lundi 30 septembre 2013

Challenge Halloween chez Lou et Hilde



Cette année, c'est décidé, je participe au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou. Ce qui ne manque pas d'ironie étant donné que je suis une abominable trouillarde. Comme je suis très impressionnable, je ne cherche même pas à lire des romans d'épouvante et encore moins à regarder des films d'horreur : j'aime trop dormir la nuit. Mon pire cauchemar : les zombies, malheureusement très à la mode... J'ai été traumatisée par "La nuit des morts vivants" de George A. Romero.
Mais cette année, je me soigne ! Je compte lire 2 romans (un de Stephen King et un de James Herbert) et des albums pour enfants. Je vais aussi cuisiner, de la courge bien sûr, d'après un livre de recettes autour des cucurbitacées.
Un calendrier des évènements liés à ce challenge est disponible sur le site des deux maîtresses de cérémonie.
 
Bref, un moi d'octobre bien frissonnant en perspective !
 
Pour vous inscrire, c'est soit ici, soit .
 




 
 
 

mardi 24 septembre 2013

"Le dîner" d'Herman Koch

 
 
Résumé : Paul et Claire, parents de Michel, 15 ans, sont conviés au restaurant par le frère de Paul pour y discuter de leurs enfants respectifs. Ils viennent en effet de découvrir que ceux-ci sont responsables d'un acte inommable qui potentiellement va affecter leurs vies à tous. Mais rien ne va se passer comme prévu au cours de ce repas car la question centrale n'est jamais abordée. Comment dès lors occuper ce dîner ?
 
Avis : C'est après avoir lu plusieurs excellentes critiques dans la presse cet été que je me suis décidée à acheter ce roman. Amateurs de bluettes fleur bleue, passez votre chemin. Il s'agit d'un roman dur, très dur, violent moralement mais également jouissif de par son jusqu'au-boutissisme et sa noirceur.
Je ne dirai rien sur l'acte haineux et gratuit commis par les deux ados, disons seulement qu'il m'a glacé le sang.
Rarement j'ai vu un personnage aussi cynique que celui de Paul, le narrateur. J'ai souvent ri à ses remarques à double sens et devant sa façon d'observer tout et tout le monde et de les décortiquant dans les moindres détails. Le mépris dégouline bien souvent de ses pensées ce qui donne lieu à des phrases truculentes.
Paul fait véritablement un complexe d'infériorité face à son frère, futur Premier Ministre des Pays-Bas. Ce dernier nous est présenté comme un être sans scrupule, portant un masque en permanence pour se montrer sous son meilleur jour. Mais au fur et à mesure que le roman avance, on comprend que sa personnalité est bien plus aimable que ça.
La scène au restaurant, qui se déroule au présent, est entrecoupée de flashbacks racontés par Paul : la fois où il est allé saccager l'appart d'un voisin qui aimait bien inviter les petits garçons chez lui, sa visite dans le bureau du proviseur de son fils, son altercation avec un garagiste. Ces petits morceaux choisis renforcent la fascination et l'horreur que nous impose ce personnage.
La description du restaurant et du repas est aussi savoureuse. L'ambiance guindée de ce lieu à la mode hérisse le poil de notre protagoniste. Il finit d'ailleurs par être totalement obnubilé par l'auriculaire du chef de salle venu présenter à chacun des convives son plat et passant à quelques centimètre de chaque aliment. 
Le roman est découpé en plusieurs parties : apéritif, entrée, plat, dessert, addition. Chacune nous rapprochant un peu plus d'un véritable bouquet final.
Des deux enfants, il n'en sera finalement que peu question au cours du repas, Paul faisant tout pour ne pas aborder le sujet.
Bien sûr, la question au centre de ce livre est "Jusqu'au serais-je prêt(e) à aller pour sauver mon fils ?". Mais plus généralement, il nous interroge sur notre rapport à ceux que nous aimons. Sommes-nous capable du pire si on touche à quelqu'un qu'on aime ?
 
Attention, à partir de maintenant, il va m'être difficile de donner mon avis sans trahir quelques secrets de l'intrigue. Si vous pensez le lire, ne continuez pas ce paragraphe.
 
SPOILERS : A la moitié du livre environ, nous découvrons que Paul est atteint d'une maladie mentale grave qui ne sera jamais nommée - nous savons juste qu'elle porte un nom allemand - suffisamment grave pour que dans de tels cas et en cas de dépistage précoce, on propose aux parents une interruption médicale de grossesse. Là où mon enthousiasme est redescendu d'un cran, c'est que finalement cette information change tout de l'idée qu'on se faisait du narrateur. De salopard, il passe à malade. Et là où un salopard n'a pas d'excuse, une personne atteinte d'un trouble psychiatrique en a une. La maladie. Donc tout ce que Paul fait ou dit après la découverte de sa condition est teinté du filtre de la maladie mentale. On ne peut juste plus le détester ou le mépriser, on compatit, on l'excuse. On se dit "Oui mais comme il est malade, c'est normal qu'il réagisse comme ça". Moi j'aurais préféré un vrai personnage de salaud sociopathe comme on n'en voit jamais.
Par contre, ce sont deux autres personnages qui du coup en deviennent plus intéressants : Michel, le fils, car on apprend que cette maladie est génétique et transmise par le père. Et on sait que sa mère a fait une amniocentèse (dont on n'apprendra jamais le résultat). Du coup, la question centrale est bien évidemment : est-ce que Michel est malade ? Ce qui pourrait "justifier" ses actes. Ou bien est-ce juste un salopard ?
Mais Claire aussi, la mère donc, puisqu'on apprend qu'elle est au courant de toute l'affaire depuis le début. C'est donc elle, la vraie sociopathe prête à tout pour sauver son fils, prête à aller au bout de ses idées pour défendre sa progéniture. Cela va bien au-delà de l'amour qu'une mère porte à son fils. Et là, je dis chapeau car ça, c'est un personnage féminin de haut vol. Ce qu'elle fait dans le bar en face du restaurant restera dans les annales (les miennes en tout cas). FIN DES SPOILERS 
 
Ce genre de lecture ne croise pas tous les jours votre route alors si vous avez le coeur bien accroché, foncez !
 
Info de dernière minute : j'apprends que l'actrice Cate Blanchett a racheté les droits pour l'adaptation cinématographique du livre et qu'elle compte le réaliser.
 
10/18, 355 p., 2013.

mercredi 11 septembre 2013

Collection "Mes petits imagiers sonores" chez Gallimard Jeunesse


L'édition pour les tout petits a explosé de manière exponentielle ces dernières années, permettant aux parents de faire de très belles trouvailles et de proposer des livres de qualité à leurs enfants.
Etant férue de lecture, mon voeu le plus cher est bien évidemment que mon fils (un an) suive mon chemin et réclame qu'on lui lise des histoires.
Pour l'instant, je ne vais pas vous mentir, c'est difficile de canaliser son attention. J'y arrive quand même avec de petits albums aux histoires très courtes, comme la série des "Papa..." d'Alain Le Saux.
Mais comme on n'arrête pas le progrès, il y a maintenant des livres multimédia. Quand j'ai demandé conseil à mon libraire préféré, il m'a indiqué la collection Mes petits imagiers sonores de chez Gallimard jeunesse.
Le principe est simple : un thème, 6 images, 6 sons, 6 mots.
A chaque page, l'enfant peut appuyer sur une puce électronique qui déclenche un son correspondant au mot et donc à l'image.
 
Son plutôt réaliste. Je vous laisse d'ailleurs juger :
video


J'ai prudemment acheté un seul titre pour commencer, La jungle, pour voir l'effet produit. Il fut immédiat et enthousiaste. J'ai donc filé en acheter deux autres, La nature et Les instruments vol. 2. Mon fils ADORE ces livres, ne réclame qu'eux et sourit ou s'esclaffe à chaque fois qu'il appuie sur le bouton.
Revers de la médaille : dès qu'on lui présente un livre "standard", il essaie désespérément de chercher la puce électronique avec le bout de son doigt....... Sans commentaire....
 
Même si j'apprécie beaucoup cette collection, j'ai quand même une remarque à faire sur La jungle... En effet, les animaux choisis ne me paraissent pas être bien pertinents : le lion (vit dans la savane), l'éléphant (vit dans la savane), l'hippopotame (vit dans la savane). Restent le panda (jungle d'Asie), le singe et le perroquet. Donc il y a "erreur" pour 50% des animaux. Mais peut-être suis-je trop tatillonne...
 
Pour vos enfants ou pour faire un cadeau, vous êtes sûrs de faire des heureux avec cette collection qui compte d'autres titres :
 
Prix : 9,90 €, marche avec une pile (fournie avec).