jeudi 17 avril 2014

"50 nuances de Grey" de E.L. James


Résumé : Anastasia Steele accepte de prendre la place de sa meilleure amie malade pour interviewer Christian Grey, milliardaire séduisant et intimidant. L'attirance entre les deux  est immédiate mais la jeune fille est surprise par certains comportements de l'homme d'affaire. En effet, celui-ci cache des penchants sexuels bien particuliers et cherche à entraîner Ana dans une spirale infernale. Se brûlera-t-elle les ailes dans cette relation qui la dépasse ?

 
Avis : Et oui, je sais. Je m'étais promis que je ne lirais pas ce livre et voilà le résultat. Aucune volonté. Mais comme je l'ai récupéré sur ma liseuse, why not ? Je me suis dit qu'un livre qui était un tel succès en librairie devait bien cacher un petit quelque chose quand même.
Alors que dire de 50 nuances, ce best-seller international qui a été vendu à plus de 40 millions d'exemplaires  dans le monde ? Et bien, en fait, c'est moins pire que ce que je pensais. Attention cher lecteur, je ne suis pas en train de dire que ce livre est inoubliable. Je dis juste ça : "Il est moins pire que ce que je pensais". Après avoir lu les chroniques catastrophées et catastrophiques de certains mes bloggeurs préférés, je m'attendais vraiment à défaillir à chaque page. Et bien non, et ce pour plusieurs raisons :
- l'hommage à Twilight : mon objectif en lisant ce livre était de voir si je retrouvais les aventures du couple Bella Swan - Edward Cullen puisque 50 nuances... est à la base une fan-fiction qui s'en inspire. Et bien oui, pour le coup, je trouve qu'on y voit pas mal d'éléments de la saga de Stephenie Meyer. Anastasia est une jeune fille en retrait, mal à l'aise avec elle-même, maladroite, etc. Et Christian Grey, le prédateur masculin par excellence, qui fait succomber les femmes. Des passages rappellent aussi franchement l'œuvre originale : visite d'Ana à sa mère, insistance pour acheter une voiture, musique classique / Grey qui joue du piano et j'en passe.
- les personnages : j'ai été plutôt agréablement surprise par le personnage de Christian Grey qui est bien décrit et qui effectivement a une personnalité en nuances (je dirais blanche et noire plutôt que grise d'ailleurs mais là je pinaille). On comprend qu'il a vécu des choses très dures qui l'on durablement amoché. Son côté amateur de menottes et de fessées m'a fait sourire et pas dans le bon sens du terme. La relation entre Christian et Anastasia fonctionne bien, chacun évoluant au contact de l'autre (enfin... surtout Christian parce qu'Anastasia ne fait que perdre sa virginité...). Leurs échanges de mails sont divertissants parce qu'on a vraiment l'impression d'être face à deux jeunes amoureux qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. En revanche, ce qui se passe entre eux sur la toute fin...là je dis non. Le revirement d'Anastasia m'a paru complètement artificiel et commercial, l'auteure pensant sans doute à son tome 2 dès le départ. Le personnage d'Anastasia justement n'est pas une franche réussite. Epaisseur psychologique proche de zéro. Encéphalogramme plat. Elle n'est pas antipathique mais son manque de relief ne joue pas en sa faveur non plus.
- le style : certes, j'ai pris en grippe dès sa première utilisation le terme la "déesse intérieure" d'Ana, mais j'avais tellement lu que c'était un texte à la limite du lisible que du coup, j'ai trouvé que c'était plutôt fluide. A défaut d'être littéraire, bien sûr. :) Je précise que je l'ai lu en français.

Je vais maintenant faire un point sur le côté érotique du roman (le plus vendeur pour la fin). Parce qu'en fait, il y a quand même quelque chose qui me chiffonne un peu dans cette affaire.... Je suis désolée, mais pour moi ce livre n'est EN RIEN érotique. Ou alors, érotique politiquement correct. Ce n'est pas parce qu'on balance des scènes de fessée, une fellation et des "Je vais te prendre par derrière sur le lit" qu'un bouquin devient érotique. Du coup j'ai vraiment du mal à saisir en quoi cette histoire a révolutionné le genre et décomplexé les lecteurs. Ca reste vraiment ras-les-pâquerettes. Chacun met son curseur où il veut (un peu comme pour l'horreur et l'humour d'ailleurs) mais là, j'ai eu un grand sentiment d'arnaque. Peut-être suis-je passée complètement à côté de l'esprit du roman ? J'ai préféré et de TRES loin Beautiful Bastard.

Je trouve juste que finalement, cette lecture est quelconque. Pas désagréable en soi (si on la lit comme un Twilight parallèle) mais vraiment pas indispensable. Donc là où je sèche, c'est sur les chiffres des ventes. Ca me laisse complètement sans voix. Peut-être qu'un grand nombre d'acheteurs ont fait comme moi et l'ont lu avant tout par curiosité...
A noter qu'une adaptation ciné est prévu pour 2015 et qu'après lecture du roman, j'adhère au choix des acteurs. Cependant, s'agissant d'un film américain à visée commerciale, et sachant qu'ils censurent outre-atlantique le moindre bout de téton, j'ai du mal à voir ce que ça pourra donner....

JC Lattès, 2012

lundi 7 avril 2014

"Okko : Le cycle de feu II" de Hub


Résumé : Dans le tome précédent, Okko et ses compagnons sont accusés du meurtre du fils du daimyo du Pajan. Le ronin est donc poursuivi par le clan du disparu car tous sont assoiffés de vengeance. De son côté, Okko est à la recherche de la jeune femme qu'il juge responsable de sa situation, "Perle de rosée". Vivant recluse dans un palais de la cité des Mille-Forges, il faudra du cran aux fugitifs pour l'approcher.
 
Avis : Ayant déjà les sept précedents opus de la série, dont le tome 1 du cycle de feu, il me semblait logique de continuer sur ma lancée et de boucler la boucle. Cependant, à la fin de cette lecture, je me suis posée une grave question : ais-je lu cette bande-dessinée parce qu'elle me plaît ou parce que je voulais finir l'histoire ? Je me suis rendue compte en effet depuis 2-3 tomes que l'image est de plus en plus fouillie, voire assommante. Les cases en elles-mêmes sont bien délimitées mais il y a sur la plupart des planches une surenchère visuelle.

 
Du coup, ma lecture est en demie-teinte. Car une chose reste sûre, l'univers d'Okko me plaît toujours autant : "Japon" médiéval, ronin entouré d'un moine, de son disciple et d'un personnage étrange au masque de démon, rancoeur entre familles de nobles, mélange de SF et de fantastique, éléments magiques par-ci par-là. Mais finalement, au bout de 8 tomes, l'excellente impression de départ s'est un peu émoussée, en grande partie à cause du graphisme.
Le plus tout de même : tout au long des 4 cycles, Hub a fait vieillir ses personnages. Okko se retrouve ainsi avec les tempes grises, ce qui montrent que le temps qui passe l'affecte et qu'il n'est pas immortel.
Une bande dessinée qui ne me charme plus trop malgré un univers séduisant et riche. A noter qu'un cinquième cycle est programmé : le cycle du vide (normal, après les 4 éléments !).

Delcourt, 2012, 63 p.

dimanche 30 mars 2014

"Le chien qui louche" d'Etienne Davodeau


Résumé : Fabien est gardien de salle au musée du Louvre. Il aime ce métier qu'il exerce depuis une quinzaine d'années. Quand Mathilde, sa moitiée, le présente à sa famille, notre homme se trouve bien embêté. D'abord parce que le clan Bénion est légèrement envahissant, mais ensuite parce ce qu'il se retrouve mandaté pour réaliser l'impossible : faire entrer dans le plus prestigieux musée du monde une croûte infâme - Le chien qui louche - réalisée par l'ancêtre de la famille. Voilà qu'en plus la mystérieuse confrérie de La République du Louvre s'intéresse de prêt à son cas.

Avis : J'ai découvert Etienne Davodeau avec Les mauvaises gens, qui a été primée à Angoulême. J'avais trouvé cette histoire très simple et très émouvante, celle du combat de militants syndicaux de ses parents.
Quand PriceMinister - Rakuten a ouvert aux bloggeurs son opération La BD fait son festival, c'est donc sans hésitation que j'ai choisi Le chien qui louche.
Nous voilà donc plongés dans les coulisses du musée du Louvre, puisque le personnage principal est Fabien, gardien de salle dans cette illustre monument du patrimoine français. Fabien se retrouve bien vite coincé entre une belle-famille envahissante / un peu beauf et le mystérieux Monsieur Balouchi, membre de la "République du Louvre".
Même si l'histoire du tableau ne m'a pas fascinée outre mesure, j'ai passé un agréable moment de lecture, en grande partie grâce au trait d'Etienne Davodeau que j'aime toujours autant. Que ce soit dans le découpage des planches, le choix du noir et blanc ou encore les traits des personnages, je trouve qu'un certain calme se dégage de l'ensemble (au contraire par exemple de la série Okko dont je compte parler dans le prochain billet).


Je regrette que l'aspect "Louvre vu des coulisses" ne soit pas assez exploité. Les intermèdes dans la salle de pause des gardiens ou devant le tableau des plannings sont trop courts alors que j'aurais vraiment apprécié d'en apprendre plus. A noter cependant, à la fin de l'ouvrage, 3 pages expliquent au lecteur comment se fait réellement le choix d'une oeuvre pour son entrée au musée. On se rend compte que le processus est long et implique tout un tas d'autorités (conservateurs, spécialistes divers et variés, etc).
Une lecture sympathique mais pas suffisamment documentée à mon goût. Je n'ai pas l'habitude d'attribuer des notes mais pour les besoins de l'opération La BD fait son Festival, je mets 13/20 à cette bande-dessinée.
 
Futuropolis : Louvre éditions, 2009, 135 p.

lundi 17 mars 2014

"No et moi" de Delphine de Vigan


Résumé : Lou Bertignac, jeune lycéenne surdouée et légèrement associale, a choisi de faire un exposé en cours de SES sur les femmes sans-abris. Elle arrive à convaincre Lou, jeune fille SDF rencontrée dans une gare, de l'aider. De rendez-vous en rendez-vous pour préparer son intervention, Lou et No vont apprendre à se connaître, s'apprivoiser, se faire confiance. Mais comment aider quelqu'un qui ne veut rien de vous ? Et comment faire confiance à quelqu'un qui vous tend la main quand on ne sait prendre que des coups ?
 
Avis : A la base, j'étais partie pour lire Rien ne s'oppose à la nuit pour découvrir l'oeuvre de Delphine de Vigan. A l'issu d'un "vide-bibliothèque" d'une collègue, c'est finalement sur celui-ci que je suis tombée.
Je n'ai pas vu l'adaptation cinématographique qui en a été faite, du coup c'est sans véritable idée de ce qui m'attendais que j'ai plongé le nez dans No et moi.
Soyons clair, j'ai eu les larmes aux yeux une bonne partie du roman. Je suis certes bon public et j'étais particulièrement fatiguée mais ça donne aussi une idée des thèmes graves qui sont abordés : la rue, bien évidemment, les sans-abris et leur lutte quotidienne pour la survie qui peut les changer en bêtes féroces. La perte d'un enfant, l'amour filial, la dépression qui peut tout pourrir dans une famille. Bref, sous couvert d'un ton relativement léger, c'est assez lourd à digérer. Ne vous méprenez pas, j'ai vraiment beaucoup BEAUCOUP apprécié cette lecture. Le personnage de Lou Bertignac est vraiment attachant et son incapacité à prendre du recul lui permet de mettre souvent les pieds dans le plat, ce qui donne lieu à des situations cocasses. J'ai trouvé que c'était très bien écrit, dans un style très fluide, qui fait qu'on tourne les pages les unes après les autres sans s'en rendre compte. Par contre, ce n'est pas une lecture très gaie, ça c'est sûr... Je précise car parfois il y a des moments où on n'a pas forcément envie de lire de genre de récit.
La rencontre entre No et Lou va changer leurs vies à toutes les deux et faire grandir la jeune surdouée : "En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait quelque chose de la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur".
C'est un livre qui fait réfléchir car pendant 248 pages, on est face à cette misère qui est finalement au bas de nos portes et qu'on ne remarque peut-être plus. Le prof de SES de Lou la traite d'utopiste mais c'est surtout qu'elle pose les questions qui font mal : "La dame du bar d'en face a recueilli le chien de Mouloud [SDF mort dans la rue]. Les chiens on peut les prendre chez soi, mais pas les SDF."
On a envie de croire que Lou va aider No a s'en sortir, on ne sait pas ce qui les attend toutes les deux, la tension va crescendo. On espère, avec Lou, même si elle chasse dans un coin de sa tête des scenari catastrophes. Je ne dirai rien sur la fin, qu'on voit finalement un peu venir grâce à quelques indices distillés dans le texte. Disons qu'elle ne m'a pas surprise.
J'ai beaucoup aimé les parents de Lou, surtout son père, qui a su garder la tête sur les épaules malgré un climat familial compliqué au possible. D'une façon générale, j'ai trouvé que les dialogues étaient très bien écrits.
Une lecture sensible, que je recommande chaudement. Attention simplement à ne pas se lancer dans ce livre si on a le moral dans les chaussettes.

Le livre de poche, 2011, 248 p.

dimanche 9 mars 2014

"La maîtresse de la mort" de Boris Akounine


Résumé : A cours de l'été 1900, une vague de suicides s'abat sur Moscou. Tout le monde s'interroge, d'autant plus qu'il semble qu'une société secrète d'adorateurs de la Mort soit derrière chacun de ces drames. Colombine, jeune prinvinciale fantasque et romantique, va tomber un peu malgré elle dans les filets de Prospéro, l'étrange maître de cérémonie de ce club redoutable. Eraste Petrovitch, de retour dans la capitale, va tout faire pour enrayer l'épidémie.
 
Avis : Je suis absolument fan de la série de Boris Akounine mettant en scène le personnage d'Eraste Petrovitch Fandorine, il sera donc difficile pour moi d'avoir un avis objectif sur cette lecture. Cet opus ne dérogeant pas aux autres, je l'ai dévoré.
Il s'agit en fait du roman miroir de L'amant de la mort, dyptique décrivant 2 enquêtes d'Eraste menées en parallèle. J'avais lu L'amant... il y a fort longtemps, du coup je ne m'en souvenais plus trop en attaquant celui-là, mais cela n'a pas nuit à ma lecture. Chaque livre peut se lire comme un tout, dans n'importe quel ordre d'ailleurs.
Fidèle à son habitude, ce n'est pas Eraste Petrovitch le personnage principal, mais Colombine, demoiselle fraîchement débarquée à Moscou de sa province d'Irkoutsk. La jeune fille est fantasque et bouillonnante et surtout, très sûre d'elle et de sa réussite. Elle a en fait rejoint Pétia, un jeune homme qui l'entraîne dans un club très particulier et très select, celui des Amants de la Mort. Il s'agit en fait d'un groupe d'une dizaine d'individus, de tous les âges et de toutes les classes sociales, se voulant poètes et surtout, désirant par-dessus tout mourir. Enfin plus précisément, être élu par la Mort pour la rejoindre. Subtil. En d'autres termes, ce sont des candidats au suicide. Au départ, j'ai eu la dérangeante impression d'être face à une tripotée d'hystériques (au sens psychiatrique du terme) mais Boris Akounine réussi le pari de les rendre tous plus intéressants les uns que les autres. Nous en apprenons un peu plus sur chacun et leurs motivations. Le club est "dirigé" par le charismatique mais néanmoins inquiétant Prospéro, qui se place en arbitre du bon goût et distribue ainsi les bons points de poète aux membres. Il se sert d'Ophélie, jeune fille aux talents de médium, pour communiquer avec les morts et ainsi désigner quel sera le prochain à mourir.
Fandorine s'inquiétant de la vague de suicide qui frappe la capitale Russe se décide à infiltrer le groupe. Mais il ne s'agit pas d'une intrigue policière classique puisqu'il faut un certain temps pour comprendre que quelque chose cloche dans le club (mis à part le fait qu'il fait l'apologie du suicide, of course). Je dirais que c'est à une bonne moitié de l'histoire, avec la montée en puissance d'Eraste, que l'aspect policier se développe vraiment.
L'histoire nous est racontée par trois canaux différents. Chaque chapitre est ainsi divisé en trois parties : des coupures de presse ; des extraits du journal de Colombine ; des extraits d'un dossier "Rapports confidentiels" écrits par un informateur secret ayant infiltré le club.
C'est très habile et surtout, cela permet de donner un rythme très soutenu à l'ensemble. Ainsi, on remarque bien la métamorphose de Colombine une fois qu'elle est passée du côté obscur de la force, c'est-à-dire une fois que Prospéro l'a prise sous son aile. Au début, je la trouvais un peu cruche mais elle gagne en profondeur à mesure qu'on tourne les pages. Et bien sûr, Massa, le valet japonais d'Eraste Petrovitch a une attitude toujours aussi savoureuse.
Pour appréhender correctement le personnage d'Eraste, il ets pour moi indispensable de commencer par le 1er tome de ses aventures : Azazel (également chez 10/18).
Les aventures russes d'Eraste Petrovitch sont certes finies (bouhou) mais son personnage apparaît à nouveau dans L'attrapeur de libellules (ô, joie).

10/18, Grands détectives, 2006, 345 p.

vendredi 28 février 2014

The Lizzie Bennet diaries, web-série US

 
http://ringo-ish.org/the-lizzie-bennet-diaries-my-theories/


http://www.lizziebennet.com/
Sous-titre : une adaptation moderne d'Orgueil et Préjugés

Il y a maintenant presque 2 ans, j'ai vu fleurir tout un tas de gif animés avec un certain Darcy et une Lizzie Bennet sur des sites que je suivais. Comme j'aime l'œuvre de Jane Austen, j'ai poussé mes recherches plus loin et découvert l'existence de The Lizzie Bennet Diaries.
Attention, cette web-série est complètement addictive. Je ne compte plus les fois où je me suis dit "Allez, encore un épisode et j'arrête" et où je me disais encore la même chose 12 épisodes plus loin. Il y en a 100 concernant la trame principale.

Sauf mention contraire, toutes les images proviennent du site de la web-série
 
Le format est idéal, entre 4 et 6 min environ.
Des vidéos annexes se sont greffées sur l'histoire originelle en apportant un complément et un éclairage différents sur les faits, comme par exemple le vlog de Lydia.
L'ensemble est très TRES bien joué, on rigole beaucoup et les personnages sont vite attachants. Et oui, même l'infâme Mr Collins.


Transposée de nos jours, l'histoire s'attache à Lizzie Bennet qui doit valider une dernière UV pour son diplôme. Elle décide de documenter l'expérience en tournant des vidéos qu'elle met en ligne. Nous faisons par-là même la connaissance de ses deux soeurs, Jane et Lydia, aux personnalités bien différentes. Darcy devient par exemple le riche membre fondateur d'une start-up axée sur les technologies du web et sa tante l'actionnaire principale.
Particularité de l'histoire : Fitzwilliam n'apparaît qu'à l'épisode 60 car c'est Jane et ses amies / soeurs qui racontent l'histoire en jouant les autres personnages.

Lydia rejoue une scène en étant Lizzie et Lizzie tient le rôle de Darcy... vous suivez ? :)
 
Des raccourcis sont pris par rapport au roman de Jane Austen mais je trouve que le charme opère vraiment et la réécriture fonctionne bien. Je conseille quand même de commencer par le classique indémodable avant de visionner les épisodes.
Allergiques à la VO, passez votre chemin. Pas de traduction française pour l'instant... Même s'il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer aux expressions et autres tons de voix, l'ensemble reste très compréhensible.
Je recommande chaudement cette web-série, très sympathique et pleine d'humour car elle donne vraiment la pêche et présente une adaptation très bien faite. Pour ma part, je compte me faire un deuxième round très prochainement. Bis repetita...

http://www.lelivroblog.fr/archive/2014/01/01/nouvelle-edition-challenge-geek.html
 

samedi 22 février 2014

J'ai testé : la revue PICOTI des éditions Milan

J'ai un fils d'un an et demi et bien évidemment, le rat de bibliothèque que je suis essaie de lui transmettre l'amour des livres et de la lecture. Les histoires du soir sont devenues des rituels à la maison (comme chez beaucoup) et Monsieur a déjà ses préférées.
Je l'avais abonné l'année dernière au magazine Popi et j'avoue que j'ai regretté, c'était beaucoup trop tôt : il les a tous soigneusement déchirés en menus morceaux sans vraiment voir ce qu'ils contenaient. Aussi, quand les éditions Milan ont proposé via Twitter (@MilanJeunesse) de tester un de leurs magazines, comme il était plus grand, je n'ai pas hésité.  J'ai choisi Picoti, qui s'adresse à la tranche 9 mois / 3 ans et je viens de recevoir l'exemplaire de mars, spécial ferme (un des sujets préférés des petits).


La bonne surprise, c'est qu'il n'a pas fini en 14 morceaux dès sa réception. Il a été lu, les pages tournées les unes après les autres, reposé, repris, commenté. Mais je ne vais pas vous mentir, sa couverture vient de rendre l'âme (la photo parle d'elle-même...).
Je ne connais pas trop les personnages récurrents de Picoti mais je trouve que Guili a une très bonne bouille (et je sais que des livres avec lui pour héros ont été édités). L'histoire chez papi et mamie a rencontré un franc succès ainsi que l'imagier avec les objets des grands. Et oui, les clés fascinent sans fin mon fils ainsi que mon smartphone. Du coup, il a bien reconnu et pointé du doigt tous les objets.

Vous m'excuserez pour la piètre qualité des photos mais les enfants, c'est un peu comme la photographie animalière : 12h de planque pour une photo réussie... 

En revanche, proposer ce magazine à partir de 9 mois ne me paraît pas pertinent. A cet âge, les livres à toucher et en carton me paraissent beaucoup plus adaptés. A 18 mois, je pense que c'est le bon âge, un enfant commence à pouvoir tourner les pages tout seul (bon, ok, sans doute un peu avant mais le mien est un sauvageon qui détruit tout). Le prix peut paraître élevé - 4,95 € - mais c'est le genre de support qui a une grande durée de vie : l'année prochaine, voire dans deux ans, on pourra encore le relire.
Il faudrait voir si le contenu est le même tous les mois : un ou deux héros récurrents, un fascicule pour les parents, une partie à découper un imagier. En ce qui me concerne, sans parler forcément d'abonnement (chat échaudé craint l'eau froide), je le rachèterai volontiers pour les vacances, histoire de varier les supports de lecture


Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller sur la page du magazine : http://www.picoti-magazine.com/