vendredi 23 septembre 2016

"China Rich Girlfriend" de Kevin Kwan




Résumé : Rachel et Nicholas, tous les deux professeurs à l'université de New York, partent en Chine sur les traces du père de la jeune femme. Mais la mère de Nicholas s'en mêle. De rencontres inattendues en découvertes stupéfiantes, le séjour des deux amoureux prend des allures surréalistes. Ils se retrouvent embarqués dans le monde très fermé et très sélect des ultra-riches asiatiques où tous les coups sont permis. Car il y a les riches. Et puis il y a les « crazy rich ».




Pourquoi ce livre : J'ai lu plusieurs bonnes critiques dans la presse cet été et j'avais besoin d'une lecture détente.




Avis : Après quelques chapitres, j'ai réalisé qu'en fait c'était le tome 2 que j'avais sous les yeux. En effet, le 1er opus s'intitule Crazy Rich Asians et met en scène Rachel et Nicholas au mariage du meilleur ami de ce dernier, quelques temps auparavant. Je m'étais donc trompée de livre. Ce n'était pas gravissime dans la mesure où celui-ci peut se lire quand même indépendamment. Bien sûr, certaines interactions m'ont manqué, mais l'histoire se comprend tout à fait.

Nous voilà projetés dans le monde complètement surréaliste des milliardaires asiatiques. Singapour, Hong Kong et Shanghai servent de décor à cette aventure.

Il s'agit d'un univers à mon sens proprement hallucinant. Il y a beaucoup d'humour, Rachel et Nicholas gardent les pieds sur terre et malgré leur fortune personnelle et ils restent parfois sans voix devant le spectacle qui s'offre à eux. Et le lecteur aussi.... Le mode de vie de la plupart des protagonistes a parfois de quoi faire rêver mais passée l'illusion d'une vie facile, c'est surtout l'incrédulité qui prédomine. Ainsi, les retards permanents dans les aéroports chinois sont dûs aux nombreux jets et autres avions privés qui décollent en priorité. Certaines dépensent 8 millions de dollars pour un collier en diamant place Vendôme mais refusent de débourser 15 € pour un thé et des gâteaux dans leur suite de luxe.
Ces riches asiatiques sont d'ailleurs très courtisés par l'occident et les grands groupes de luxe.
J'ai été très intéressée par toutes les relations entre les vieilles familles de Singapour et Hong Kong. L'argent ne vous ouvre pas systématiquement les portes de ce milieu et les "nouveaux riches" sont tout en bas de l'échelle. D'autant plus s'ils viennent de la Chine continentale.

Ce roman est un cocktail d'humour, de psychologie, de drame et d'exotisme. Cette lecture est parfaite pour se changer les idées. J'ai hâte de retrouver tous ces dingues pour le tome 3.

Anchor books, 2016, 496 p. traduit en français chez Albin Michel "China Girl"


mercredi 14 septembre 2016

"Nous" de David Nicholls




Résumé : Paris, Venise, musées, trattorias : un été bien chargé pour les Petersen. Douglas est ravi, mais il le sait, c'est sa dernière chance de prouver aux siens qu'il est attentionné et fun. Lasse de leur vie rangée, Connie, la mère, rumine son passé. Quant au fils, Albie, entre fugues et flirts, il peine à s'émanciper. Crise de la cinquantaine, de couple, d'adolescence – et nouveau départ ? La vie, et les sentiments... (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : repéré sur une table en librairie.

Avis : C'est le 1er roman de l'auteur que je lis et sa plume m'a complètement conquise ! Il s'agit de la dissection d'une famille au bord de l'implosion. La psychologie des personnages est abordée avec une finesse et une acuité rare. Des sujets graves parsèment le texte mais avec légèreté et sensibilité, sans tomber pour autant dans le sentimentalisme.
Douglas Petersen fait parti de ces personnages que j'affectionne, un peu loseur mais doté d'un sens de l'humour et de l'auto-dérision à toute épreuve. J'ai souvent ri à ses remarques qui font plus ou moins mouche sur son entourage. Au milieu de toutes ces turpitudes, il s'obstine à voir le verre à moitié plein et cela a quelque chose d'extrêmement rafraichissant.
Connie qui a décidé de quitter Douglas, trop carré, trop prévisible, trop terne à son goût est un peu la "méchante" de l'histoire, même si on comprend tout à fait ce qui provoque sa prise de conscience. Elle veut simplement vivre, respirer et retrouver ce qu'elle a été. La vie avec Douglas a longtemps impliqué des compromis et le drame qui les a changé à jamais ne l'empêche désormais plus d'avancer.
L'histoire se déroule en alternant les retours sur les débuts de leur relation et le présent. Les deux sont indissociables et nous éclairent sur l'état d'esprit des personnages. La relation de couple est passée aux rayons X et rien n'échappe à nous, lecteurs.
J'ai adoré le principe de ce voyage en famille à faire le tour des grands musées d'Europe, à la manière des riches du XIXème. Je prends note pour plus tard d'ailleurs !
Beaucoup de passages ont résonné en moi et j'ai refermé ce livre avec un sourire aux lèvres. Il faut dire que la toute fin... Et bien, je vous laisse la découvrir ! :o)




10/18, 2015, 539 p.

lundi 5 septembre 2016

"Le lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido




Résumé : Chine, XIIIème siècle. Ci Song, d’origine modeste, n’a de cesse de vouloir entrer dans la fonction publique. Mais une série de malheurs s’abat sur sa famille et l’oblige à se rendre clandestinement à Lin’an, la capitale de l’empire. Il y trouve un emploi de fossoyeur et sa capacité à déterminer les causes d’un décès le rend célèbre. Accepté à la prestigieuse académie Ming qui prépare aux examens, il est repéré par l’empereur en personne et chargé d’élucider une série de meurtres. L’échec n’est pas envisageable.

 

Pourquoi ce livre : chaudement recommandé par une amie.

 

Avis : Etant grande fan des enquêtes du Juge Ti, ce livre avait tout pour me séduire puisqu’il se centre sur le père de la médecine légale moderne. Il s’agit donc d’un roman historique mais basé sur un personnage bien réel. Des explications à la fin permettent de resituer l’ensemble. Ainsi, nous devons à Ci Song un volumineux traité légiste en cinq volumes publié en 1247, le Xi Juan Ji Lu « véritable arsenal de techniques, de méthodes, d’instruments, de préparations, de protocoles et de lois (…) » (note de l’auteur).

Après un bon démarrage, l’histoire s’engouffre ensuite dans un long passage à vide (200 pages environ). Du glauque, du sordide, des évènements tous plus négatifs les uns que les autres assaillent de toute part notre héro. L’accumulation de malheurs qui s’abat sur Ci Song m’a paru complètement disproportionnée même si des révélations ont lieu à la fin de l’histoire.

Heureusement, dès qu’il entre à l’Académie Ming, le rythme s’instensifie et l’intérêt revient.

La façon méthodique d’examiner les cadavres est véritablement passionnante (si si !) et on comprend que Ci Song doit faire avec le contexte culturel et religieux qui n’est pas forcément favorable. Et oui, il était par exemple interdit de toucher aux cadavres de femmes – très pratique pour une autopsie - et fortement déconseillé d’ouvrir les corps.

Le code pénal en vigueur à l’époque est également riche d’enseignements : tout était basé sur la punition corporelle pour décourager au maximum les infractions… On a d’ailleurs droit à quelques exemples de tortures dont la cruauté et le sadisme laissent sans voix.

Le système des examens pour entrer dans la fonction publique est également très bien expliqué et permet de se rendre compte que chaque homme avait droit à sa chance indépendamment de son milieu social. On pouvait ainsi s’élever dans la hiérarchie grâce à son seul mérite. Je grossis le trait car bien sûr la corruption rampante mettait du sable dans les rouages (même si la sanction réservée aux corrompus ne devait pas être très sympathique….).

L’enquête en elle-même est intéressante mais sert de prétexte à découvrir la vie dans la Cité Interdite, avec sa hiérarchie particulière et ses rites immuables. Le dénouement arrive ainsi sans réelle surprise pour le lecteur.

On se rend compte que le travail de recherche d’Antonio Garrido a dû être absolument pharaonique et j’apprécie en tant que lectrice qu’on ne se moque pas de moi de ce côté-là.

Une lecture historique prenante qu’un début trop long et trop sinistre vient malheureusement un peu gâcher…

 

Le livre de poche, 2014, 754p.

jeudi 28 juillet 2016

Pas motivée pour chroniquer #4

Et oui, je traîne dans mes billets. Ce n'est pas faute de lire mais faute d'avoir trouvé des livres que j'avais envie de chroniquer....




Je n'avais jamais entendu parler de ce blog avant de lire une chronique du guide chez Le Chat du Cheshire. Le titre et le concept avaient tout pour me plaire (j'aime les odieux connards, ils me font rire) mais même si quelques passages ont provoqué chez moi des crises d'hilarité, l'ensemble est plus qu'inégal. J'ai rarement souri, encore plus rarement ri (même si à chaque fois, c'était aux éclats). Il y a un sentiment de facilité qui enveloppe l'ensemble. En gros, des moments de génie noyés dans de l'anecdotique. Dommage !
Point, 2015, 269 p.






Alors là, c'est bien fait pour moi me direz vous :o). Avec une fin d'année compliquée, j'avais envie de détente et j'ai profité de la grosse OP Bragelonne et ses titres à 0,99€ pour me laisser tenter. Pour faire bref, c'est raté. Le Darcy qui est présenté n'a que peu à voir avec le Darcy de Jane Austen. Ses réflexions d'amoureux transi mais torturé m'ont laissée de marbre et m'ont même plutôt fait sourire (et pas dans le bon sens du terme). On peut vouloir se changer les idées mais demander un minimum de cohérence avec l'oeuvre originale. Passez votre chemin !
Milady romance, 2013, 360 p.

jeudi 7 juillet 2016

"La fille du train" de Paula Hawkins



Résumé : Rachel prend le même train de banlieue tous les jours et s'amuse à inventer la vie des personnes qu'elle aperçoit depuis son wagon. Alcoolique, elle est à la dérive depuis que son ex-mari a refait sa vie. Alors qu'un énième trajet est en cours, la jeune femme remarque dans un jardin un élément nouveau qui va la bouleverser et la convaincre de se mêler de la vie des autres. Car Rachel veut se rendre utile. Elle veut approcher ces gens dont l'existence fictive la fait rêver. Mais lorsqu'une disparition est signalée, Rachel, dont les souvenirs sont plus que flous, n'est pas le témoin idéal.

Pourquoi ce livre : repéré il y a des lustres, la chronique élogieuse de Soukee a achevé de me convaincre.

Avis : Voici un thriller psychologique qui vaut pour sa belle brochette de personnages féminins.
Allez savoir pourquoi, j'ai eu rapidement l'intuition du pourquoi du comment mais cela n'a pas nuit à ma lecture. Car ce qui est très TRES fort, c'est le déroulé de l'intrigue, la manière dont sont amenés les éléments. Plus le dénouement approche et plus on tourne les pages compulsivement. L'alternance des points de vue permet de varier le rythme et la prise du lecteur sur l'histoire.
On ressent de la pitié pour Rachel, alcoolique au bord du gouffre, qui a perdu pied pour une raison triste à pleurer qui touche beaucoup de monde. On voit bien les ravages que l'alcool peut faire en peu de temps sur quelqu'un et l'impact que cela peut avoir sur son entourage. On arrive presque à comprendre comment elle a pu en arriver là. Son petit côté bon samaritain qui veut se racheter irrite un peu mais on sent vite qu'il s'agit surtout d'une curiosité malsaine pour tout ce qui concerne son ex-mari et son ancienne rue.
Megan, la voisine, est presque la plus intéressante de par des interrogations et bien sûr le lourd (et affreux !) sercret qu'elle porte en elle. Oh my god, j'en frémis encore ! On la devine à l'étroit et au bord de l'implosion. La dernière du trio, Anna, est celle qui m'a le moins séduite mais elle a quand même un rôle central puisqu'elle a "volé" le mari de Rachel et suscite chez la jeune femme des sentiments violents.
Paula Hawkins distille des éléments au compte-goutte et le lecteur ne peut se fier à aucune des trois narratrices car elles ne peuvent être objectives. On a envie de croire Rachel mais son attitude à la limite du harcèlement et ses trous noirs nous rappellent que ce personnage est loin d'être fiable.
Les personnages masculins sont en arrière plan, pas toujours très nets d'ailleurs. L'expression qui me vient à l'esprit est que chaque protagoniste "suinte" (faute de trouver autre chose pour décrire le fait qu'ils ont tous quelque chose à cacher, un secret plus ou moins inavouable).
L'ambiance est vite étouffante, on se retrouve coincé dans une des maisons, dans la minuscule chambre de Rachel ou dans un wagon bondé. L'effet est saisissant !
Un très bon thriller, parfait pour cet été !


Black Swan, 2015, 408 p.

mercredi 22 juin 2016

"Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows



Résumé : 1946, alors que les Britanniques soignent les blessures de guerre, Juliet Ashton, écrivain en manque d'inspiration, entreprend une correspondance avec les membres attachants d'un cercle de Guernesey. De confidences en confidences, la page d'un nouveau roman vient de s'ouvrir pour la jeune femme, peut-être aussi celle d'une nouvelle vie… (4ème de couverture)

Pourquoi ce livre : Cela faisait des lustres que j'avais envie de le lire et voilà qu'une copine me l'offre.



Avis : Je ne suis généralement pas fan des histoires qui se déroulent pendant l'une des deux Guerres Mondiales. Ce ne sont pas des périodes que j'affectionne particulièrement et la raison en est simple : j'ai été obligée de regarder pendant des années TOUS les samedis soirs l'émission "Histoire Parallèle" sur Arte. D'où le ras-le-bol absolu. Je ne lis donc absolument plus rien sur le sujet car j'estime avoir eu plus que la dose légale. Bref. Maintenant, le livre.
Il a beaucoup fait parler de lui - en bien - lors de sa sortie et le succès a été immédiat. Une chose est sûre, ce succès est largement mérité. Même si l'après-guerre et ses privations ne laissent pas supposer que ce sera le cas, cette histoire possède envers et contre tout un énorme côté feel-good, du genre qui réchauffe le coeur.
Je ne connaissais pas grand chose sur l'île de Guernesey, à part que c'est un paradis fiscal (non, je n'ai pas de compte là-bas). Suite à ma lecture, j'ai fait le tour des sites Internet de tourisme pour avoir plus de précisions et mettre des images sur les endroits cités. Bien sûr, je n'ai désormais qu'une envie : y aller !
Ce roman épistolaire nous en apprend énormément sur le quotidien des habitants durant l'occupation allemande. Et oui, ils sont venus jusque là et ont d'ailleurs parsemé l'île et ses plages de bunkers et de mines....  Sans nous donner une grande leçon d'histoire, nous partageons les petites joies et les grands moments de désespoir d'une poignée d'habitants. Leurs privations, leurs satisfactions personnelles (bien souvent aux dépens de l'occupant), leur courage et leur altruisme : le manque de nourriture, la maladie et la saleté, les enfants qu'on envoie en 24h en Angleterre, etc. Il s'agit vraiment de tranches de vie, d'anacdotes qui l'air de rien nous permettent de retracer le fil de la grande Histoire. J'ai appris beaucoup de choses et je m'en réjouis !
L'échange de lettres permet d'alterner les points de vue et donne beaucoup de rythme à l'ensemble. Tous les personnages m'ont touchée, je serais bien en peine de vous dire lequel mérite plus d'attention.... Juliet, Amelia, Dawsey, Isola, Eben, Sidney et tous les autres vous feront passer un excellent moment de lecture. Si vous ne l'avez pas lu, n'hésitez même pas, foncez !


Nil éditions, collection 10/18, 2009, 410 p.

dimanche 5 juin 2016

"Le secret du mari" de Liane Moriarty



Résumé : Banlieue Nord de Sidney. Cecilia est une femme au foyer hyper active, reine dans l'art de l'organisation, gérant le quotiden de ses trois filles avec brio. Alors qu'elle cherche un livre au grenier, elle découvre par hasard une enveloppe avec l'inscription "Pour ma femme Cecilia, à n'ouvrir que dans l'éventualité de mon décès". Poussée par la curiosité, elle l'ouvre et découvre le terrible secret que cache son mari John-Paul. Que faire ? Dire la vérité et détruire sa famille ou sauver les apparences mais se laisser ronger à petit feu ?



Pourquoi ce livre : le résumé m'a plu alors que je faisais mes "courses" sur Book Depository.



Avis : J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a fait enchaîner les pages sans m'en rendre compte.
L'histoire se déroule sur une semaine, chaque jour étant vécu du point de vue de trois protagonistes.
Il y a Rachel, qui a perdu sa fille de 17 ans dans des circonstances dramatiques. Tess dont le couple bat de l'aile et qui décide de s'installer à Sidney chez sa mère pour quelques temps, avec son fils Liam sous le bras. Et Cecilia, par qui le "malheur" arrive.
Cette dernière n'est pas le genre de personnage que j'affectionne le plus, ayant du mal à ressentir de l'empathie pour la ménagère clichée de moins de 50 ans. J'ai eu peur au début d'être face à la femme au foyer parfaite au point d'en être totalement irritante. Mais ce qui lui arrive est d'autant plus intéressant qu'il met à mal son univers si solidement construit. 
Les trois femmes vivent des situations très différentes mais au fil de la semaine, leurs trajectoires vont s'entrecroiser et l'ensemble est plutôt finement amené. Au début, on ne voit pas trop où Liane Moriarty veut en venir mais petit à petit, une toile liant les personnages les uns aux autres se dessine.
Il s'agit d'un roman "féminin", tous les 1er rôles sont tenus par des femmes. Les hommes ne sont présents qu'en arrière plan et apparaissent plutôt faibles ou lâches.
L'histoire amène de très bonnes réflexions sur les choix de vie que l'on fait plus ou moins malgré soi, les dernières pages sont ainsi particulièrement bien trouvées. Sur la vie de couple aussi bien sûr, ainsi que sur le poids des apparences. Une trajectoire rectiligne peut virer du tout au tout suite à un évènement anodin. Une journée qui commence comme toutes les autres peut finir dans le drame. Arrivent alors les questions universelles : si j'étais arrivée plus tôt ? si je n'avais pas répondu au téléphone ? si j'avais osé lui parler ?...


Une lecture prenante qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin !


Penguin books, 2013, 421 p. (traduit en français chez Le livre de Poche)