samedi 28 mars 2015

Salon du livre de Paris 2015


Je suis allée pour la première fois cette année au salon du livre de Paris. Autant je suis une "habituée" du salon de Montreuil, autant celui-là, j'étais jusqu'à présent passée à côté. Des fois, il suffit d'un billet prem's et d'un jour de congé pour faire des trucs qui sortent de l'ordinaire.
J'avais repéré des éditeurs que je tenais absolument à voir, notamment Les Petits Platons dont je voulais découvir le catalogue "en vrai". Je m'étais bien sûr noté les Indés de l'Imaginaire, l'exposition pour les 50 ans de l'école des loisirs, etc.

J'ai commencé par le stand Bookeen qui est la marque qui commercialise ma liseuse parce que j'avais des questions à leur poser (et que j'ai eu une entrée gratuite grâce à eux !). J'ai discuté un bon moment et j'en ai profité pour tester les derniers modèles, même si ma Cybook Odyssey me convient parfaitement.
J'ai fait un détour du côté de AudioLib, histoire d'écouter quelques extraits de romans lus par des acteurs et de voit comment ça fonctionne (coût, format audio, durée des plages, etc). Tout le monde sur le stand était très sympa et disponible.
Petit détour sur le très beau stand des éditions Lumen qui font parler d'elles sur la blogosphère avec des campagnes assez "agressives" (j'ai l'impression que la moitié des blogueurs ont reçu un de leurs romans !). Je ne me suis pas laissée tenter mais la très bonne idée qu'ils ont eu, c'est de donner des extraits gratuits. Du coup, j'hésite un peu pour The Book of Ivy. A suivre !

J'ai failli me perdre 15 fois avant de mettre la main sur un plan, je suis passée des dizaines de fois devant un stand en cherchant un éditeur avant de comprendre qu'il y avait plusieurs éditeurs regroupés sur ce même stand, je suis tombée par hasard sur les dédicaces d'Amélie Nothomb et Bernard Werber (c'est facile, suivez les caméras et la foule !), j'ai assisté à l'allocution de la Ministre Fleur Pellerin sur le droit d'auteur. 

Bref, un après-midi bien rempli. Je n'ai pas forcément eu le temps de bien discuter sur tous les stands et c'est bien dommage. Je ne suis pas trop branchée dédicace, en revanche, j'aime bien échanger avec les exposants. A refaire !
J'ai été plus que raisonnable dans mes achats... J'y allais surtout pour en prendre plein les yeux.
J'ai déjà commencé Rue Farfadet qui me plaît beaucoup. L'année prochaine, j'essaie de convaincre des copains-copines, en groupe ça doit être encore plus sympa.

jeudi 19 mars 2015

"Une (irresistible) envie de sucré" de Meg Cabot




Résumé : Heather Mills, ancienne pop-star pour ados est contrainte de se trouver un nouveau job suite à une série de déboires : son agent (qui est aussi sa mère) a volé tout son argent avant de partir en Amérique du Sud, son père est en prison et son copain a été pris en plein délit de tromperie avec une autre. La jeune femme atterrit comme responsable adjointe d'une résidence universitaire à New-York. Ce travail administratif et routinier va cependant prendre un tournant inattendu quand deux étudiantes sont retrouvées mortes coup sur coup.

Pourquoi ce livre : avec une actualité pro compliquée, j'ai eu besoin de détente.

Avis : Meg Cabot est avant tout connue pour sa série Journal d'une princesse, que je n'ai jamais lue. J'ai récupéré le tome 1 d'une autre de ses séries - Heather Mills - et du coup, je me suis dis pourquoi pas ?
Allergique à la chick-litt, passez votre chemin. Rien qu'à la couverture, vous aurez compris qu'on est dans du girly. 
Les personnages sont attachants, même si Heather en fait des tonnes et que le trait est parfois bien forcé. Dommage que l'action ne se situe qu'exclusivement à la résidence universitaire (et dans les 3 rues autour), j'aurais bien aimé parcourir New-York.
Certaines répliques font mouche et j'avoue avoir bien ri face à quelques situations. Çà fait aussi du bien de ne pas avoir une héroïne stéréotypée : Heather n'a pas fait d'études, ayant arrêté l'école pour se consacrer à la chanson, elle a été larguée pour plus jeune et plus belle, elle fait du 46 (taille moyenne des américaines comme elle aime à le rappeler). On est loin de la fille canon prise en plein triangle amoureux - ce qui a l'art de me faire sortir de mes gonds.
L'intrigue en elle-même est tirée par les cheveux mais c'est pour se concentrer sur les situations improbables dans lesquelles l'héroïne aime se fourrer. On n'y croit pas une seule seconde mais ça fonctionne quand même.
J'ai vu sur le site de l'auteur que celle-ci sort en moyenne 3-4 livres par an. Difficile à ce rythme d’offrir des choses qui transcendent la littérature. Cependant, le style se tient et l'objectif détente sans prise de tête est entièrement rempli.
Ce roman ne marquera pas forcément longtemps ses lecteurs mais je ne crois pas que ce soit le but. Il est divertissant et en ce qui me concerne, c'est tout ce que j'en attendais.

Le livre de poche, 2009, 443 p.

samedi 14 mars 2015

Le gâteau d'anniv'

Mars, c'est le mois de mon anniversaire (pas celui du blog, le mien dans la vraie vie). J'ai prévu de me gâter en allant à Paris au salon du livre, une grande première en ce qui me concerne. Ayant fait vœux de chasteté en matière d'achats livresques pour 2015, je risque de mettre ma sobriété à rude épreuve. Mais tant pis ! "Je résiste à tout, sauf à la tentation", comme dirait Oscar Wilde.
Je consacrerai sans aucun doute un article à ma visite.


En attendant, voici un post non littéraire où je vous indique la recette du gâteau aux framboises que j'ai fait comme support pour mes bougies. Très très bon. J'en veux pour preuve qu'il a été terminé en 4 min 12 secondes montre en main.

Ingrédients :
* 300 g de framboises (j'ai pris des congelées puisqu'on est hors saison)
* 500g de fromage blanc
* 5 oeufs
* 100 g de cassonade
* 2 sachets de sucre vanillé
* 60g de farine
* le jus et le zeste d'un citron (bio sinon rien)


Préchauffez le four à 180°C.
Séparez les blancs des jaunes. Mélanger les jaunes avec les sucres et montez les blancs en neige.
Ajoutez aux jaunes le formage blanc, la farine, le zeste et le jus de citron. Incorporez ensuite les blancs.
Versez la préparation dans un moule beurré et fariné et ajoutez par-dessus les framboises.
Cuire 50 min. Laissez refroidir avant de servir.


Et voilà le résultat final :



Enjoy ! :o)



lundi 2 mars 2015

"The Consultant" de Rupert Morgan




Résumé : "Our professionalism is the only thing that will save us". Regroupés pour un séminaire de travail sur une île tropicale, 150 cadres alternent réunions et travaux de groupe. Mais quand tout à coup, le courant est coupé, l'esprit d'équipe se fissure. D'autant plus que les liaisons radios finissent HS et que les stocks de nourriture diminuent à vue d’œil. Il semblerait que tout ceci fasse partie du programme. Ou pas.... 

Pourquoi ce livre : Je continue ma découverte de cette collection aux éditions Didier.

Avis : Satire cruelle et drôle du monde de l'entreprise, The Consultant nous plonge au pays des "sales managers" (cadres commerciaux). Discours langue de bois, réunions qui durent des plombent mais où rien n'est dit, loi du capitalisme qui fait passer l'humain au second plan, team building, plan d'action, j'en passe et des meilleures, tout ici est prétexte à nous faire rire - jaune. On se demande jusqu'où les collègues vont aller, dans le déni de la situation mais surtout dans le déni d'eux-mêmes. Il s'agit d'un mini survival.
Certaines répliques m'ont vraiment fait rire, notamment parce que je partage avec James, le narrateur, un goût certains pour le sarcasme (oui, je sais, il paraît que ce n'est pas bien). Certaines scènes sont surréalistes mais collent parfaitement avec les lois du marché. Ainsi, ce pauvre manager, incapable de pêcher car blessé, se voit licencier de la boîte et est prié de quitter les locaux. Mais quels locaux ?, hurle-t-il, puisque tous sont sur une île ?
Sans trop trahir l'histoire, nous sommes face à une réécriture de Sa Majesté des Mouches. C'est la lutte pour la survie et la loi du plus fort. Le personnage de Nick représente ainsi l'entreprise dans ce qu'elle a de pire.
Cette nouvelle est vraiment très sympathique, dans un anglais accessible. Je vous la recommande chaudement !
NB :  toujours la possibilité de télécharger la version audio depuis le site de la collection.

Je vous laisse avec la bande-annonce d'un petit film d'horreur sorti il y a quelques années que cette lecture m'a remis en mémoire (Severance, 2006).




Didier, collection Paper planes, 86 p., 2010.

samedi 21 février 2015

"Le chapelet de jade" de Boris Akounine



Résumé : Un antiquaire découpé en morceaux, un moine vidé de son sang… Du Far West au Japon, Fandorine, Sherlock Holmes russe aux allures de dandy, pourchasse les criminels. Il est secondé dans ses missions très spéciales par le truculent Massa, virtuose des arts martiaux. À travers ces nouvelles, Akounine nous plonge dans l’univers des maîtres du roman à énigme, comme Robert Van Gulik (je fais ma paresseuse et vous mets la 4ème de couverture...).

Pourquoi ce livre : Parce que je lis religieusement cette série.

Avis : Plus la peine de le dire, je suis fan devant l'Eternel d'Eraste Pétrovitch Fandorine. La série publiée chez 10/18 m'a procuré de très très bons moments de lectures. J'attendais frétiquement la sortie de chaque tome que je dévorais en quelques heures, me maudissant de ne pas prendre plus le temps de les savourer. Aussi, quand Points a édité deux recueils de nouvelles mettant en scène mon Russe préféré, je n'ai pas hésité. La prisonnière de la tour m'avait laissé un sentiment mitigé, c'est aussi le cas avec ce tome.
Je fais deux reproches à ce livre. Le premier, c'est sortir Eraste Pétrovitch de son environnement naturel, soit la Russie. Ce livre nous entraîne au Japon et au Far Ouest (si si) et j'avoue que l'on s'y perd. Autant les deux premières histoires - courtes - sont percutantes, autant la dernière, qui occupe la majeure partie de l'ouvrage, tourne un peu au ridicule. On a l'impression d'être dans un mauvais western. Même si les capacités de déduction de Fandorine sont mises à rude épreuve, je n'ai trouvé qu'un maigre intérêt dans la résolution de l'affaire.
Le deuxième : changer le mode narratif. Ce qui faisait le charme de la série débutée avec Azazel, c'est que chaque tome était vu à travers les yeux d'un personnage et jamais Fandorine. Là, ça fait deux tomes traités à la troisième personne du singulier. On perd du mordant et du mystère autour du personnage. Et pourquoi vouloir jeter Eraste Pétrovitch dans les bras d'une jouvencelle ? Son statut de "célibataire" qui ne cherche pas le contact fait aussi partie de l'homme, suite à ce qui lui est arrivé dans le tome 1. Bref, je suis déçue.
Point positif tout de même, le fidèle Massa que me fait toujours autant sourire.
Il me reste un tome à lire qui se déroule au Japon, L'attrapeur de libellules. Je suis un peu moralement obligée de le lire mais j'espère de tout coeur qu'il ne sera pas dans la veine des deux précédents. A suivre, donc !

Points, 2013, 344 p.



vendredi 13 février 2015

"D tome 3 : Moniseur Caulard" d'Ayrolles, Maïorana et Leprévost


Résumé : Lord Faureston hors d'état de nuire, la femme du discret Mr Jones est ainsi vengée. Mais Londres n'est pas pour autant débarrassée des vampires puisque Lady D'Angerès rôde toujours. Elle est déterminée à tuer son ancien protecteur, Dracula lui-même mais a besoin pour cela de s'attacher les services d'un homme tel que l'explorateur Richard Drake.

Pourquoi ce livre : parce qu'enthousiasmée par cette série, je ne pouvais faire l'économie du dernier tome.

Avis : Cette série est incontournable pour 3 raisons : * les dessins / les couleurs qui subliment vraiment le texte. Il y a un vrai travail du coloriste.
* L'ambiance. On n'est pas dans du vampire nunuche, on est dans du vampire qui égorge et qui se fait décapiter. Il y a du sang, des morts, de la violence, mais tout est justifié. Le Londres victorien, sombre, enfumé, industriel, porte l'intrigue à merveille.


* Le scénario, très riche, qui nous fait voyager des Carpates aux confins de l'Empire Britannique. Ce tome n'y coupe pas, nous avons des retours sur l'expédition de Richard en Afrique. Peut-être êtes vous plus doués que moi et avez-vous vu immédiatement l’anagramme dans le titre..... Au moins, on sait à qui on a à faire dans ce tome. J'ai apprécié que Catherine gagne en témérité et ne soit plus la simple belle éplorée des deux premiers tomes. On a trois personnages féminins très forts - dont une vampire, Lady d'Angerès croisée précédemment.
Et cette fin.... Cette fin mes amis ! Inattendue, grandiose, sublimant tout le reste et ouvrant tout un tas de possibilités ! Je n'ai rien vu venir et elle m'a scotchée. J'adore. J'adhère. Je recommande.

Delcourt, 2014, 63 p.

vendredi 6 février 2015

"La curiosité est un péché mortel" d'Ann Granger




Résumé : Londres, 1864. Lizzie Martins se rend dans le Hampshire pour servir de dame de compagnie à une jeune femme venant de perdre son bébé. Très vite, elle comprend que la situation qu'on lui a exposée est beaucoup plus sombre et compliquée. L'atmosphère étouffante qui règne dans sa maison d'accueil prend une tournure dramatique quand un homme est retrouvé assassiné dans le jardin.

Pourquoi ce livre : Parce que j'avais beaucoup aimé le tome précédent.

Avis : Je ne m'étais pas précipitée à la sortie de ce tome, préférant attendre mon heure plutôt que de le voir traîner dans ma PAL. A l'occasion d'un transit en gare et la perspective d'un trajet de plusieurs heures, je n'ai pas résisté. Je ne regrette pas cette lecture, cependant je suis moins enthousiasmée que par Un intérêt particulier pour les morts.
L'auteure choisit de poursuivre avec l'alternance des points de vue, pas à chaque chapitre cependant car Lizzie et Ben passent un certain temps séparés : lui à Londres, elle à New Forest, sur la côte anglaise. Ce procédé fonctionne toujours aussi bien même si j'ai trouvé Benjamin un peu moins percutant cette fois-ci.
Comme la majeure partie de l'intrigue se déroule à la campagne, il n'y a pas de description de la vie londonienne qui faisait le charme du premier. Une incursion dans le quartier populaire de Whitechapel vers la fin m'a cependant réjouit. Enfin, si on excepte le contexte de la visite dont je ne dirai rien pour ne pas trahir le dénouement.
Plusieurs pistes sont explorées : la folie, la perte d'un enfant, le poids du silence et la place des conventions sociales. J'ai trouvé quand même qu'il y avait une certaine dispersion qui donnait à l'ensemble un côté confus / brouillon.
Lizzie et Benjamin sont toujours aussi sympathiques mais un tantinet immatures quand ils se retrouvent. On a envie de les secouer par les épaules et de leur dire "Bon allez, on y va ! Arrêter de tourner autour du pot". Ça sent l’opportunisme de l'auteure qui fait traîner leur histoire pour "appâter" le lecteur.
La galerie de personnages est intéressante mais je n'ai pas accroché à l'ensemble. Aucun n'est très énigmatique et leur psychologie n'est vue qu'à travers le filtre de Lizzie ou Ben qui ne sont pas psychologues ou psychiatres. Du coup, l'étude de leurs caractères reste superficielle.
J'ai donc trouvé qu'il y avait une "baisse de régime" avec ce tome, vivement que la suite sorte pour que je puisse me faire un avis définitif.

10/18, collection Grand Détectives, 2014, 356 p.