pays. Ben Ross leur propose alors une expérience : La Vague. La classe adopte un code vestimentaire, un slogan, un salut, se discipline. Mais La Vague dépasse vite le simple cadre du cours et envahit petit à petit l'école. Ceux qui ne rentrent pas dans le jeu sont pointés du doigt. Très vite, le professeur se rend compte que son idée lui échappe, jusqu'au drame.

Avis : Ce court roman est tiré d'une histoire vraie. La question centrale avec cette thématique est : qu'aurais-je fais ? Est-ce que j'aurais joué le jeu du prof ? Est-ce que j'aurais eu le courage de me démarquer, en refusant l'uniforme par exemple ? Suis-je un mouton ou un leader ? Le livre ne donne évidemment aucune réponse mais invite le lecteur à la reflexion. Pas facile quand on est ado, qu'on se cherche un peu et qu'on veut passer inaperçu d'avoir le courage de l'ouvrir... Le groupe est plus rassurant, plus anonyme aussi.
La montée en puissance de l'intrigue est très bien faite, j'ai vraiment lu ce livre d'une traite car je voulais voir jusqu'où tout cela irait mais également comment tout cela finirait. Fin qui ne m'a pas déçue d'ailleurs. L'histoire n'a pas du tout vieilli, même si elle se déroule en 1969. Je ne peux que recommander cette lecture.
Ce livre a donné lieu à une adaptation cinématographique en 2008 sous le titre "Die Welle". L'histoire se déroule de nos jours, en Allemagne. Le film est relativement fidèle au livre, si ce n'est la fin qui est plus spectaculaire.



Laurel Leaf Books, 138 p., 2005.

vendredi 4 novembre 2011

"Le crime de l'horloge" de Y.S. Lee


Résumé : Mary est de nouveau en mission. Déguisée en garçon de course, elle doit travailler sur un chantier pour découvrir les circonstances de la mort d'un maçon retrouvé au pied du célèbre Big Ben. Son enquête se révèle difficile, d'abord parce que sur le chantier, les hommes se méfient de ce petit nouveau qui a des mains de pianiste, mais aussi parce que James Easton, de retour des Indes, doit lui aussi faire une enquête de sécurité sur ce même chantier.

Avis : Je suis faible... Je n'étais pas spécialement tentée par ce tome 2 mais en allant rapporter des livres à la BM, je n'ai pas pas résisté quand je l'ai vu sur la table des nouveautés. Bien m'en a pris, je trouve ce tome bien meilleur que le précédent. Evidemment pour des raisons de midinette, à savoir que les retrouvailles hautes en couleurs entre Mary et James pimentent un peu le réçit. Mais aussi et surtout parce que l'auteur arrive à nous plonger dans la vie quotidienne de la classe ouvrière londonienne. Elle décrit très bien la vie dans les pensions, les salaires ridicules, le travail qui éreinte, les familles nombreuses à nourrir... Et on est aussi sur le chantier du Big Ben, excusez du peu ! L'intrigue policière passe par contre carrément au deuxième plan. Au milieu de l'ouvrage, l'enquête n'a pas avancé d'un iota et je dirais même, on s'en fiche un peu de ce qui lui est arrivé à ce pauvre maçon. Les personnages secondaires sont assez bien travaillés, que ce soit les deux grandes gueules du chantier, Keenan et Reid ou encore Harkness, le chef des travaux. James n'est plus aussi flamboyant qu'avant à cause du paludisme et il rage de se présenter sous un tel jour à Mary. Cette dernière affronte encore les démons de son passé et doit faire un choix douloureux à la fin.
Tout ça pour dire que... je viens de commander le tome 3 qui n'est pas encore sorti en France, The Enemy and the tunnel. A suivre, donc !

Nathan, collection Grand format, 382 p., 2011.