jeudi 16 avril 2015

"Fangirl" de Rainbow Rowell




Résumé : Cath et sa sœur jumelle Wren s'apprêtent à commencer leur 1ère année à l'université. Alors que Wren est enthousiaste à l'idée de prendre son envol et de participer à toutes les soirées étudiantes, Cath se prépare mentalement à vivre un enfer : trop de gens, trop de gens et... trop gens. Elle n'aspire qu'à écrire ses fanfictions de Simon Snow sur Internet et à passer ses soirées en compagnie (virtuelle) d'autres intégristes de la série. Mais grâce à quelques rencontres décisives, la jeune fille va insuffler un peu de fantaisie dans sa vie.

Pourquoi ce livre : Parce que j'en ai lu beaucoup de bien et que je l'ai récupéré sur ma liseuse.

Avis : Je me suis lancée dans cette lecture sans trop savoir à quoi m'attendre mais ayant en tête des commentaires positifs glanés sur la blogosphère. Je pensais surtout qu'il s'agissait d'une bluette pour ado. J'avais tout à fait tort. Ce livre est une très bonne surprise et je me suis prise à le bouquiner au petit-déjeuner, pendant mes pauses, etc, parce que j'avais envie de connaître la suite des aventures de Cath.
A priori, c'était un peu mal parti entre ce roman et moi. Il est en effet question de fanfiction sur Internet, univers que je ne connais pas du tout et qui ne m'intéresse pas plus que ça. C'est devenu un phénomène éditorial à part entière (hello, Cinquante Nuances) mais je n'ai jamais mis les pieds (la souris ?) sur un forum spécialisé ou sur le site Wattpad par exemple.
En plus, le Simon Snow dont il est question est bien évidemment un hommage à Harry Potter. Il faut savoir qu'Harry Potter n'est pas ma série de prédilection (hurlements outragés de l'assistance). Oui, je sais, je mets une cagoule quand je sors. BREF ! Chaque chapitre de Fangirl commence soit par un extrait de Simon Snow, soit par un extrait d'une nouvelle écrite par Cath. Et bien sûr, il y a un rapport avec ce qui va suivre. On voit aussi le plaisir immense que prend la jeune femme à écrire et à se perdre dans l'univers de quelqu'un d'autre.
Mais j'ai tenu bon et bien m'en a pris. Surtout parce que Cath est une héroïne qui fait du bien. Elle n'est pas à l'aise avec les autres, limite sociopathe d'ailleurs, mais elle est pleine d'humour et de répartie et surtout, elle repousse l'air de rien ses limites. Elle préfère rester dans sa chambre plutôt que de sortir et écumer les soirées, elle ne boit pas, ne fume pas, se fout un peu de son apparence, à un côté geek bien développé, cherche à se fondre dans la masse. Très sympa je vous dis ^^ ! Ses échanges avec sa colocataire m'ont souvent fait glousser.
Ses relations avec sa sœur et son père sont très bien développées et cette famille brinquebalante s'aime et se soutient malgré les épreuves. Je regrette que le roman n'aborde pas le point de vue de Wren, notamment dans sa relation avec leur mère parce qu'elle méritait quand même plus que ce qu'on en voit.
Bien sûr, nous avons un personnage masculin qui rôde dans l'ombre, avec Lévi, meilleur ami de la colocataire. Il me semblait un peu trop parfait pour être honnête mais Rainbow Rowell a su le rendre normal et donc d'autant plus sympathique. Soyons honnête, il y a un passage à vide au milieu du roman où j'ai cru qu'on allait basculer dans la romance pure, mais ça ne dure pas trop longtemps et l'histoire retrouve son rythme. On n'est pas dans du ultra-romantique non plus, restons calme.
Si vous avez envie d'une héroïne particulièrement attachante, d'une histoire positive sans être mièvre (et si vous aimez la fanfiction), ce livre est fait pour vous !


Castelmore, 2015, 288 p.

samedi 11 avril 2015

"Coeur cerise" de Cathy Cassidy


Résumé : Cherry Costello rêve de s'intégrer dans son collège et d'avoir des amis. Mais à force de rêver sa vie plus que de la vivre, la jeune fille s'est isolée de ses camarades. Quand son père lui annonce vouloir vivre sur la côté anglaise avec sa nouvelle amie et ses 4 filles, l'adolescente espère un nouveau départ. Mais même si son nouvel environnement apparaît idyllique, tout le monde ne va pas leur réserver le meilleur accueil.

Pourquoi ce livre : Une des séries best-sellers du secteur jeunesse en ce moment, j'étais curieuse.

Avis : A priori, ce n'est plus tellement le genre de lectures vers lesquelles je me tourne spontanément. Fut un temps, pour des raisons professionnelles, où je lisais quasi non-stop de la LJ et de la littérature "young adult". Cette époque est un peu passée mais je me tiens toujours au courant de l'actualité éditoriale. Je connaissais cette série, j'en avais lu le plus grand bien, du coup je n'ai pas hésité quand je l'ai vue sur la table des nouveautés à la BM.
Verdict : les préoccupations des héroïnes de 13 ans dont beaucoup trop éloignées de mon univers pour qu'elles m'enthousiasment. En revanche, si j'étais au collège, je pense que je me serais jetée avidement sur la série "Les filles au chocolat". Le décor fait rêver : un énorme cottage sur la côte anglaise avec un jardin magnifique dans lequel coule un ruisseau, un gros chien, une roulotte comme chambre, etc.
La couverture laisse sous-entendre une histoire bien nunuche mais j'ai trouvé que ce n'était pas du tout le cas. Les deux thèmes principaux sont plutôt sérieux puisqu'il est question ici de famille recomposée (avec tous les problèmes que cela peut comporter) et de ce qu'on est amené à faire pour être accepté dans un groupe.
La jeune fille qui donne son titre au livre, Cherry Costello, s'est toujours sentie à la marge et on comprend pourquoi au fil des pages : métis (sa mère était japonaise), parents un peu bohèmes, disparition de sa mère à l'âge de 4 ans, l'adolescente s'est très tôt réfugiée dans une existence qu'elle s'est inventée. Du coup ses histoires abracadabrantes, ce que les autres appellent des mensonges, l'ont isolées. Son nouveau départ avec son père est pour elle une chance de recommencer à zéro mais à peine arrivée, elle se laisse à nouveau aller, au risque de s'isoler encore.
Le personnage de Honey est en revanche un peu difficile à avaler. Trop de méchanceté tue la méchanceté. On comprend tout à fait pourquoi elle en arrive à se comporter comme une harpie avec les nouveaux arrivés mais en même temps, j'ai vraiment eu envie de lui mettre une bonne claque pour la calmer. Elle en devient un peu cliché. J'ai discuté après cette lecture avec une copine qui a été belle-mère de deux filles et elle m'a raconté quelques épisodes bien houleux. Après coup, je pense donc que la relation Honey - Cherry sonne juste. En tout cas pour ceux qui l'auraient vécue.
Bien évidemment, il est aussi question d'amûûûr ! Je dirais que c'est totalement prévisible (notez mon enthousiasme communicatif).
Ce livre séduira sans nul doute sa cible, les jeunes filles pré-adolescentes, pas sûre qu'il fasse mouche pour les autres. Je suis contente d'avoir lu ce 1er tome et je comprends l'attrait que peut avoir la série mais j'arrête là !

Nathan, 2013, 277 p.

mercredi 1 avril 2015

"Un crocodile sur un banc de sable" d'Elisabeth Peters




Résumé : Amelia Peabody, riche héritière anglaise, décide d'aller visiter l'égypte et ses mystères. Lors d'une escale à Rome, elle prend sous son aile une jeune lady anglaise rejetée par son grand-père. Elles embarquent toutes deux pour le pays des pharaons et descendent le Nil jusqu'à un site de fouilles tenu par les frère Emerson. Découvrant l'un deux en mauvaise santé, les deux femmes décident de rester quelques temps sur place. Mais des évènements troublant viennent perturber leurs plans.

Pourquoi ce livre : Repéré sur le site de Soukee, j'avais envie de chaleur et d’Égypte.

Avis : J'avoue qu'en ouvrant le livre, c'est une toute autre idée que j'avais en tête. Disons que j'avais envie d'un croisement entre Indiana Jones et La Momie, saupoudré d'un peu d’égyptologie. L'intrigue est ici "old school", ce qui pour moi veut dire qu'elle se déroule lentement, amenant le lecteur de façon très très progressive jusqu'au dénouement. Bref, pas du tout ce à quoi je m'attendais. Passé le court moment de déception, je me suis plongée avec plaisir dans la suite de l'aventure.
On est ici au tournant du XXème siècle, alors que l'Angleterre et la France se disputent les principales fouilles en Égypte. La population a conscience des richesses que recèle le pays et commence à tirer partie du "tourisme" qui se développe. Le contraste est frappant entre les riches étrangers plus ou moins oisifs en quête de mystère louant des bateaux pour descendre le Nil et les Egyptiens, qui pour la majorité semblent vivre dans le dénuement le plus total. Certaines répliques montrent le mépris total que manifestent certains Anglais pour leurs personnels.
Pour ce qui est du contexte des fouilles, je regrette que l'auteur, égyptologue de profession, n'ait pas glissé ça et là quelques éléments de culture, histoire d'instruire un peu son lecteur. Le site choisi par les frère Emerson est dédié à Amon Ra, certes, mais j'aurais bien aimé une petite leçon sur les dieux et la mythologie égyptienne, ou même une description d'une cérémonie d’embaumement. Tant pis ! Je me suis donc contentée de la description de pièces rares trouvées sur site.
L'intrigue en elle-même est surtout un prétexte pour mettre en avant la personnalité des protagonistes. Son avancée est lente et ne m'a pas enthousiasmée outre mesure. Je n'attendais pas la fin avec  angoisse. C'est plutôt les prises de position des personnages qui apportent de l'intérêt, l'histoire se déroulant pour une bonne partie sur le site de fouilles où finalement, le groupe d'Anglais évolue en vase clos.
Les personnages justement valent à eux seuls la lecture du livre. Amelia est une femme anticonformiste, vieille fille pour l'époque (30 et quelques et non mariée, diantre !), sûre d'elle et de ses choix, fine analyste de la psychologie humaine, douée d'un sens certains de la répartie et avant tout altruiste. Elle se prend de passion pour l'égyptologie, au risque de subir le mépris des soit-disant gentlemen dont c'est le domaine. Sa relation avec Evelyn est aussi très touchante. Il s'agit vraiment d'une héroïne attachante et non conventionnelle. Nous avons là une très bonne étude de mœurs sur la place de la femme.
Bien sûr, on adore détester Radcliff Emerson dont les premiers qualificatifs qui me viennent à l'esprit sont "mufle" et "goujat". Et pourtant, au fil des pages, on le découvre attentif aux autres et très fin analyste des situations. Ses prises de bec avec Amelia sont inénarrables et dynamisent vraiment l'ensemble.
Ayant fait le deuil d'une aventure haletante, je lirai la suite avec plaisir. Sachant que la série compte tout de même... 19 volumes !

Le livre de poche, 1999, 313 p.

samedi 28 mars 2015

Salon du livre de Paris 2015


Je suis allée pour la première fois cette année au salon du livre de Paris. Autant je suis une "habituée" du salon de Montreuil, autant celui-là, j'étais jusqu'à présent passée à côté. Des fois, il suffit d'un billet prem's et d'un jour de congé pour faire des trucs qui sortent de l'ordinaire.
J'avais repéré des éditeurs que je tenais absolument à voir, notamment Les Petits Platons dont je voulais découvir le catalogue "en vrai". Je m'étais bien sûr noté les Indés de l'Imaginaire, l'exposition pour les 50 ans de l'école des loisirs, etc.

J'ai commencé par le stand Bookeen qui est la marque qui commercialise ma liseuse parce que j'avais des questions à leur poser (et que j'ai eu une entrée gratuite grâce à eux !). J'ai discuté un bon moment et j'en ai profité pour tester les derniers modèles, même si ma Cybook Odyssey me convient parfaitement.
J'ai fait un détour du côté de AudioLib, histoire d'écouter quelques extraits de romans lus par des acteurs et de voit comment ça fonctionne (coût, format audio, durée des plages, etc). Tout le monde sur le stand était très sympa et disponible.
Petit détour sur le très beau stand des éditions Lumen qui font parler d'elles sur la blogosphère avec des campagnes assez "agressives" (j'ai l'impression que la moitié des blogueurs ont reçu un de leurs romans !). Je ne me suis pas laissée tenter mais la très bonne idée qu'ils ont eu, c'est de donner des extraits gratuits. Du coup, j'hésite un peu pour The Book of Ivy. A suivre !

J'ai failli me perdre 15 fois avant de mettre la main sur un plan, je suis passée des dizaines de fois devant un stand en cherchant un éditeur avant de comprendre qu'il y avait plusieurs éditeurs regroupés sur ce même stand, je suis tombée par hasard sur les dédicaces d'Amélie Nothomb et Bernard Werber (c'est facile, suivez les caméras et la foule !), j'ai assisté à l'allocution de la Ministre Fleur Pellerin sur le droit d'auteur. 

Bref, un après-midi bien rempli. Je n'ai pas forcément eu le temps de bien discuter sur tous les stands et c'est bien dommage. Je ne suis pas trop branchée dédicace, en revanche, j'aime bien échanger avec les exposants. A refaire !
J'ai été plus que raisonnable dans mes achats... J'y allais surtout pour en prendre plein les yeux.
J'ai déjà commencé Rue Farfadet qui me plaît beaucoup. L'année prochaine, j'essaie de convaincre des copains-copines, en groupe ça doit être encore plus sympa.

jeudi 19 mars 2015

"Une (irresistible) envie de sucré" de Meg Cabot




Résumé : Heather Mills, ancienne pop-star pour ados est contrainte de se trouver un nouveau job suite à une série de déboires : son agent (qui est aussi sa mère) a volé tout son argent avant de partir en Amérique du Sud, son père est en prison et son copain a été pris en plein délit de tromperie avec une autre. La jeune femme atterrit comme responsable adjointe d'une résidence universitaire à New-York. Ce travail administratif et routinier va cependant prendre un tournant inattendu quand deux étudiantes sont retrouvées mortes coup sur coup.

Pourquoi ce livre : avec une actualité pro compliquée, j'ai eu besoin de détente.

Avis : Meg Cabot est avant tout connue pour sa série Journal d'une princesse, que je n'ai jamais lue. J'ai récupéré le tome 1 d'une autre de ses séries - Heather Mills - et du coup, je me suis dis pourquoi pas ?
Allergique à la chick-litt, passez votre chemin. Rien qu'à la couverture, vous aurez compris qu'on est dans du girly. 
Les personnages sont attachants, même si Heather en fait des tonnes et que le trait est parfois bien forcé. Dommage que l'action ne se situe qu'exclusivement à la résidence universitaire (et dans les 3 rues autour), j'aurais bien aimé parcourir New-York.
Certaines répliques font mouche et j'avoue avoir bien ri face à quelques situations. Çà fait aussi du bien de ne pas avoir une héroïne stéréotypée : Heather n'a pas fait d'études, ayant arrêté l'école pour se consacrer à la chanson, elle a été larguée pour plus jeune et plus belle, elle fait du 46 (taille moyenne des américaines comme elle aime à le rappeler). On est loin de la fille canon prise en plein triangle amoureux - ce qui a l'art de me faire sortir de mes gonds.
L'intrigue en elle-même est tirée par les cheveux mais c'est pour se concentrer sur les situations improbables dans lesquelles l'héroïne aime se fourrer. On n'y croit pas une seule seconde mais ça fonctionne quand même.
J'ai vu sur le site de l'auteur que celle-ci sort en moyenne 3-4 livres par an. Difficile à ce rythme d’offrir des choses qui transcendent la littérature. Cependant, le style se tient et l'objectif détente sans prise de tête est entièrement rempli.
Ce roman ne marquera pas forcément longtemps ses lecteurs mais je ne crois pas que ce soit le but. Il est divertissant et en ce qui me concerne, c'est tout ce que j'en attendais.

Le livre de poche, 2009, 443 p.

samedi 14 mars 2015

Le gâteau d'anniv'

Mars, c'est le mois de mon anniversaire (pas celui du blog, le mien dans la vraie vie). J'ai prévu de me gâter en allant à Paris au salon du livre, une grande première en ce qui me concerne. Ayant fait vœux de chasteté en matière d'achats livresques pour 2015, je risque de mettre ma sobriété à rude épreuve. Mais tant pis ! "Je résiste à tout, sauf à la tentation", comme dirait Oscar Wilde.
Je consacrerai sans aucun doute un article à ma visite.


En attendant, voici un post non littéraire où je vous indique la recette du gâteau aux framboises que j'ai fait comme support pour mes bougies. Très très bon. J'en veux pour preuve qu'il a été terminé en 4 min 12 secondes montre en main.

Ingrédients :
* 300 g de framboises (j'ai pris des congelées puisqu'on est hors saison)
* 500g de fromage blanc
* 5 oeufs
* 100 g de cassonade
* 2 sachets de sucre vanillé
* 60g de farine
* le jus et le zeste d'un citron (bio sinon rien)


Préchauffez le four à 180°C.
Séparez les blancs des jaunes. Mélanger les jaunes avec les sucres et montez les blancs en neige.
Ajoutez aux jaunes le formage blanc, la farine, le zeste et le jus de citron. Incorporez ensuite les blancs.
Versez la préparation dans un moule beurré et fariné et ajoutez par-dessus les framboises.
Cuire 50 min. Laissez refroidir avant de servir.


Et voilà le résultat final :



Enjoy ! :o)



lundi 2 mars 2015

"The Consultant" de Rupert Morgan




Résumé : "Our professionalism is the only thing that will save us". Regroupés pour un séminaire de travail sur une île tropicale, 150 cadres alternent réunions et travaux de groupe. Mais quand tout à coup, le courant est coupé, l'esprit d'équipe se fissure. D'autant plus que les liaisons radios finissent HS et que les stocks de nourriture diminuent à vue d’œil. Il semblerait que tout ceci fasse partie du programme. Ou pas.... 

Pourquoi ce livre : Je continue ma découverte de cette collection aux éditions Didier.

Avis : Satire cruelle et drôle du monde de l'entreprise, The Consultant nous plonge au pays des "sales managers" (cadres commerciaux). Discours langue de bois, réunions qui durent des plombent mais où rien n'est dit, loi du capitalisme qui fait passer l'humain au second plan, team building, plan d'action, j'en passe et des meilleures, tout ici est prétexte à nous faire rire - jaune. On se demande jusqu'où les collègues vont aller, dans le déni de la situation mais surtout dans le déni d'eux-mêmes. Il s'agit d'un mini survival.
Certaines répliques m'ont vraiment fait rire, notamment parce que je partage avec James, le narrateur, un goût certains pour le sarcasme (oui, je sais, il paraît que ce n'est pas bien). Certaines scènes sont surréalistes mais collent parfaitement avec les lois du marché. Ainsi, ce pauvre manager, incapable de pêcher car blessé, se voit licencier de la boîte et est prié de quitter les locaux. Mais quels locaux ?, hurle-t-il, puisque tous sont sur une île ?
Sans trop trahir l'histoire, nous sommes face à une réécriture de Sa Majesté des Mouches. C'est la lutte pour la survie et la loi du plus fort. Le personnage de Nick représente ainsi l'entreprise dans ce qu'elle a de pire.
Cette nouvelle est vraiment très sympathique, dans un anglais accessible. Je vous la recommande chaudement !
NB :  toujours la possibilité de télécharger la version audio depuis le site de la collection.

Je vous laisse avec la bande-annonce d'un petit film d'horreur sorti il y a quelques années que cette lecture m'a remis en mémoire (Severance, 2006).




Didier, collection Paper planes, 86 p., 2010.