lundi 29 septembre 2014

Billet spécial retrogaming

Dans le cadre du challenge Geek, le 30 septembre a été désigné The Day of the Tentacle "Le jour des listes". J'avais bien envie de lister les 10 jeux vidéos qui m'ont le plus enthousiasmée quand j'étais plus jeune. Je ne suis plus une joueuse assidue depuis de nombreuses années. Je ne possède qu'une Nintendo DS et je suis en constant pourparlers avec moi-même pour savoir si je dois investir ou non dans une console de salon... Mais fut un temps où je harcelais moralement mes parents pour en avoir une (ils n'ont jamais cédé d'ailleurs), où je me couchais à 2h du mat' après avoir joué des heures durant sur le 486 racheté à mon frère et où je pouvais dépenser 40 francs dans une borne d'arcade en 20 min. Mais ça, c'était avant.

Voici donc mon top 10 spécial nostalgie des 10 jeux sur lesquels j'ai passé le plus de temps. Pas d'ordre particulier... Attention : ça va piquer les yeux ! *^^*

Number 1 : New Zealand Story sur Amiga (possédé par une copine, chez qui j'ai passé un nombre d'heures considérables.....). Jeu de plateforme par excellence où, je vous le donne dans le mille, un kiwi doit se sortir d'une mauvaise posture. Avec des boss à la fin des niveaux.


Number 2 : Streets of Rage 2 sur MegaDrive (console possédée par mes cousins). Je ne dirais qu'une chose "YAKAPAAAAAAA !" (cri de guerre poussé par l'un des personnages lorsqu'il donnait un uppercut). Jeux de beat-them-all coopératif - si si, on pouvait jouer à deux - le but était de débarrasser la rue d'un gang. Bonjour la 2D !! Mais quel plaisir de taper sur tout ce qui bouge. Avec des boss à la fin des niveaux.

Number 3 : Le manoir de Mortevielle sur Amiga puis 486. Allergique aux voix synthétiques, s'abstenir... Dans un manoir perdu entouré par la neige, il fallait mener l'enquête sur un meurtre en interrogeant les personnages et en faisant certaines actions à certains moments. Je me souviens qu'on pouvait mourir de froid ou être jeté au fond du puis.

Number 4 : Sonic (sur Megadrive et Game Gear... la mienne !). Jeu de plateforme qu'on ne présente plus, il bénéficie d'un retour en grâce sur smartphone.

Number 5 : Civilisation I (sur 486). Comment oublier ce jeu qui m'a tenue éveillée des nuits durant... Les graphismes sont catastrophiques mais quel plaisir de jouer avec les Babyloniens à la conquête du monde. Je n'ai pas testé les dernières versions et je n'en ai même pas envie. Pour moi, c'est le seul, l'unique !

Number 6 : Indiana Jones and the Fate of Atlantis sur PC. Jeu de point and click, le scénario était particulièrement recherché et les graphismes proches du dessin animé très plaisants. J'ai d'ailleurs appris en jouant ce qu'était l'orichalque.

Number 7 : The 7th Guest sur PC. Premier jeu sorti sur CD-ROM au début des années 1990, il coûtait un bras mais offrait des graphismes époustouflants. L'histoire était sombre et passionnante avec une histoire de meurtre et de fantômes et des énigmes à résoudre, je rêve d'y rejouer et de le finir.

Number 8 : Alone in the Dark sur 486. Premier opus, il faisait déjà son petit effet, surtout quand on y jouait... seul dans le noir ! :)

Number 9 : La série des King Quest, notamment les V et VI. Série de jeu en point and click bourrée d'humour et de références à l'univers des contes, avec des graphismes très sympas. La durée de vie était vraiment bonne.

Number 10 : Mickey Land of Illusion (Game Gear). Jeu de plateau mettant en scène Mickey traversant des mondes très recherchés visuellement (je me souviens d'un haricot magique et d'un château hanté). Un des rares jeux que j'ai réussi à finir.


J'aurais pu ajouter Street Fighter 2, La bande à Picsou, Wolfenstein 3D, The Day of the Tentacle, Mortal Kombat, Tekken, Time Crisis et beaucoup d'autre encore, notamment des Freeware et des Shareware acheté sur disquettes via des magazines spécialisés. Rappelez-vous, l'époque où il fallait taper des commandes sous DOS ! :o)
J'ai pris un énorme plaisir à écrire cette liste et à rechercher des images qui m'ont rappelé plein de bons moments ! Nostalgie, quand tu nous tiens....

NB : aucune des images n'est de moi, je les ai prises au gré de mes pérégrinations sur le net pour écrire cet article.

jeudi 25 septembre 2014

"L'embellie" de Audur Ava Olafsdottir



Résumé : Quittée par son mari qui lui annonce avoir fait un enfant à une autre, une jeune femme décide de prendre des vacances prolongées à l'autre bout de l'Islande. Elle a en effet gagné à la loterie un chalet d'été et compte bien y passer quelques temps, loin de tout le monde. Mais sa meilleure amie a une grossesse compliquée et lui demande de garder pour elle son aîné de 4 ans, malentendant. Les voilà tout les deux embarqués dans un périple sur la seule route du pays.

Pourquoi ce livre ? : Achetée par une amie lors d'une sortie commune en librairie, je me suis laissée tenter quelques jours plus tard.
Avis : Nous partons en compagnie de la narratrice sur la route de cette contrée lunaire qu'est l'Islande. Laissant toutes ses possessions terrestres derrière elle. D'elle, nous n'apprendrons jamais son prénom. Nous devinons juste que c'est une femme qui en train de se découvrir et de se reconstruire. On découvre rapidement qu'elle a vécu un drame très jeune qui conditionne sa vision du monde, de la vie et des relations aux autres. Dans beaucoup de situations cocasses ou inattendues, elle fait preuve d'une constance de caractère sans faille ce qui la rend particulièrement attachante. On a l'impression que rien ne l'étonne : percuter un mouton, coucher avec un homme inconnu au bord d'une route déserte en pleine nuit, adopter un chaton, voir son mari partir avec une autre, tout est sur le même plan. Comme si finalement ce qui nous arrive de plus ou moins bien dans la vie est à prendre avec recul et philosophie.
La narratrice quitte tout un peu sur un coup de tête, remet son existence en question et prend la route (rien à voir donc avec la Julie de Demain j'arrête qui m'a tant déçue...). J'admire chez les gens cette force de caractère.
La vie, c'est ce qui ce arrive lorsqu'on sort de sa zone de confort (source)
Ce roman est un peu difficile à résumer car finalement il se passe toute une succession de choses. On se rapproche d'ailleurs du road movie avec un chaque étape notre héroïne qui devient un peu plus elle-même. Les flash-backs nous donnent de discrets éclairages sur sa vie passée.
Une très belle relation se noue avec Tumi, le petit garçon malentendant, chacun apprivoisant l'autre, chacun étant quelque part différent des autres. Tumi par ses handicaps, la narratrice par sa façon d'appréhender l'existence.
Les paysages islandais tiennent également la part belle, l'auteur nous offrant régulièrement des descriptions de cette contrée nordique. Je n'y suis jamais allée mais j'ai eu droit à des comptes rendus enthousiastes de proches me narguant de leurs photos toutes plus sublimes les unes que les autres. La toile de fond principale est la route circulaire qui fait le tour de l'île : on peut facilement boucler la boucle.
Un très beau texte, poétique et très touchant.

Point, 395 p., 2014.

mercredi 17 septembre 2014

Challenge Halloween édition 2014


Édition 2014, here I come ! Lou et Hilde remettent le couvert cette année avec le challenge Halloween auquel j'ai déjà participé l'année dernière.
J'ai mis de côté quelques lectures en attendant l'heure fatidique, soit le 1er octobre.
Mon programme est complètement intenable vu mon agenda professionnel à venir.... Mais qu'importe, voici ce que j'envisage de lire / voir cette saison :

La Dame en Noir de Susan Hill ainsi que son adaptation cinématographique avec Daniel Radcliffe. A condition que Monsieur accepte de voir le film à côté de moi, pas question de le visionner toute seule !

Appartement 16 d'Adam Nevill : parce qu'une histoire de force maléfique hantant un immeuble chic, c'est bien dans le ton du challenge, non ?



Un peu déçue de ma lecture de Hanté de James Herbert l'année dernière, je lui redonnerai sa chance avec la suite.


Un roman jeunesse avec Douze minutes avant minuit, depuis plus d'un an dans ma PAL. J'ai lu beaucoup de critiques positives et la suite est déjà sortie.

J'ai aussi de côté Train perdu wagon mort de Jean-Bernard Pouy mais là, 5 romans en un mois, c'est juste impossible en ce moment... Il me servira de joker si le James Herbert ne m'emballe pas.
J'espère que la trouillarde que je suis ne s'embarque pas dans un mois trop cauchemardesque !




samedi 13 septembre 2014

Les recalés de la chronique #1

Des fois, on commence un livre, parce que tout le monde en parle ou parce qu'on l'a repéré sur un blog / en librairie / dans la presse, etc. On le commence, on doute, on doute franchement, on s'accroche quand même, on le finit et on se dit "Plus jamais, la prochaine fois, j'abandonne la lecture !". Ce fut le cas ces dernières semaines avec ces deux livres.

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

Immense succès de librairie, je ne présente plus ce livre que je découvre 3 ans après tout le monde. J'ai été déçue par ce roman, essentiellement pour deux raisons :
* Les femmes sont prises pour des nouilles : mon jugement est dur mais si vous analysez le comportement de l'héroïne, vous vous rendez bien compte qu'elle fait des choses complètement aberrantes, tout ça pour un type qu'elle ne connaît pas, ou à peine. Gros cliché "L'amour déplace des montagnes".
* C'est une ode à la routine. Mais non, me direz-vous, puisque Julie quitte son emploi dans une banque pour devenir vendeuse en boulangerie. Certes, mais je vous répondrai que la boulangerie en question reste dans son quartier, tenue par une boulangère qu'elle connait depuis toute petite, qu'elle ne déménage pas, ne change pas vraiment de vie, bref ne prend pas de risque.
Heureusement que sa copine Sophie est là pour apporter des répliques qui font rire.

Au douxième coup de minuit d'Eloisa James


Celui-là, vous me direz, j'aurais dû me douter du contenu vu le titre de la collection "Aventures & passions". Je ne suis pas habituée aux codes de la romance n'en ayant lu qu'une et en voilà une bien dans le ton - je suppose. Je pensais vraiment lire une réécriture de Cendrillon et ça démarre plutôt bien puisque que Kate se rend au château du prince sous une fausse identité. Mais après ça, exit Cendrillon. On tombe dans une histoire de "je t'aime mais je ne peux être avec toi" qui dure 150 pages. Seul point positif, la marraine Lady Worthe qui apporte de l'humour et de la légèreté. Quelques réflexions sur la vie de couple sont bien senties mais c'est une déception. Peut-être une très bonne romance (je n'y connais rien) mais pas une réécriture de conte de fée.

samedi 23 août 2014

"Nymphéas noirs" de Michel Bussi


Résumé : Jérôme Morval, riche habitant de Giverny, est retrouvé mort dans le ruisseau qui serpente à travers le village. Son crâne a été fracassé. Qui s'est acharné sur cet homme ? Les pistes ne manquent pas car le notable local était connu pour ses aventures extra-conjugales et trempait dans quelques affaires louches liées au monde de l'art. Le commissaire Sérénac et son adjoint Benavides sont chargés de l'enquête. Bien vite, les deux hommes sont pris comme des mouches dans une toile d'araignée car Giverny, patrie de Claude Monet, n'est pas un village comme les autres.

Avis : Michel Bussi fait parler de lui en ce moment sur la blogosphère et figure régulièrement en tête des ventes (si j'en crois les derniers classements Livres Hebdo). J'avais envie de lire un polar ET de découvrir un nouvel auteur, ce roman tombait donc à pic.
Ce n'est pas la peine de chercher qui fait quoi, l'auteur nous emmène d'une fausse piste à l'autre jusqu'à la révélation finale qui nous punaise sur place. Le mieux est de ne pas jouer au lecteur-détective mais de se laisser porter par l'histoire, les personnages et surtout, par le lieu. Je ne connais pas Giverny mais une chose est désormais sûre : il va falloir que j'y aille ! Les descriptions du village et de ses environs en font un personnage à part entière. Il a l'air absolument magnifique - une fois qu'on a poussé tous les touristes...

On en apprend également beaucoup sur la vie de Claude Monet et sur son oeuvre : toutes les anecdotes sont véridiques (d'après une note de l'auteur). Nous avons même la chance de visiter le musée de Vernon.
L'intrigue en elle-même est bien ficelée et chaque personnage sonne juste. Nous voyons l'histoire se dérouler à travers les yeux d'une vieille habitante de Giverny, qui visiblement en sait beaucoup plus que ce qu'elle laisse paraître. Mais aussi à travers ceux de Fanette, jeune écolière de 11 ans et d'un narrateur discret. L'alternance des points de vue dynamise le rythme et la lecture est particulièrement fluide. Je mets juste un bémol sur l'inspecteur Sérénac... J'aime sa personnalité et sa façon d'échanger avec son collègue mais sa prise de position radicale et bornée ne le rendent malheureusement pas crédible dans sa fonction de commissaire.
L'intrigue se déroule presque exclusivement à Giverny, ce qui transforme l'ensemble en huis-clos. Ici, tout le monde se connait et galeries d'arts côtoient écoles de peinture et autres commerces. Comme le souligne l'inspecteur Sylvio Benavides, le bras droit de Sérénac, on a l'impression d'être face à une omerta digne d'un village Corse. L'atmosphère est particulière et les locaux n'aiment pas bien parler aux "étrangers". Mais quel secret cachent-ils donc tous ?
Le monde de l'art est aussi bien présent et on se cultive au passage sur le courant impressionniste. Mais point de cours magistral, l'auteur sait distiller son savoir tout au long du texte.
Ce roman vous promet un bon moment de lecture, n'hésitez pas.

Pocket, juin 2014, 492 p.

mercredi 20 août 2014

"Le dernier évènement" de Yoo Eunsil


Résumé : Comme tous les ans depuis plusieurs années, le grand-père de Yongouk annonce qu'il va mourir. Il demande donc à son petit-fils de faire venir sa famille auprès de lui pour un dernier adieu. Mais comme il a trop crié au loup, personne ne prend au sérieux cet appel. Quand l'inévitable finit pourtant par se produire , tous les proches de Papi sont là pour procéder aux rites funéraires et se rappeler la vie du défunt. Yongouk, qui était très proche du vieil homme, découvre à cette occasion quelques secrets de famille et va vivre les 24h les plus intenses de sa vie.

Avis : Cette lecture n'avait pas très bien commencé en ce qui me concerne... Le pauvre papi que tout le monde ignore et son petit fils Yongouk que tout le monde traite comme un moins que rien... Je me disais que j'étais face à une histoire peu réjouissante. J'ai pourtant bien fait de m'accrocher car j'ai passé un très bon moment.
Le thème n'est pourtant pas très joyeux - la mort d'un aïeul et ses conséquences - mais nous voilà face à une famille qui se retrouve, voir se découvre autour de cet "évènement". Chacun a une personnalité bien affirmée ce qui donne lieu à quelques échanges cocasses. Mention spéciale à la découverte de la tenue choisie par le grand-père ! Attention passage culte ! Traitée avec légereté mais néanmoins avec pudeur, la perte d'un grand-parent est le thème central de ce roman que nous lisons à travers les yeux de Yongouk, petit-fils dévoué. Un lien particulier l'unissait avec son grand-père et ils ont toujours été très proches. D'abord parce qu'ils partageaient la même petite chambre, mais ensuite parce qu'ils partageaient nombre de petits secrets de leur existence. J'ai été touchée par la banalité mais finalement la profondeur des petits riens de la vie qui les liaient. Yongouk découvre que son grand-père qu'il chérit n'était pas un père exemplaire et qu'il a beaucoup fait souffrir sa femme et ses enfants. La question du pardon est abordée, même si Yongouk se demande pourquoi les mots gentils pour son grand-père arrivent après sa mort. Moralité : ne pas attendre que les gens ne soient plus là pour leur dire qu'on les aime et qu'on les apprécie. J'ai été particulièrement émue par cette histoire car j'ai eu la chance d'avoir des grands-parents absolument formidables et maintenant qu'ils ne sont plus là, je pense encore à eux très souvent. Je comprends tout à fait l'attachement réciproque du vieil homme et de son petit-fils.
C'est aussi l'occasion de découvrir les rites funéraires en Corée, bien loin des nôtres : le défunt choisi une tenue de son vivant pour partir dans l'au-delà, on fait des offrandes de nourriture devant son portrait, les visiteurs défilent pour lui rendre un dernier hommage et déposent de l'argent dans une urne, on leur offre un vrai festin... Sans parler de la place des personnes âgées qui n'est pas la même d'une civilisation à l'autre. En Asie, il est généralement de coutume de prendre avec soi ses parents. Plusieurs générations vivent donc sous le même toît avec ce que cela implique dans l'organisation du quotidien.
Une note de l'auteur à la fin de l'ouvrage vient éclairer la morale du texte (extrait) : "Même si nous n'avons pas tous mené une vie exemplaire, je souhaiterais que nous soyons tous acceptés par les nôtres au moment de notre mort. Je voudrais que chacun puisse comprendre, tel Yongouk qui a si bon coeur, à quel point il est dur ne pas être aimé".
Une lecture émouvante sur la famille et le deuil que je recommande chaudement.

L'école des loisirs, mars 2014, 173 p.

jeudi 14 août 2014

"Upside Down" un film de Juan Solanas

Avec : Kirsten Dunst (Eden), Jim Sturgess (Adam), Timothy Spall (Bob Boruchowitz), Blu Mankuma (Albert).

Résumé : Adam et Eden se rencontrent par hasard alors qu'ils sont enfants. Une amitié les lie puis à l'adolescence, les deux jeunes gens tombent amoureux. Mais Adam et Eden appartiennent chacun à un monde où la gravité s'oppose à celle l'autre. Ils ne pourront donc jamais se toucher : le ciel de l'un est le sol de l'autre. Un jour, ils bravent l'interdit pour se retrouver, ce qui aura des conséquences catastrophiques pour tous les deux.

Avis : J'ai vu la bande-annonce de ce film une fois ou deux alors que j'allais en voir un autre. Comme mes sorties dans les salles obscures sont plus que rares, je dois faire des choix et même si Upside Down avait l'air intéressant, je ne suis pas allée le voir. Je me suis donc rattrapée avec le DVD emprunté dans ma médiathèque préférée (je donne dans le "é").
Une seul regret : ne pas être allée le voir au cinéma tant les effets visuels et la photographie sont époustouflants. Je fais partie de ces happy few qui n'ont pas un écran plat géant, du coup ça n'a pas été spectaculaire. Mais sans ça, je pense que j'en aurais vraiment pris plein les yeux.
Le directeur de la photographie (Pierre Gill) a fait un travail remarquable et on sent que chaque image a été reprise à l'aide de filtres.
L'histoire est somme toute classique - une histoire d'amour contrarié - mais elle a une vraie dimension poétique digne d'un conte de fée (oui, j'ai un petit coeur qui bat).
Les deux acteurs principaux sont irréprochables (Jim Sturgess et Kirsten Dunst), sans parler des acteurs secondaires qui apportent une touche de comique ou de tragique au film.
Les deux mondes sont visuellement très travaillés et opposés, au niveau de décors, des couleurs, des vêtements des gens, etc. Il ne s'agit pas d'une dystopie puisqu'on n'est pas sur Terre mais dans un autre système solaire ; on retrouve quand même des éléments de ce genre que j'apprécie volontiers en livre. Les échanges la tête en bas nécessitent quelques scènes pour s'habituer mais c'est une très bonne trouvaille. La scène où Adam doit aller aux toilettes illustre bien toute l'absurdité de sa situation.
S'il n'y avait qu'une morale, ce serait : sauvons les abeilles, elles nous sauverons. Ceux qui ont vu / verront le film comprendront. :)
Aucune hésitation à avoir : s'il vous passe entre les mains, jetez-vous sur ce DVD !


Warner Bros Vidéo, 105 min, 2013.